Passerelle eco

Pratiques et Contacts pour Vivre Ensemble sur une Même Planète

La revue Passerelle Eco : sommaire des numéros, compléments d'info, bulletin d'abonnement à imprimer ...

Actualité du réseau éco

Réseaux

Quelques écolieux

Des reportages et les annonces du réseau éco et de la dynamique écovillage en France : écolieux de vie, projets d'écovillages, écofermes pédagogiques, personnes ressources ou en recherche, entreprises, centres de formations, etc... Plusieurs rubriques sont consacrées aux écovillages en germe ou en devenir, car ces initiatives font converger l'ensemble des aspects de l'écologie pratique : l'actualité, leurs activités, rencontres, chantiers ou échanges proposés.
Dossiers thématiques : depuis les statuts de la loi de 1901, l'alimentation, la construction saine, l'habitat léger, le carburant tournesol ...
Annonces, photos, comptes rendu des rassemblements, rendez-vous, festivals, colloques, manifestations...
- des fiches pratiques et des recettes - le site Nima'Sadi de partage et d'expérimentation sur autoproduction - les activités associatives de Passerelle Eco.
Vous êtes ici > Accueil > Agenda & Actualité
Aprés l’abandon de l’aéroport
L'avenir de Notre Dame de Landes

le 22 janvier 2018

ARTICLES

L’avenir de Notre Dame de Landes

Avec l’abandon de l’aéroport à Notre Dame de Landes nous vivons un moment important pour notre devenir commun. Tandis que l’avenir de ce territoire fait l’objet de fantasmes médiatiques ici nous nous emparons de notre avenir et l’ensemble du mouvement avance concrètement sur sa construction.

Nous nous appuyons sur 10 ans de pratiques communes, assemblées, réunions, activités agricoles, vie quotidienne, organisation d’évènements etc… Nous avons construit une recherche du consensus qui est à la base de notre fonctionnement. Notre travail de réflexion et d’échange a abouti en 2015 à un accord en 6 points. Ils sont ce que nous défendons collectivement aujourd’hui.

Depuis plusieurs mois l’assemblée des usages nous permet de nous organiser sur différents thèmes :
 Les hypothèses sur l’avenir qui explorent les formes juridiques possibles pour ce territoire.
 Le foncier : ses usages, son partage, son statut
 La gestion des conflits tant internes qu’avec l’extérieur (communes proches, organismes officiels etc…)
 L’habitat, l’agriculture, la voirie, les communs que nous gérons

Il faudra de longs débats et un travail soutenu pour arriver à une formulation détaillée de notre projet, et nous aurons besoin de temps pour en trouver les formules de mise en place.

Prochaines dates présentées ci dessous :
 22 janvier, réouverture de la route des chicanes
 10 février : grand rendez vous sur la ZAD sur le thème Enracinons l’avenir.

Document ci dessous :
 texte en 6 points sur l’avenir de la ZAD de NDDL

22 janvier : réouverture de la route qui traverse la ZAD

Ce mercredi 17 janvier, nous venons collectivement d’obtenir une formidable victoire, un signe fort pour toutes les autres luttes. Nous voilà maintenant dans une nouvelle phase, pleine de possibilités d’avancer ensemble, notamment sur des questions d’usage commun, comme celle de la D281, dite "route des chicanes".

Fermée par les autorités dans le cadre du projet d’aéroport en 2013, cette route a été réouverte par le mouvement dans la foulée. Aujourd’hui, l’ensemble du mouvement fait le choix de la transformer pour la rendre plus accessible à nos voisin-e-s et aux riverain-e-s des bourgs alentour.

Pour que tou-te-s puissent y circuler tranquillement, il y a aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos ami-e-s tritons, salamandres et autres habitant-e-s du bocage.

JPEG - 74.2 ko

Nous portons ceci collectivement, et collectivement nous pourrions revenir sur cette décision si des menaces d’expulsion venaient à se concrétiser, en refermant cette route et les autres traversant la zad.

C’est un engagement fort que nous renouvelons ensemble pour défendre l’avenir de la zad.

Un chantier collectif est organisé pour cela à partir du 22 janvier, et nous faisons le choix de vivre ce moment sans la présence de journalistes. Nous vous remercions de bien vouloir respecter ce choix. Dès avancée suffisante du chantier, une conférence de presse sera organisée. Le lieu et la date seront communiqués dès que possible.

Cette route était et restera un des symboles de notre résistance commune, et c’est tout-e-s ensemble que nous mettons en oeuvre son usage partagé, pour l’avenir de la zad, puisque qu’il n’y aura pas d’aéroport.

10 février : grand rendez vous Enracinons l’Avenir sur la ZAD à 12h

Le projet d’aéroport a donc été, enfin, abandonné, nous vous invitons donc à fêter la victoire avec nous sur ce territoire que notre lutte a protégé des appétits carnassiers des bétonneurs. La lutte continue, car il faudra défendra l’avenir de la zad contre celles et ceux qui voudront en faire un territoire normalisé.

Depuis des décennies, les 1.650 ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Le 9 février, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, a enfin décidé d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’Utilité Publique.

Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies. Nous convergerons pour poser ensemble les prochains jalons de l’avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes et pour montrer notre solidarité vis-à-vis de diverses résistances contre des projets destructeurs et autres luttes sœurs.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout d’évacuer la zad, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux.ses à réaffirmer notre volonté de l’empêcher

nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd’hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir.

Chacun.e est invité.e le 10 février à apporter pousses, arbustes ou arbrisseaux pour enrichir les haies du bocage et marquer l’enracinement de chaque lieu défendu.

DÉROULÉ de la journée et soirée

 10h30 Accueil des bus à Notre-Dame-des-Landes, café, tartines, chants, plantations d’arbres, balades.

 12h00 Arrivées sur la zad, pique-nique dans le sac (stationnements fléchés à partir des bourgs environnants) et ralliement d’un des deux points de départ des déambulations. (1. Gourbi - 2. Saint-Jean-du-Tertre)

 13h00 Déambulations en musique vers Bellevue

 15h00 Grand moment de convergence au niveau du hangar de l’avenir et du champ des bâtons

 17h00 Fête - Fest-Noz / Concerts / Rave / Spectacles / Cantines Populaires (programme détaillé à venir sur les sites)

 Pour plus d’infos :

Texte des 6 points sur l’avenir de la ZAD

Parce qu’il n’y aura pas d’aéroport, ce texte en 6 points a pour but de poser les bases communes nécessaires pour se projeter sur la ZAD une fois le projet d’aéroport définitivement enterré. Il a été réfléchi au sein d’une assemblée régulière regroupant les différentes composantes du mouvement de lutte dont l’objectif est de penser l’avenir des terres une fois le projet abandonné et longuement débattu à plusieurs reprises, dans de multiples composantes et espaces d’organisation du mouvement.

Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières dans un riche brassage. Nous comptons y vivre encore longtemps et il nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage.

Une fois le projet d’aéroport abandonné, nous voulons :

  1. Que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leurs droits.
  1. Que les agriculteurs-ices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGO-VINCI, puissent continuer de cultiver librement les terres dont il-elles ont l’usage, recouvrer leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions. 3 Que les nouveaux habitant-e-s venu-e-s occuper la ZAD pour prendre part à la lutte puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en terme d’expérimentations agricoles hors cadres, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger (cabanes, caravanes, yourtes, etc), de formes de vies et de luttes, puisse se maintenir et se poursuivre.
  1. Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture pour le compte d’AGO-VINCI sous la forme de baux précaires soient prises en charge par une entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera toutes ses composantes. Que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres.
  1. Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement.
  1. Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits liés à leurs mises en œuvre.

Nous semons et construisons déjà un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion. C’est à nous tout-e-s, dès aujourd’hui, de le faire fleurir et de le défendre.

Photo de Llann Wé sous licence CC BY SA


10 votes
Répondre à cet article
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, insérez une ligne vide entre eux.

8 messages

| 1 | 2 |

  • Dimanche 4 Juin - Pique-nique de soutien pour la mise en place de deux nouveaux projets agricoles sur la ZAD NDDL

    Le 30 mai 2018, par Zad toujours

    Rdv. à 12h au Gourbi sur la route des Fosses noires à midi puis suivre le flêchage

    La pérennisation d’un ensemble de projets agricoles et non-agricoles a été défendue collectivement dans le cadre des négociations avec le gouvernement sur l’avenir de la zad. La possibilité d’obtenir immédiatement des conventions d’occupation précaire a été reportée pour deux d’entre eux.

    Il s’agit d’un projet d’élevage d’escargots à côté du lieu dit la Grée et d’un projet de maraîchage en vue d’alimenter une ferme-auberge sur le lieu-dit la Sècherie. La préfecture argumente du fait que ce sont deux projets nouveaux et pas encore établis. Elle assure cependant que ces projets sont recevables et qu’une convention sera possible rapidement si ceux-ci se concrétisent. Mais, il faut bien dire que la présence de 2000 gendarmes, la destructions de champs, jardins et lieux de vie, les barrages policiers constants, et les milliers de grenades explosives lancées sur des opposants dans le bocage n’ont pas été propices à la poursuite des travaux agricoles. Ceci entre autres conséquences on ne peut plus néfastes de ces opérations d’expulsions. Malgré la persistance du déploiement policier sur le terrain, nous avons décidé cette semaine de lancer des chantiers solidaires pour la mise en oeuvre de ces deux projets avec la construction de serres et parc à escargots.

    Nous vous invitons dimanche midi à un pique-nique pour l’inauguration des parcs à escargot près de la Grée, des serres à la Sècherie et en vue de soutenir leur installation.

    Ce pique-nique sera aussi l’occasion de marquer que les terres agricoles préservées sur la zad doivent aller en priorité à de nouvelles installations et non à l’aggrandissement exploitation existantes. Les projets agricoles de Saint-jean du tertre et de la Noé verte doivent donc eux aussi pouvoir obtenir des conventions au plus vite.

    Nous vous convions à amener des plants de saison pour la serre ainsi que des escargots (à ramasser les jours de pluie au coucher ou au lever du soleil). Un chantier de nettoyage aura lieu aussi à la Sécherie (il est posible de venir avec des gants et sacs poubelles).

    Rdv. 12h au Gourbi sur la route des Fosses noires à midi puis suivre le flêchage

    Pour lancement de ces projets et leur développement, nous cherchons aussi du matériel. Merci pour tous dons à ce niveau :

     serre maraîchères
     bâche à serre
     filet d’ombrage
     système d’irrigation / brumisateur / tuyaux PE de diamètre 25 ou 32
     fil de fer
     outils de jardin

  • Bilan de la semaine du 23 avril au 29 avril 2018 – Zad Notre Dame des Landes – Le maintien de l’ordre fait mal !

    Le 2 mai 2018, par zad contact

    Cette semaine, pendant cette période de trêve et de simple « déblaiement des habitats détruits et maintient de l’ordre », nous, équipe médic de la zad & collectif de soignant.e.s mobilisé.e.s sur la zad, déplorons 33 blessé.e.s : 14 personnes touchées par des grenades de désencerclements dont un traumatisme abdominal, une atteinte de la face et une personne évacuée ; 12 personnes touchées par des flash ball dont un traumatisme abdominal et une fracture ; 2 personnes présentant des traumatismes thoraciques ; 1 personne ayant fait une crise d’angoisse suivi d’un état de stress post traumatique lié aux gaz et à une action physique : clé d’étranglement de la part des gendarmes ; 2 personnes souffrant d’un trauma auditif par grenade GLI-F4 ; 1 personne brûlée par la chute d’un palet lacrymogène brûlant ; 1 personne intoxiquée par les gaz.

    À tout cela s’ajoutent les séquelles à court, moyen et long terme qui font suite aux différentes blessures : difficultés à se déplacer, à conduire, douleurs violente et persistante, cicatrice, incapacité à se rendre au travail, syndromes de stress post traumatique nombreux... Nous rappelons que depuis le 9 avril, début des opérations d’expulsions, nous avons recensé 305 personnes blessé.e.s. Ce chiffre est quant à lui toujours sous estimé car tout.e.s les personnes blessé.e.s ne sont pas prises en charge à nos postes médicaux.

    Nous voulons témoigner précisément de l’évacuation de cette semaine. Une personne s’est rendue à un poste médical , elle présentait un éclat profond au bas de la cuisse, derrière le genoux. Deux jours plus tard, elle manifestait des signes d’infection, nous avons donc choisi de l’évacuer vers les services hospitaliers. Cette personne a du se faire opérer pour retirer l’éclat qui faisait deux centimètre. Elle s’en est sortie avec 4 points de suture et une antibiothérapie renforcée.

    L’éclat en question est l’une des pièces qui sert au mécanisme d’un type de grenade. C’est le quatrième éclat de cette sorte que nous retrouvons dans les chairs depuis le début des expulsions. Un a été extrait d’une cuisse. Pour les trois autres personnes blessées, des extractions chirurgicales en bloc opératoire ont été nécessaires (comme décrit plus haut). La seconde personne ayant été transférée vers des services hospitaliers avait reçu l’éclat dans une dangereuse proximité avec la colonne vertébrale (à 1 ou 2 cm). La troisième personne quant à elle avait reçu l’éclat dans le mollet.

    Nous sommes donc aujourd’hui très inquiet.e.s de retrouver des éclats métalliques de 2 cm dans les tissus profonds et aussi proches de parties vitales. Ces éclats, mal placés, pourraient avoir des conséquences dramatiques pour les personnes touchées. Nous alertons à nouveau la préfecture et les forces de gendarmerie : il est impératif, pour la sécurité des personnes, que cela cesse !

    Ici, depuis le 9 avril, nous ne cessons de constater l’usage potentiellement létal des armes de la police qui blessent, mutilent, traumatisent, et bientôt tueront si cette brutalité d’intervention perdure.

  • La magie de la zad, la reprise des bâtons et le dispositif policier débordé

    Le 18 avril 2018, par Soutien NDDL Chalon

    Malgré le blocus gouvernemental, une foule de 15 000 à 20 000 personnes à réussi coûte que coûte à se rendre en différents points de la la zad et à déborder le dispositif ce dimanche. Depuis l’aube, tout avait pourtant été fait pour briser ce vaste élan de solidarité : barrages et contrôles partout, checkpoint policier au sorties 4 de voies avec appels aux conducteurs à ne chercher à se rendre sur place. Plus d’une centaine de personnes ont été séquestrées toute la journée à la ferme de la Grée. C’est le première fois que l’Etat cherchait ainsi à empêcher une grande manifestation de ce type sur la zad et à faire monter la tension. Mais ici l’esprit collectif ne se laisse pas intimider de la sorte : les soutiens connaissent les chemins, les champs et passent en groupe les barrages policiers. Le mouvement qui a arraché l’abandon du projet d’aéroport s’est retrouvé de nouveau aujourd’hui dans toute sa force et sa diversité pour défendre la zad.

    Moment solennel à la ferme de Bellevue à 14h : les milliers de bâtons planté le 8 octobre 2016 ont été déterré du sol. Nous avions fait le serment de venir les rechercher le jour où la zad serait de nouveau attaquée. Le Temps était venu ! Des personnes de tout âge sont reparties avec sur le chemin de suez, escortant une grande charpente en bois emmenée par un convoi de tracteurs. Cette construction avait été réalisée pendant la semaine avec du bois de la zad et sous le hangar de l’avenir par des dizaines de charpentiers solidaires. Elle a été montée sur un champs proche du chemin de Suez et pourra être déplacée par la suite. Des centaines de personnes ont porté ses poutres de main en main. C’est sur ce même champs en 2012, lors de la manifestation de réoccupation, que des chaînes humaines avaient déjà portés des masses de matériaux pour construire un hameau sur le site de la Chataigne. Aujourd’hui, des centaines de bâtons ont été immédiatement plantés tout autour du chantier pour marquer la protection de ce nouvel édifice, future halle de marché et de réunion qui devait initialement directement être amené au Gourbi pour remplacer l’espace commun détruit jeudi. Pendant ce temps d’autres groupes importants de manifestant.e.s bâtons en main, ont fini par déborder de toute part le dispositif policier placé sur la d81 et ont traversé la route pour passer à l’est sur la zone interdite et occupée depuis ce matin par des colonnes de gendarmes. Une construction mobile a été emmenée à travers les haies dans l’est de la zad. La volonté du gouvernement de nous interdire l’accès à l’est et au centre de la zad a été mise en défaite par des milliers de personnes se répartissant dans tous les champs le long de la route des fosses noires. Les manifestants ont fait reculer plusieurs fois les lignes policières, chantant côte à côte bâtons en main. A la fin de l’après-midi, une magnifique charpente s’élevait dans le soleil couchant sur un champs proche du chemin de suez. Des personnes y dansaient au son d’un accordéon.

    Après la manifestation déterminée de plus de 10000 personnes hier à Nantes entre syndicalistes, étudiants et soutiens à la zad, le gouvernement a dû aujourd’hui constater de nouveau qu’on ne peut écraser notre désir de collectif par la terreur et la destruction ! D’autant que les actions de solidarité se multiplient dans de nombreuses villes de France et du monde ce week-end. Nous appelons à ce qu’elles continuent. L’avenir de la zad va se jouer dans les jours et les semaines prochaines. Il se liera au mouvement social en cours.

    Merci à toutes celles et ceux qui ont bravé les obstacles aujourd’hui. Grâce à vous, la zad même blessée est toujours magique !

    JPEG - 37.5 ko
  • ZAD : Appel à mobilisation

    Le 10 avril 2018, par zadcontact

    Comme vous le savez sans doute, une opération policière est en cours sur l’emprise de l’aéroport abandonné de Notre Dame des Landes.

    Nous souhaitons, comme beaucoup d’organisations impliquées dans ce dossier, que la route 281 puisse être rendue à la circulation normale au plus vite.

    Depuis le 17 janvier, nous avons largement œuvré pour que des contacts constructifs et apaisés puissent se nouer entre les différents acteurs de ce dossier. Nous avons obtenu des espaces de discussion avec l’Etat et les collectivités qui nous laissaient optimistes quant à un retour à la légalité sur ce territoire.

    Hélas, aux dernières nouvelles de l’opération en cours, des projets agricoles sont aujourd’hui la cible de destruction. (cf. exemple des 100 noms*)

    Cela nous laisse entrevoir un risque de fort durcissement des positions alors que la situation aurait pu se régler de manière plus apaisée.

    Une intervention des forces de l’ordre sur les lieux de vie nous semble dangereuse et inappropriée à ce stade et risque de compromettre les discussions en cours sans apporter de réelles solutions.

    LE DIALOGUE DANS DES CONDITIONS APAISÉES, EST ACTUELLEMENT LA SEULE VOIE QUI PERMETTRA LE RÈGLEMENT LE PLUS RAPIDE ET LE PLUS COMPLET DE CE DOSSIER.

    Nous continuerons à nous mobiliser dans cet état d’esprit au service des citoyens et des habitants de ce territoire.

    EN FONCTION DES ÉVÉNEMENTS DE LA JOURNÉE, NOUS VOUS INVITONS À REJOINDRE LES RASSEMBLEMENTS PRÉVUS POUR FAIRE SAVOIR NOS DÉSACCORDS. LE RESPECT DES PERSONNES ET DES BIENS RESTE BIEN ÉVIDEMMENT NOTRE PRÉOCCUPATION. NOUS SOUHAITONS QUE L’ETAT EN FASSE DE MÊME.

    Copain 44

    EXEMPLE DES 100 NOMS :

    Le site des 100 noms habité depuis plus de 5 ans, développe un projet agricole porté par un jeune agriculteur ingénieur agronome. Il est déjà déclaré porteur de projet à la chambre d’agriculture. Ce projet est réparti en 2 volets autour de l’élevage ovin : un premier en brebis laitière avec transformation fromagère. Un bâtiment de 430 m² a déjà été construit (et aujourd’hui détruit). Un 2ème projet associatif de production de brebis viande destiné à la formation pour la conduite de troupeaux, l’écopaturage, le sylvopastoralisme et la valorisation des pâturages humides. Le projet s’appuie sur des terres occupées depuis 5 ans et ont la potentialité de se développer avec des fermes mitoyennes à reprendre pour atteindre 45 ha. L’ensemble de ce projet est pensé dans l’objectif de la mutualisation des moyens de production. Ce lieu était aussi un lieu de vie regroupant plusieurs habitants déclarés par 3 fois auprès de la préfecture comme résidents à cet endroit.

    Links :


    [1] https://mailchi.mp/acipa-ndl.fr/cp-copain_2018-04-09?e=5af2390a3c [2] http://mail.riseup.net//acipa-ndl.us9.list-manage.com/vcard?u=bd220ad52af99fb63d06b11d0&id=1b47b85912 [3] https://acipa-ndl.us9.list-manage.com/unsubscribe?u=bd220ad52af99fb63d06b11d0&id=1b47b85912&e=5af2390a3c&c=df7992519e [4] https://acipa-ndl.us9.list-manage.com/profile?u=bd220ad52af99fb63d06b11d0&id=1b47b85912&e=5af2390a3c

    Zone A defendre - http://zad.nadir.org

  • La ZAD restera !

    Le 10 avril 2018, par zadcontact

    L’après-midi se finit dans un bocage asphyxié par les gaz lacrymogènes après déjà de longues heures de résistance face à la destruction d’habitats et fermes de la zad. Au moins 9 lieux de vie collectifs ont péri, avec leurs divers habitats particuliers brisés, leurs ateliers en miettes, leurs jardins piétinés : planchettes, planchouette, lama fâché, noue non plu, youpiyoupi, jessie james, phare ouest, chèvrerie, 100 noms...

    L’invasion policière a trouvé face à elle diverses formes de résistance : barricades, barrages de tracteurs, mêlées, personnes se hissant sur les toits, chantant, se tenant dans les bras. Dans les champs, face aux gendarmes mobiles et à leur machines de morts, on trouvait des anciens, des jeunes, des voisins, des paysans, des occupants, des camarades de partout. 6 des soutiens mobilisés sur place ont été blessés et 7 personnes arrêtées. Malgré la disproportion des forces en présence, l’absolue supériorité militaire des gendarmes, un peu de ruse et d’imagination a suffi à mettre deux fois le feu à leurs machines. Le dieu de la boue en a embourbé une autre.

    A chaque maison expulsée, brisée par les mâchoires des tractopelles, c’est un pan de la vie ici que l’Etat cherchait à éradiquer, et un pan ferme de colère qui se soulevait en nous. Une colère qui s’est diffusée toute la journée à tous ceux qui scrutaient de plus loin ces événements sans avoir pu encore se rendre sur place. Ils seront désormais de plus en plus nombreux dans les prochains jours si l’opération continue. Ils reviendront en masse pour ne pas laisser sans habitat ceux que l’Etat a cru aujourd’hui expulser du bocage...

    La destruction du hangar, des serres et de la bergerie des 100 noms, l’évacuation de ses ânes et de ses moutons a achevé de dévoiler l’hypocrisie absolue de la préfecture, y compris sur sa prétention affichée à conserver les projets agricoles.

    La préfete en profite pour appuyer sur un chantage abject à propos des autres lieux abritant des projets agricoles : abandonnez la vision collective maintenant ou vous connaitrez le même sort et les mêmes destructions. La maison des vraies rouges, les jardins maîraicher et médicinal du Rouge et Noir, et bien d’autres pourraient bien être en ligne de mire demain. En ce qui concerne cette ferme, un référé pour voie de fait va être déposé par Me Hurriet à l’encontre de la Préfecture. Les habitants des 100 noms s’étaient en effet identifiés auprès d’AGO-VINCI et de la préfecture dès 2013, puis de nouveau en 2016 et en 2018. AGO-VINCI l’ont sciemment ignoré et ont bafoué le droit de la manière la plus grossière en refusant de les laisser accéder malgré tout à une procédure nominative d’expulsion. Aujourd’hui encore, l’huissier qui accompagnait l’expulsion de ce lieu a refusé de les laisser accéder au jugement d’expulsion et de leur donner son nom.

    Toute la journée de nombreux soutiens se sont déjà manifestés : communiqués et appels de diverses organisations (Sud Rail, Greenpeace, etc), occupation de la mairie à Forcalquier, rassemblements partout en France.

    Demain, l’Etat annonce la poursuite des expulsions et de sa volonté d’éradication de l’expérience de la zad. Il faudra les empêcher, s’enraciner, rester. Nous appelons tous ceux qui peuvent à se rendre sur place dès l’aube pour leur faire obstacle. Nous appelons à des mobilisations et réactions déterminées partout ailleurs en france.

    La zad restera !

| 1 | 2 |


Contact                    

www.ecovillageglobal.fr

le site de l'écovillage global des lecteurs et annonceurs de la revue Passerelle Éco

PASSEZ UNE ANNONCE

Artisane / Artiste en Quête d'un Lieu Propice à la Création ! (À l’abordage dans le 09)

Projet : Trouver un lieu en nature afin de créer dans les meilleures conditions possibles ! Demande : Hello...En quête d'un lieu en nature, pour m'épanouir dans mon activité de feutrage de (...)

Colocation (CoLocation dans le 29)

Projet : J'habite dans une grande maison en campagne avec mes deux enfants, 10 ans et 3 mois depuis le printemps. Je souhaite accueillir une colocataire pour partager le loyer de cette grande (...)

Yourte sur Écolieu (Ecolieux existants dans le 22)

Projet : développer un lieu de vie partagé (également lieu ressource, de réflexions, d'expérimentations et d'innovations). Favoriser ensemble l'autonomie du lieu et de ses habitants. Nous souhaitons (...)

Colocation en Montagne (Ecolieux existants dans le 06)

Projet : bonjour nous sommes installer en montagne à 1500 mètres à la gombe 06470 peone depuis 15 ans dans un lieu pour personnes eco responsables ce n est pas une collectivité juste à ce jour (...)

Vacances en Montagne en Echange de Garde d'Animaux (Vacances dans le 06)

Projet : bonjour si vous aimez les chiens, chats et ânes je propose un logement pour vos vacances ou à long terme en échange des soins quotidiens aux animaux nous sommes installer à la gombe 06470 (...)

À la Recherche d'une Colocation en Région Paca (CoLocation dans le 06)

Projet : Je suis un auteur américain qui a vécu et travaillé dans la région. Je vis actuellement dans le Tennessee et je voudrais revenir dans la région PACA. J'aimerais faire partie d'une communauté (...)

Cherche Atelier avec Logement (Artisanat dans le 09)

Projet : Je cherche en location un atelier avec logement et petit jardin région Sud Bretagne /Val de Loire/Puy de Dôme mais étudie toutes propositions si endroit calme, joli et assez fréquenté Un (...)

Colocation entre Éco-Artisans (CoLocation dans le 09)

Projet : Je voudrais habiter avec d'autres personnes qui ont choisi la voie du travail manuel au possible , dans la volonté de dépenser moins de ressources naturelles et de préserver davantage (...)

Rencontres et Projet Autour de l'Artisanat Écologique (Artisanat dans le 09)

Projet : J'aimerais construire un projet commun pour populariser le travail manuel à l'ancienne , qui peut servir de base à une production plus respectueuse de l'environnement et procurant plaisir (...)