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Plantes et arbres supportant la juglone et pouvant pousser sous un noyer :

le 14 novembre

ARTICLES

Plantes et arbres supportant la juglone et pouvant pousser sous un noyer

La culture sous un noyer ou à proximité d’un noyer est difficile, voire impossible, car le noyer secrète une substance, la juglone, qui élimine la concurrence.

Il existe cependant quelques plantes qui peuvent pousser sous un noyer ou à proximité. Cet article présente la juglone, son rôle et une liste de plantes résistant à la juglone.

Traduction par Passerelle Eco.
Cet article vient en complément à la revue Passerelle Eco n°77
.

Passerelle Eco n°77 : Les Fruits de la Biodiversité 2) Jardins forêts et haies fruitières
Après la création d’un verger écologique, cette revue présente la création de jardins-forêts et de haies fruitières. Choisir les espèces, associer les plantes et former des guildes, créer des baissières (...)

Les noyers et caryers produisent la juglone chimique (5 hydroxy-1,4-napthoquinone), qui est exsudée par toutes les parties de l’arbre. Ils produisent également l’hydroxyjuglone, qui est un précurseur non toxique et incolore, mais qui s’oxyde ensuite sous forme de juglone toxique.

Les plus fortes concentrations de juglone et d’hydroxyjuglone se trouvent dans les bourgeons, les feuilles, les tiges, les coques de noix et les racines des plantes. Le noyer noir (Juglans nigra) et le noyer cendré (Juglans cinerea) sont les espèces les plus réputées pour causer des difficultés aux autres plantes.

Les noyers anglais ou persan (J. regia) et les caryer (Carya) produisent également la juglone mais dans une moindre mesure.

Licence CC BY SA Jü

Rôle de la juglone

La production de juglone est une réaction protectrice de la plante pour assurer sa survie. De nombreuses plantes (par exemple, l’érable, l’ailante glanduleux, le micocouliers, le sycomore, le peuplier, le merisier, le chêne rouge, le robinier, le sassafras, la fétuque fine et l’orme d’Amérique) produisent également des substances allélochimiques pour favoriser leur survie et leur reproduction en inhibant la croissance de rivaux à proximité.

Les symptômes les plus visibles de la sensibilité à la juglone dans les paysages et dans les jardins sont le jaunissement et le flétrissement des feuilles, surtout pendant les périodes chaudes et sèches de la saison de croissance, qui entraînent finalement le flétrissement et la mort de la plante.

On confond souvent le flétrissement induit par la juglone avec le flétrissement dû au stress hydrique. Le flétrissement dû au manque d’eau se produit lentement et peut être inversé avec l’arrosage. Souvent, le flétrissement dû à la juglone se produit rapidement même lorsque le sol est très humide. Il peut être partiel ou peut englober la plante entière. Les premiers symptômes de flétrissement peuvent être réduits par des apports d’eau supplémentaires, mais plus tard dans la saison, ces apports d’eau n’auront plus d’effet sur le flétrissement, les feuilles commenceront à brunir et la plante mourra.

Des études expérimentales ont montré que la juglone inhibe la respiration des plantes, privant les plantes sensibles de l’énergie nécessaire, empêchant la division cellulaire ainsi que l’absorption d’eau et de nutriments.

Licence CC BY SA Bruce Marlin - Noyer noir

Les plantes sensibles situées sous la canopée d’un noyer sont les plus susceptibles d’entrer en contact avec la juglone par contact direct des racines ou par accumulation de toxine issues des feuilles et des coques de noix dans des sols humides et mal aérés avec peu d’activité microbienne et de matière organique.

La juglone est peu soluble dans l’eau et ne s’incorpore pas profondément dans le sol. Un sol bien drainé et aéré avec une population saine de microbes peut donc accélérer la décomposition métabolique de la juglone.

Alors que des plantes sensibles parviennent à survivre juste à l’extérieur de la canopée d’un noyer noir, les plantes les plus sensibles ne tolèrent pas même de petites concentrations, et même les racines mortes, en décomposition, d’un noyer peuvent leur nuire, car elles libérent encore de la juglone.

La toxicité de la juglone peut persister pendant des années après l’abattage d’un arbre. C’est pourquoi il est conseillé de patienter avant de replanter une zone contenant de la juglone avec des plantes qui y sont sensibles.

Plantation autour des noyers

Comprendre le site à aménager ou à développer dans un jardin est la première étape pour assurer le succès plantations.

Identifier vos arbres et arbustes vous aidera à éviter les problèmes de toxicité allélopathique chez vos futures plantations décoratives et potagères.

Voici quelques conseils généraux pour les plantations autour des noyers  :

  • Placer si possible les potagers à bonne distance des noyers
  • Créer des bacs surélevés pour réduire les contacts racinaires. Cela nécessitera de tapisser le fond du bac avec du feutre géotextile et de remplir le bac surélevé avec une couche de nouvelle terre arable.
  • Améliorer le drainage des sols en ajoutant de la matière organique.
  • Empêcher les feuilles, les coques et les tiges de se décomposer près des zones de plantation.
  • Éviter les paillis contenant de l’écorce, du bois, des coques, et des feuilles de noyers.

Tolérance végétale à la Juglone

Les listes de plantes tolérantes à la juglone que nous vous présentons ci après ont été compilées à partir de sources publiées. Elles sont basées sur des observation dans différents contextes, car peu de plantes ont ont été testées expérimentalement pour la sensibilité à la juglone.

De nombreux facteurs affectent la sensibilité, y compris le niveau de contact, la santé de la plante, l’environnement du sol et les caractéristiques de l’ensemble du site. Les listes fournies ne sont donc que des guides indicatifs et ne peuvent pas être considérées comme exhaustives ou définitives.

Arbres tolérants à la Juglone

Licence CC BY SA Bruce Marlin - Platane d'Amérique
  • La plupart des érables sauf l’érable argenté (Acer spp)
  • Genévrier de Virginie (Juniperus virginiana)
  • Maronnier Glabre (Aesculus glabra)
  • Savonnier (Koelreuteria paniculata)
  • Amélanchier (Amelanchier)
  • Copalme d’Amérique (Liquidambar styraciflua)
  • Asiminier Triloba (Asimina triloba)
  • Tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera)
  • Bouleau noir (Betula nigra)
  • Tupélo (Nyssa sylvatica)
  • Caryer (Carya spp)
  • Pin de Virginie (Pinus virginiana)
  • Catalpa commun (Catalpa bignoniodes)
  • Platane d’Amérique (Platanus occidentalis)
  • Gainier du Canada (Cercis canadensis)
  • Cerisier noir (Prunus serotina)
  • Arbre à franges (Chionanthus spp.)
  • Poirier de Chine (Pyrus calleryana)
  • Cornouiller à fleurs (Cornus florida)
  • Chêne (Quercus spp)
  • Cornouiller à feuilles alternes (Cornus alternifolia)
  • Sumac de Virginie (Rhus typhina)
  • Aubépine (Crataegus spp)
  • Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia)
  • Kaki (Diosypros virginiana)
  • Laurier des iroquois (Sassafras albidum)
  • Hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia)
  • Thuya occidental (Thuja occidentalis)
  • Frêne blanc (Fraxinus americana)
  • Pruche du Canada (Tsuga canadensis)
  • Févier d’Amérique (Gleditsia triacanthos)
  • Orme d’Amérique (Ulmus americana)
  • Viorne (Viburnum prunifolium)

Arbustes tolérants à la Juglone

Licence CC BY SA Riverbanks Outdoor Store - Sumac brillant
  • Épine-vinette (Berberis spp)
  • Noisetier (Corylus americana)
  • Daphné (Daphné spp)
  • Forsythia (Forsythia spp)
  • Hamamélis (Hamamellis spp)
  • Althéa (Hibiscus syriacus)
  • Hortensia arborescens (Hydrangea arborescens)
  • Millepertuis (Hypericum prolificum)
  • Houx américain (Ilex opaca)
  • Genévrier (Juniperus spp)
  • Laurier benzoin (Lindera benjoin)
  • Seringat (Philadelphus spp)
  • Azalée hybride Exbury « Gibraltar » et « Balzac »
  • Rhododendron periclymenoides (Rhododendron periclymenoides)
  • Sumac brillant (Rhus copallina)
  • Sumac à bois glabre (Rhus glabra)
  • Groseiller (Ribes spp)
  • Framboisier noir (Rubus occidentalis)
  • Sureau du Canada (Sambucus canadensis)
  • Viorne à feuilles d’érable (Viburnum acerifolia)
  • Viorne de Carle (Viburnum carlesii)

Légumes Tolérants à la Juglone

  • Oignon
  • Betteraves
  • Courges et Melons
  • Carotte
  • Panais
  • Haricots
  • Maïs
  • Arbres fruitiers tolérants à la juglone
  • Cerise, nectarine, prune, pêche (Prunus spp)
  • Coing (Cydonia oblongata)

Vignes tolérantes à la Juglone

Licence CC BY SA Saga70 - Clématite rose
  • Clématite (Clematis spp)
  • Vigne vierge (Parthenocissus quinquefolia)
  • Raisin sauvage (Vitis)
  • Glycine (Wisteria spp)

Fleurs herbacées tolérantes à la juglone

  • Achillée millefeuille (Achillea spp)
  • Hosta (Hosta spp)
  • Bugle rampante (Ajuga reptans)
  • Jacinthe d’Espagne (Hyacinthoides hispanicus)
  • Rose trémière (Alcea rosea)
  • Millepertuis (Hypericum spp)
  • Anémone (Anémone spp)
  • Ipomée (Ipomoea spp)
  • Arisème petit-prêcheur (Arisaema triphyllum)
  • Iris (Iris spp)
  • Gingembre sauvage européen (Asarum europaeum)
  • Grande marguerite (Leucanthemum x superbum)
  • Aster (Aster spp)
  • Liriope (Lirope spp)
  • Astilbe (Astilbe spp)
  • Lobelia (Lobelia spp)
  • Bégonia fibreux et tubéreux (Bégonia)
  • Cloches de Virginie (Mertensia pulmonariodes)
  • Souci officinal (Calendula officinalis)
  • Monarde (Monarda spp)
  • Campanule à larges feuilles (Campanula latifolia)
  • Muscari botryoides (Muscari botryoides)
  • Gloire des neiges (Chionodoxa lucilae)
  • Jonquille (Narcissus spp)
  • Chryanthème (Chrysanthème spp)
  • Onagre (Oenothera spp)
  • Claytonie de Virginie (Claytonia virginica)
  • Osmonde cannelle(Osmunda cinnamomea)
  • Crocus (Crocus spp)
  • Phlox paniculé (Phlox paniculata)

Licence CC BY SA El Grafo - Anémones
  • Dicentre à capuchon (Dicentra cucullaria)
  • Pomme de mai (Podophyllum peltatum)
  • Cœur saignant (Dicentra spp)
  • Polémoine rampante (Polemonium reptans)
  • Doronic (Doronicum spp)
  • Sceau de Salomon (Polygonatum commutatum)
  • Fougère à crête (Dryopteris cristata)
  • Fougère de Noël (Polystichum acrostichoides)
  • Échinacée pourpre (Echinacea purpurea)
  • Primevère (Primula spp)
  • Epimedium (Epimedium spp)
  • Pulmonaire (Pulmonaria spp)
  • Aconit d’hiver (Eranthis hyemalis)
  • Sanguinaire du Canada (Sanguinaria canadensis)
  • Dent-de-chien (Erythronium spp)
  • Scille de Sibérie (Scilla siberica)
  • Perce-neige (Galanthus nivalis)
  • Orpin (acre de Sedum, Sedum spectabile)
  • Aspérule odorante (Galium odoratum)
  • Oreille d’ours (Stachys byzantia)
  • Gentiane (Gentiane spp)
  • Thalictrum (Thalictrum spp)
  • Géranium sanguin (Geranium sanguineum)
  • Ephémère de Virginie (Tradescantia virginiana)
  • Héliantes : Tournesol et Topinambour (Helianthus spp)
  • Trillium (Trillium spp)
  • Hellébore noir (Helleborus spp)
  • Trolle d’Europe (Trollius spp)
  • Hémérocalle commune (Hemerocallis spp)
  • Tulipes (Tulipa spp)
  • Heuchères (Heuchera spp)
  • Pensée et violette (Viola spp)
  • Épervière orange (Hieracium auranticum)
  • Zinnia (Zinnia spp)

Cet article vient en complément aux revues Passerelle Eco n°76 et 77

Passerelle Eco n°76 « Les Fruits de la Biodiversité : créer un verger écologique en permaculture »
Dans nos régions, la nature évolue spontanément vers un état de forêt. Aussi, la forêt fruitière est une forme fort appréciée des permaculteurs. Dans cette revue nous présentons la création d’un verger (...)

Passerelle Eco n°77 : Les Fruits de la Biodiversité 2) Jardins forêts et haies fruitières
Après la création d’un verger écologique, cette revue présente la création de jardins-forêts et de haies fruitières. Choisir les espèces, associer les plantes et former des guildes, créer des baissières (...)


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