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le 10 juillet

Agricultiver

Nous sommes 5 jeunes, voici notre projet agricole

« Nous sommes 5 jeunes âgés de 25 à 28 ans, issus du milieu rural, d’horizons et d’expériences différents. A partir de Janvier 2010, nous voulons nous impliquer sur un lieu de vie en campagne pour y développer des activités agricoles, participer à la vie du territoire, et à son animation culturelle.

Alors qu’il y a 50 ans, les fermes étaient bradées, l’accès au foncier est devenu chose difficile en France. Nous avons donc décidé de nous associer pour pouvoir acquérir nos moyens de production. »

C’est ainsi que commençait, en 2012, la description de ce projet d’installation agricole.

Préambule

Afin de professionnaliser cette démarche et ce projet d’écolieu, nous avons chacun cherché à capitaliser des expériences professionnelles en lien avec ce projet.
C’est dans ce cadre, que j’ai réalisé une étude agricole dans un des modules de ma formation en BPREA Polyculture élevage à Redon (35) en 2008, que j’ai présenté avec réussite devant un jury.
Cette étude cherchait alors à rendre évaluer la possibilité d’installation de trois personnes autour d’activités agricoles.

Le projet d’installation que nous souhaitons développer dans le futur sera basé dans le sud-ouest de la France. Néanmoins, et afin de se positionner dans un contexte précis, soumis à des contraintes locales, foncières, … j’ai souhaité théoriser cette étude à partir d’une ferme bien existante, qui répondait à mes exigences d’installation, tant sur le plan financier, qu’en terme de moyens de production. Il s’agit donc d’une projection, d’une simulation, suite à laquelle se posera la question de trouver véritablement une ferme.

Il s’agit d’une exploitation située en Loire Atlantique (44).

Cette exploitation individuelle est orientée en production laitière, sur 32 Ha de SAU. Elle mobilise une seule Unité de Travail Humain (UTH). Le cheptel se compose de 21 vaches laitières, de type Prim’ Holstein, pour un quota de 146 000 L. Ce lait est exclusivement vendu en laiterie industrielle.

Je souhaitais mettre ce document à disposition, si d’autres porteurs de projet peuvent y trouver un intérêt. Il permet de présenter une approche sociale et économique ’une activité agricole collective en polyculture élevage. Il intègre les question financières mais également d’organisation salariale et de cohérence dans l’approche globale de la ferme.


RURAL, Projet Agricole, Projet de Vie


Parmi les 5 personnes à l’initiative de ce projet, 3 sont plus intéressées pour s’impliquer dans des activités agricoles qui pourront prendre la forme statutaire de SCEA. Les deux autres souhaitant parallèlement créer une activité de conseil et développement spécialisé sur le monde rural, les questions d’énergie et d’habitat.

 Josselin Ba, originaire d’un village rural à 30 kms de Nantes (44). Après une formation en environnement et en développement local, il a passé son BPREA polyculture - élevage en Bretagne. Il travaille depuis dans des fermes en production laitière.

 Anne Berson, issue d’une famille d’agriculteurs, originaire de Mayenne (53). Après ses études en environnement, elle s’est orientée vers les politiques agricoles et l’agriculture « durable ». Depuis 3 ans, elle travaille avec des réseaux d’organisations paysannes sur les enjeux liées aux semences, aux droits des paysans et à la biodiversité cultivée dans l’agriculture paysanne.

 Jérôme De, originaire du Lot (46), après des expériences professionnelles, il a repris des études en environnement et développement du territoire. Il travaille actuellement dans un collège rural. Il possède un DUT agronomie et est en cours de validation de son stage d’installation de 6 mois.

 Julien Br, originaire d’un village rural en Sologne (41), a fait ses études en environnement. Il travaille actuellement à Orléans au sein de la Chambre des métiers dans le conseil pour de bonnes pratiques environnementales. Il souhaite porter les activités liées à l’habitat et à l’énergie.

 Stéphane Ri, originaire d’un village d’Ardèche (07) a également fait ses études en environnement et aménagement du territoire. Après une formation en cartographie, il travaille en Colombie dans la gestion des espaces. A son retour il souhaite s’impliquer sur le lieu.

Un projet agricole

Nous souhaitons développer et atteindre à terme un fonctionnement de ferme diversifiée en polyculture élevage, pour arriver à un équivalent de trois UTH. Sans obligatoirement vouloir être certifiés en Agriculture Biologique (AB), nos pratiques seront respectueuses des sols, de l’eau, de la biodiversité, de la santé de l’homme et des animaux, tout en restant économiquement viables.

Nos objectifs principaux sont les suivants :

 Réaliser une agriculture diversifiée, en harmonie avec son environnement naturel et social ;

 Optimiser les liens (investissements, externalités, intrants, …) qui peuvent exister entre différentes activités agricoles ;

 Dégager trois UTH pour cinq personnes ;

 Favoriser l’apport de valeur ajoutée par la transformation pour une meilleure valorisation du produit ;

 Montrer qu’il est possible de réaliser aujourd’hui une agriculture non productiviste et génératrice de revenus ;

 Adopter une démarche d’installation progressive.

Nos activités regrouperont à intensités différentes : vaches laitières, céréales à alimentation humaine et animale, légumes secs, potager/verger, basse cour, porcs, brebis, cheval (pour activités de traction).

Pour donner de la valeur ajoutée à nos productions, mais également pour participer au développement d’un marché d’alimentation de qualité, nous souhaitons transformer nos produits et les vendre dans des réseaux de circuits courts qui rapprochent producteurs et consommateurs, donnant ainsi accès à une nourriture de qualité au plus grand nombre.

Dans un premier temps (3 à 5 ans), nous allons baser notre viabilité économique sur 2 activités principales : le blé avec transformation en pain et l’élevage de vaches (4 à 6) pour la transformation en produits laitiers frais et fromages. Dans les rotations de céréales et fourrage nous pourrons également mettre en cultures des légumes secs (pois carré, lentilles, pois chiche, ...). En parallèle, nous développerons peu à peu toutes les autres activités (basse-cour, brebis, potager, verger, traction animale ...).

Nos activités seront bien entendu réfléchies et adaptées en fonction du site que nous aurons trouvé (volume de production, étude de marché, …).

Le lieu que nous recherchons pour développer cet espace de vie est dans la zone Midi-Pyrénées avec une préférence pour le Tarn. Nous voudrions pouvoir être à une heure de voiture d’une grande ville comme Toulouse et à proximité d’une petite/moyenne ville, si possible avec une gare.

Nous voulons nous installer de manière progressive. Défenseurs de la vie du territoire rural et de l’agriculture paysanne, nous souhaiterions reprendre une ferme en phase de fin d’activité ou à l’abandon, pour éviter qu’elle ne soit orientée vers l’agrandissement.

Si l’on projette nos activités dans l’avenir, nous estimons que la surface nécessaire pour les 2 premières années est de 12,5 ha, pour s’étendre sous 5 ans à 25 ha. Par la suite nous envisagerions d’autres agrandissements en fonction du développement de nos activités (agricoles, accueil à la ferme, information, échanges, formations, activités culturelles et artistiques, artisanales...).

Notre besoin en bâti est relativement important : logement, atelier de transformation, étable, stockage des céréales, farine, foin, stockage des outils et du matériel agricole.

Réflexion sur l’acquisition progressive

Notre capital de départ n’est pas négligeable (100 000 euros au minimum, hors emprunts). Conscients qu’il ne nous permettra pas d’accéder directement à la propriété et ne voulant pas s’endetter trop fortement dès le début, nous souhaiterions commencer les premières années par une location du bâti et des terres. L’idéal serait une reprise par location-vente qui nous permettrait, en nous intégrant au territoire, et ce dès aujourd’hui, d’établir un rapport de confiance avec notre entourage et de peu à peu acquérir les terres.

Nous précisons que nous avons de l’expérience dans le montage de projet et les demandes de financements. Vu notre éthique : vocation agricole, écologique, sociale ; il nous sera possible d’augmenter notre capital de départ par des demandes de subventions.

Pour l’utilisation de notre capital, en plus d’assurer le côut du fermage, nous souhaitons dans un premier temps donner la priorité à l’aménagement des outils de culture et de transformation. Cette phase de 2 ans nous permettra également de prendre de l’expérience, de stabiliser nos produits, de développer un réseau de clientèle.

Nous nous consacrerons également à l’aménagement du lieu et des points vitaux : logement, vergers, potagers, transformation pour les stocks d’autoconsommation.

Après 2 années de « mise en route », nous dégagerons des bénéfices nets qui nous permettront de payer le fermage (et la location des bâtiments), de continuer à investir dans du matériel de culture et de transformation (acquisition d’une chambre froide, ...), d’agrandir notre cheptel, de développer d’autres ateliers comme : cidre, transformation de la viande (pâtés), transformation des légumes (bocaux, pâté végétaux). Mais, nous pensons surtout investir dans l’achat du foncier.

Nous serons attentifs à valoriser le capital humain expérimenté et les savoirs ruraux locaux.

Un projet de vie

Nous nous sommes rencontrés à Marseille lors de nos études en « environnement, cadre de vie et développement local ». Pendant 3 ans nous avons appris à travailler et à vivre ensemble en nous impliquant dans les projets d’une association de solidarité internationale et dans divers projets professionnels. Forts de ces expériences, nous nous sommes dit que nous pouvions ensemble monter et porter notre propre projet, depuis nous nous formons pour y parvenir.

Notre société occidentale atteint aujourd’hui les limites de sa course à la croissance. Ses modes de consommation sont complètement déréglées, la nourriture passant largement après les biens de consommation secondaires. Les campagnes se sont vidées. Les gros agriculteurs s’agrandissent pour être compétitifs sur le marché international, au détriment des petites fermes paysannes de taille humaine. Les fruits et légumes sont produits hors-saison dans des serres au sud de l’Espagne où l’on exploite la main d’oeuvre africaine intoxiquée aux produits chimiques de traitement, pour que les consommateurs puissent trouver dans les supermarchés des fraises et des tomates en plein hiver, alors qu’elles sont insipides faisant oublier leurs goûts originels. La monoculture intensive qui pour certains semble être le seul devenir de l’agriculture française se confronte à de nombreuses contraintes : surendettement, flux des coûts de la matière première, surproduction, dépendance aux primes, pollutions des eaux et des sols etc.

Notre vision et notre logique sont différentes. Nous cherchons aujourd’hui à retrouver et à mieux valoriser une agriculture paysanne à taille humaine. Nous sommes sûrs, en ayant partagé les expériences positives de nombreuses personnes, que l’on peut pratiquer l’Agri-Culture autrement.

Que l’on peut consommer raisonnablement et de manière beaucoup plus saine pour tous, sans pour autant parler de retour en arrière. Nos anciens connaissaient mieux que nous la valeur de vie, de travail, de nature. C’est pour cela que nous recherchons à entretenir un échange intergénérationnel dans notre projet. Nous sommes intimement persuadés que les territoires ruraux peuvent se revitaliser. Le paysan doit avoir des voisins. Les anciens ne doivent pas être obligés de finir leurs jours en maison de retraite car trop isolés, ou entourés de résidences secondaires ouvertes deux mois dans l’année.

Notre projet vise à avoir une vocation agricole qui respecte l’environnement et la santé, un lieu de vie et d’échange, de partage et de transmission d’expérience, un lieu où l’habitat écologique ferait partie des priorités. Pour cela et depuis 2006, nous avons décidé de formaliser notre groupe et nos réflexions en créant l’association RURAL -Réaction Utile pour la Recherche d’Alternatives Locales-.


L’exploitation, description, contraintes et atouts


Le foncier

Généralités

La ferme regroupe 32 Ha de Surface Agricole Utile, dont deux seulement sont en propriété. Le reste est loué auprès de différents propriétaires, dont une bonne partie dans un cadre familial.

Ce foncier est relativement éclaté dans un rayon proche de la ferme (parcelle la plus éloignée à moins d’un kilomètre de l’exploitation). La ferme dispose d’un bon réseau de chemins mais il a été nécessaire d’arrêter certaines pâtures rendues inaccessibles par le trafic routier de proximité.

Sur le plan agronomique, ce sol est assez hétérogène. La partie au sud de l’exploitation est un coteau, pente orientée au sud, anciennement utilisé pour des vignes jusqu’aux années soixante. Il présente un sol de faible profondeur en hauteur et de plus haute profondeur mais riche en cailloux sur le bas de pente.

Les parcelles sont généralement à tendance sablo-limoneuse, avec un sous-sol granitique. Il possède également quelques parcelles plus éloignées dans les marais, pâturées dès mars, sur lesquelles il peut également réaliser des foins et elles restent humides en été, donc riches en herbe. Ces caractéristiques de sol hydromorphe, se retrouvent sur d’autres parcelles au nord, sur lesquelles existent des sources.

La large domination de prairies, s’explique logiquement, l’exploitation étant basée sur un système herbe. Cela permet de faire pâturer sur une large partie de l’année (de février à novembre), avec un faible chargement (0,93 UGB / Ha SFP), et de couvrir les besoin en foins.

Récolte de 50 Quintaux de triticale. Il est destiné à assurer les besoins alimentaires en amidon des vaches. Environ 85 round baller de paille sont récoltés pour la litière, cela nécessite d’en racheter pour couvrir les besoins de l’année.

Enfin, une faible production de maïs à ensiler, et de betterave fourragère, permettent de compléter les besoins énergétique du troupeau. Il est ensilé et pressé sous bâche.

Deux types de rotation

 Sur sol sain et sec :
Prairie retournée au printemps pour une culture de betterave, puis à l’automne de triticale et en fin d’été suivant retourne en prairie

 Sur sol plus profond et plus humide

Prairie, retournée au printemps en faveur d’une culture de maïs, pour retourner à l’automne en prairie

Les prairies retournées ont entre 3 et 5 ans et sont dégradées suite aux piétinements et/ou à la sécheresse. Avant d’être retournées, elles bénéficient d’épandage de compost, qui complète l’apport minéral et organique nécessaire à la culture.
Les céréales sont implantées après betterave, plante sarclée, ce qui limite la charge de la parcelle en adventices.

L’exemple de la culture de Triticale :

Charges de l’exploitation Résultats tirés de l’année 2005 Résultats charges de groupe [1]
Semence : 30 € / Ha Semences : 48 €/Ha
Ammonitrate : 27 € 20 / Ha Engrais : 84 €/Ha
Désherbant (Alier) : 20€ / Ha Traitements : 122 €/Ha
Moisson (CUMA) : 120 € / Ha Frais de récolte : 165 €/Ha
Taxes et divers : 4 €/Ha
Rendement moyen : 50 Qx / Ha Rendement moyen : 64 Qx / Ha
Total : 197 € 20 / Ha Total : 424 €/Ha

On remarque que les rendements obtenus, de 50 quintaux par hectare, sont plus faibles que la moyenne régionale (64 Qx/Ha). A noter néanmoins une utilisation moindre de produits phytosanitaires, qui explique un résultat de charge financière plus de deux fois moins important que la moyenne régionale. Ces éléments rendent donc le coût de revient au quintal nettement inférieur à ceux de la moyenne départementale.

Ces résultats sont directement valorisés par une autocession des céréales en concentrés, sur l’exploitation, ainsi, les produits ne sont pas directement revendus mais correspondent à des frais inexistants en achat de concentrés. De même une partie des récoltes est réutilisée comme semence, ce qui permet de diminuer cette charge.

Synthèse sur le foncier de l’exploitation

AtoutsContraintes
bon accès à la majorité de ses parcelles
hétérogénéité agronomique facilite la diversité culturale
peu d’intrants en culture céréalière
voisinage compréhensif et aidant
parcellaire relativement éclaté
nombreuses parcelles hydromorphes non labourables
Rendements moyens

Les bâtiments

Plan de masse de l’exploitation 

Les bâtiments constituent une des spécificités de l’exploitation puisqu’ils résultent principalement de récupération et exclusivement d’aménagements en auto construction.

En effet, cette installation repose sur une logique de récupération, qui vise à éviter tout emprunt, et qui permet de garder une indépendance financière.

 Une salle de traite :

Construite dans l’ancienne écurie de la ferme familiale. Elle se compose d’une aire d’attente, d’un quai de 6 places, d’une machine à traire achetée d’occasion, et d’un tank loué auprès de la laiterie, La Colarena.

Investissement : 1000 € (machine à traire, auto construction)

 Une stabulation :

Construite exclusivement à partir de récupération (vieux hangar à démanteler gratuitement, poteau EDF, piquets de châtaignier, plaques de fibro d’occasion, tôles en fer d’occasion, vente aux enchères …). Les cornadis sont également auto construits. Elle mesure 25 m de long, pour 7 m de large. Elle est suffisamment spacieuse pour accueillir l’ensemble du troupeau durant la critique phase hivernale.

Investissement : 1500 € + entraide pour la main d’œuvre

 Hangar et cases à veaux

Également auto construits, ils permettent de loger les veaux et jeunes génisses et de stocker foin et paille.

 Quais d’ensilage

Deux quais en béton sont utilisés pour le stockage des ensilages de maïs et d’herbe et pour le stockage des betteraves.

L’ensemble de ces bâtiments, malgré leur apparente vétusté, est parfaitement fonctionnel et adapté au volume de production pour lequel le propriétaire a opté. Cela implique une maintenance régulière tout à fait rentable.

Les bâtiments sont regroupés ce qui facilité leur utilisation notamment sur les circuits alimentaires et de nettoyage.

A noter toutefois un éloignement relatif entre la salle de traite et la stabulation qui implique un trafic assez important et un aménagement est à prévoir afin de mieux canaliser les déjections sur ce chemin.

Synthèse sur les bâtiments 

AtoutsContraintes
coût de revient économique dérisoire
fonctionnels et adaptés au volume de production
facilitera une éventuelle transmission par un apport financier moindre
gros investissement en main d’œuvre pour leur construction
bâtiments anciens et vétustes malgré leur fonctionnalité
stabulation et salle de traite éloignées
l’accroissement du cheptel nécessiterai probablement un investissement en bâtiment

Le matériel

Le propriétaire a également opté pour un système autonome sur l’organisation relative au matériel. Il en possède relativement peu, l’essentiel :

 un tracteur,
 une fourche
 un concasseur
 une faucheuse
 une faneuse
 une andaineuse
 des tonnes à eau

Il possède également en copropriété :

 une bétaillère
 un épandeur

L’ensemble du matériel dont il a besoin est ensuite acquis par le biais des deux Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole, auxquelles il adhère.

Synthèse sur le matériel 

AtoutsContraintes
coûts d’entretien et de réparation dérisoires
participation aux CUMA adaptée à ses besoins 
faible autonomie sur les travaux de sol et de presse.
cotisations importantes aux CUMA

Le cheptel

Le cheptel est de type Prim’ Holstein.

Il se compose de :

 21 vaches laitières,
 6 génisses de deux ans,
 4 génisses de 1 an,
 7 génisses de moins de 1 an.

Alimentation

Génisses

Saison chaude
Saison hivernale
2 ans Pâturage Foin + Betterave
1 an Pâturage Foin + Betterave + tourteau + Minéraux
< 1 an Foin à volonté + 1 ,5 Kg de concentrés / jour

Vaches laitières

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Résultats technico-économiques

CritèresExploitationRésultats CER Morbihan 2005
Volume produit (L) 146 000 311 218
% de maïs dans la SFP (%) 9 35
TB (g/L) 46 42,7
TP (g/L) 33 33,2
Lait produit / Vache (L/VL) 6952 7245
Chargement (UGB/SFP) / Ha 0,93 1,37
Frais vétérinaire / Vache (€/VL) 43,8 78,1
Coût de concentré / 1000L (€/1000L) 1,35 36,3

Marge Brute Lait 

 Produits : 50 276,67 €
 Charges : 11 286,74 €
Marge Brute Lait : 38 989,93 €
MB en % du produit : 77,6 %

AtoutsContraintes
chargement faible < 1 UGB/Ha
bon taux butyrique
coût de concentré très faible car pas d’achat extérieur
assure le renouvellement de son cheptel
cheptel de petite taille
taux protéique assez faible
dépendance alimentaire au tourteau de soja (probablement partiellement transgénique)

La main d’œuvre

Le propriétaire, âgé de 52 ans est la seule Unité de Travail Humain sur la ferme. Il est donc responsable d’exploitation et assure toutes les tâches relatives à sa production laitière.

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Il dégage globalement beaucoup de temps dans ses journées. Le travail d’astreinte représente entre trois et quatre heures par jour.

Certaines périodes représentent des pics de travail (foin, betterave, ensilage, moisson). Dans ce cas il effectue de l’entraide (betterave, foin) et est également assisté par des CUMA (moisson, ensilage). Il parvient ainsi à gérer la main d’œuvre nécessaire sans problèmes de manque.

L’environnement

 Sur le plan économique, l’exploitation se situe dans l’environnement suivant :

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 Sur le plan naturel, l’exploitation n’est soumise à aucune contrainte spécifique, puisqu’elle ne se situe pas sur une zone particulièrement sensible (ZES, zone de captage, …).

L’exploitation en raison de sa taille (< 50 Vaches Laitières) est simplement soumise au RSD. Néanmoins sa situation en Loire Atlantique implique de fait un positionnement en zone de vulnérabilité par rapport aux nitrates et entraîne un contrôle de ses rejets.

 En terme de gestion des effluents, l’exploitation est aux normes, une analyse DEXEL a été réalisée en 2005. La stabulation est en partie couverte, et sur litière accumulée pour l’aire de repos. L’aire d’exercice, est régulièrement curée, le fumier étant entreposé afin de réaliser du compost qui sera épandu ultérieurement. Enfin, une fosse permet de récolter les lisiers qui s’écoulent de la stabulation. De capacité suffisante, elle permet de stocker ces lisiers, qui seront épandus selon les périodes autorisées.


Analyse comptables


Compte de résultat année 2005

La totalité de sa marge brute est réalisée sur son activité laitière, il n’y a en effet aucune culture de vente en extérieur :

Marge Brute Lait : 38 989,93 €

Charges de structures

Les différentes charges de structures sont les suivantes :

Charges de structureValeur en eurosProportion en pourcentage des charges (%)Résultats CER Morbihan Mai 2006 (% des charges)
Mécanisation  (carburant, lubrifiant, entretien de matériel, travaux, amortissements) 13452,12 51 35
Bâtiment 0 0 11
Foncier (fermage à charge locative) 3103,97 12 13
Main d’œuvre  (charge de personnel) 4230,90 16 15
Frais financiers 0 0 7
Autres charges 5561,34 21 19
Total 26348,33 100 100

On constate que les charges de structures sont gérées avec cohérence. Elles représentent 26 348,33 € soit 51 % du produit. Nous remarquons principalement une absence de charges liées aux bâtiments (auto construits) et aux frais financiers (absence de prêts à long terme), ce qui minimise ces charges de structure.

Résultat de l’exercice : 13 776,05 (26,79%)

Excédent Brut d’Exploitation (EBE)

L’EBE est de 19 116 €
EBE / Production = 37,18 %

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Cette répartition de l’EBE est illustrative de la conduite financière de l’exploitation. Nous remarquons que l’EBE est quantitativement assez faible mais connaît une excellente répartition. Les remboursements d’intérêt sont nuls, ce qui constitue le principal atout de cette exploitation. Les prélèvements privés, 68 % de l’EBE sont cohérents et laissent une large part de l’EBE, soit 32 %, pour la mise en place d’une marge de sécurité (on notera que la grande majorité des exploitations conventionnelles parviennent aujourd’hui difficilement à dégager une marge de sécurité).

Nous voyons ici qu’il est possible d’avoir une petite structure financièrement cohérente, pour peu qu’il y ait une gestion maîtrisée de la dépendance à des organismes financiers, via des sommes empruntés minimisées, et donc des intérêts dus, minimisés.

Analyse du bilan du 31 Décembre 2005

Fond de roulement

Il met en évidence, ce qui, sur l’exploitation, est financé par du long terme.

FR = Capitaux propres + Emprunts - Immobilisations

 capitaux propres : 174 906,21 €
 Emprunts : 0 €
 actif immobilisé : 47 192,60 €

Fond de roulement = 127 713,61 €

Ce fond de roulement très nettement positif traduit une situation financière tout à fait stable avec une très forte capacité d’investissement. Il est exclusivement tiré des capitaux propres de l’exploitation.

Besoin en fond de roulement

BFR = Stocks + Créances – Dettes à fournisseurs

 Stocks : 8 342,50 €
 Créances : 668,11 €
 Dettes à fournisseurs : 1 822,51 €

Besoin en fonds de roulement = 7 188,10 €

Nous constatons que le Besoin en Fond de Roulement est très nettement inférieur au Fond de Roulement, ce qui confirme la position très confortable de l’exploitation.

Trésorerie nette globale

TNG = (Créances + Disponibilités) – (Dettes à CT + Découverts)

 Créances : 668,11 €
 Disponibilités : 119 728,99 €
 Dettes à court terme : 1822,51 €
 Découverts : 0 €

Trésorerie nette globale = 118 574, 59 €

Cette trésorerie très nettement positive illustre la souplesse financière avec laquelle le propriétaire mène son activité.

Taux d’endettement

TE = Dettes / Total passif

 Dettes à court terme : 1822, 51 €
 Dettes à long terme : 0 €
 Total passif : 176 728,72 €

Taux d’endettement à long terme = 0% Taux d’endettement à court terme = 1 %

Le taux d’endettement de cette exploitation est extraordinairement faible. L’exploitant répond ainsi à un de ses objectifs qu’est l’indépendance financière en terme de capital d’investissement.

Bilan

Ce système simple et performant est centré sur l’auto construction et l’autofinancement. Il permet de minimiser au maximum les intérêts d’emprunts, ainsi que de gérer au mieux les frais d’investissement et les amortissements. Il en résulte une trésorerie excellente, et globalement une gestion financière qui assure une stabilité durable de cette exploitation.

A terme il paraît tout à fait possible de développer des UTH, en relation avec un développement ou une diversification d’activités. La présence proche de Nantes (environ 10 Km) serait pour cela un atout essentiel. De plus, aucun endettement n’ayant été contracté, il est possible d’y recourir sans alourdir de charges d’intérêts.

Tableau de synthèse

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Présentation générale de l’activité agricole


Productions

Le projet s’articule autour de trois productions principales et trois productions secondaires :

Productions principales :

 Transformation laitière
 Production porcine
 Boulange paysanne

Productions secondaires :

 Apiculture
 Volaille
 Cidre

Ces différentes activités agricoles réalisées sur de « petits volumes » nécessitent 30 Ha, et mobilisent trois UTH :

Transformation laitière :

8 vaches laitières, 25 000 L transformés en yaourt, crème fraîche, fromage blanc, faiselle, fromage frais, fromage affiné.

Production porcine

12 porcs / an élevés à partir du lactosérum/lait écrémé + concentrés céréaliers.

Boulange paysanne

Fabrication de 150 kg de pain par semaine, soit 7500 Kg/an, à partir de céréales produites sur la ferme. Fabrication de 1000 Kg/an de productions diverses (pains spéciaux, pains d’épice, …).

Apiculture

30 ruches relevées deux fois par an avec une moyenne de 20 Kg par ruche soit 600 Kg / an

Volaille

200 volailles diverses (canards, poules, pintades, …) par an, sur 1 Ha. Production d’œufs.

Main d’œuvre

Ce projet repose sur un principe d’installation progressive, en termes de production et de dégagement réel de salaire/UTH.

Nous préférons consacrer les trois prochaines années à une acquisition de capital personnel et de domaines de compétences en relation avec les productions ciblées.

Sur les trois UTH à développer, nous en ciblons une sur la transformation laitière, une sur la transformation viande et une dernière sur la boulange paysanne. Les deux autres personnes seront mobilisées sur les activités sociales, culturelles et de service, avec une mise à disposition ponctuelle dans le domaine agricole lors de pics de travaux.

Délais de mise en œuvre

Notre politique d’investissement consiste à minimiser nos dépendances avec les milieux financiers extérieurs, et de privilégier au maximum nos apports personnels. Dans cette optique, nous souhaitons dans un premier temps acquérir par nos propres moyens une ferme de petite taille (environ 100 000 € soit 20 000 € par personne). Cette ferme sera le support au développement des différentes activités.

Nous souhaitons consacrer la première année d’exploitation à la mise en place de nos stocks (végétaux et animaux) en vue de développer nos différentes activités seulement la deuxième année. Parallèlement, nous souhaitons procéder aux travaux et aménagements nécessaires à la mise en place de ces productions annexe :

 Achat d’une chambre froide

 Auto-construction d’un atelier de transformation diversifié (lait, viande, miel)

 Auto-construction d’un fournil et d’un four à pain

Pour cela il nous sera indispensable de procéder à un emprunt, que nous souhaitons limiter à 70 000 € afin de pouvoir le rembourser dans des délais assez brefs.

Pour conclure, nous pensons acquérir la ferme d’ici à 2010/2011 et développer progressivement les activités d’ici à 2014/2015.

Nous pouvons résumer l’organigramme de nos productions/ventes via le schéma suivant :

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Commercialisation

Nous cherchons à adopter un mode de commercialisation en vente directe, qui permet de mieux valoriser les produits, et de minimiser l’empreinte écologique finale de ces produits. La proximité d’une grande ville s’avère indispensable afin de pouvoir écouler l’ensemble de notre production selon les volumes estimés. Nous visons quatre types de réseau :

 Insertion au sein d’AMAP (Association de Maintien de l’Agriculture Paysanne). La proximité d’une grosse ville (Nantes dans le cadre de cette étude) nous permettrait ainsi de toucher une à deux AMAP, regroupant chacune entre 15 et 30 foyers. La production est acheminée de manière hebdomadaire à un point de vente fixe où chaque famille vient récupérer ses achats sous forme de panier à la semaine. Les paniers sont prépayés de manière mensuelle voire trimestrielle ce qui facilite la gestion de la trésorerie.

 Mise en place d’un magasin à la ferme, qui permet d’assurer des ventes à une échelle très locale et des pointes en saison touristique. L’installation d’une chambre froide permet de faire face à la demande avec une certaine souplesse pour les produits frais.

 Participation à des marchés locaux (exemple marché de Trentemoult ou Talensac pour la ville de Nantes). L’achat d’un véhicule isotherme s’avère ici indispensable afin d’acheminer les productions dans les conditions sanitaires légales.

 Enfin, nous comptons nous rapprocher de comités d’entreprise, qui permettent également d’assurer sur commande des ventes groupées et locales, sans pour autant nécessiter une contrepartie de temps/déplacement importante.

Statut

Le statut de société que nous avons retenu est celui de la SCEA (Société Civile d’Exploitation Agricole). Ce choix a été rapidement arrêté car c’est le seul qui puisse nous permettre de conserver une activité professionnelle à l’extérieure.


Détail sur les productions


Productions végétales

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Dans l’optique d’une reprise, nous ferions évoluer la conduite de la production végétale :

 La proportion de prairie diminue de 25 à 15 Ha, en raison de la baisse considérable d’UGB (de 29 à 9,4). Ces prairies sont valorisées en production fourragère et pâture pour le troupeau de vaches laitières. Elles trouvent également toute leur importance dans le cadre de la production apicole.

 Développement considérable de l’activité céréalière de 2 à 10 Ha. Nous décidons d’accroître cette production afin d’assurer les concentrés animaux (2 Ha de mélange céréalier : poix/triticales) et surtout de développer une activité de boulange paysanne (6 Ha de blé, 2 Ha divers).

 Nous avons trouvé intéressant d’arrêter la culture de maïs au profit de la culture de sorgho sucrier qui à la même vocation d’être ensilé afin d’assurer un complément énergétique au troupeau. Cette culture, présente notamment comme avantage de nécessiter moins d’eau que le maïs pour des rendements supérieurs. Cet aliment est très stable sur le plan de la conservation. En raison de la diminution du cheptel, nous passons de trois hectares à un hectare.

 Parallèlement, nous décidons d’arrêter la culture de betterave qui implique une gestion assez lourde en terme de semis et d’entretien, jusqu’alors réalisées dans le cadre d’une entraide et avec la proximité d’une CUMA spécialisée. A noter trois hectares de moins en production végétale, consacrés à la production de porc et de volaille.

 Valorisation de la pommerai, utilisée jusqu’alors uniquement dans un cadre privé.

La superficie totale de l’exploitation sera donc diminuée de deux hectares et demi, qui seront utilisés à titre personnel dans la mise en place de jardins collectifs et d’aire d’accueil pour le grand public.

Les rotations

 Retournement d’une prairie de trois ans à l’automne pour y semer des céréales durant deux ans (travaux à l’automne). En juillet, après la moisson, implantation de moutarde enfouie à l’automne pour y semer un mélange céréalier avant de repartir sur une prairie.

Culture après prairie, ce qui permettra une bonne richesse des terres, notamment en azote.

A noter une culture dérobée de moutarde, qui enfouie constituera un excellent engrais vert. Les minéraux seront captés lors de la pousse du végétal, puis redistribués au printemps suivant lors de sa minéralisation. De plus, cela permettra de couvrir le sol durant les trois mois non cultivés et ainsi de limiter érosion et ruissellement des terrains.

Le mélange sera moins fragile aux maladies et apportera une source d’azote grâce aux légumineuses. Cette culture est nettoyante car elle étouffe bien les adventices.

 Au printemps retournement d’une prairie de plus de 5 ans pour y semer du sorgho remplacé à l’automne par des céréales, puis après moisson à l’automne par une nouvelle prairie.

Les prairies retournées seront dégradées suite aux piétinements et/ou à la sécheresse. Avant d’être retournées, elles bénéficieront d’épandage de compost, qui complétera l’apport minéral et organique nécessaire à la culture.

Les céréales seront implantées après Sorgho, plante sarclée, ce qui limitera la charge de la parcelle en adventices.

 Utilisation d’une prairie dégradée pour y mettre le parc à porcs et/ou volaille avant à l’automne de semer des céréales, puis l’année suivante une nouvelle prairie.

Il sera intéressant d’intervertir dans nos cycles de rotation les espaces de stockage de nos porcs et de nos volailles (respectivement deux et un hectares). Suite à une prairie dégradée, ils finiront d’exploiter son potentiel productif, et sur un an faciliteront l’implantation de céréales avant de retourner en prairie (travail du sol, apports organiques riches).

 Variations possibles à étudier avec des légumineuses sèches.

Production animale

Activité lait

La production laitière, moindre, est intégralement transformée. Valorisation de la viande et des externalités de l’atelier lait. Nous souhaitons privilégier une race dont le lait a un fort potentiel fromageable (brune, jersiaise, aubrac, …).

Le troupeau passe ainsi à 10 UGB avec en régime de croisière :

 6 à 8 vaches laitières,

 2 bœufs (un de deux an et un de l’année)

 4 génisses (afin d’assurer un renouvellement éventuel ou pour vendre)

Nous visons selon la race retenue une production annuelle entre 3000 et 4000 L de lait par vache, soit une production annuelle de 25 000 L, transformés selon les volumes suivants :

 Yaourts : 2 000 L de lait soit 2 000 L de yaourt

 Fromage blanc : 6 000 L de lait soit 2500 L de FB et 3500 L de lactosérum

 Faiselle : 1000 L de lait soit 800 L de faisselle et 200 L de lactosérum

 Crème fraîche : 3000 L de lait soit 300 L de CF et 2700 L de lait écrémé

 Fromage frais : 5000 L de lait soit 500 Kg de fromage et 4500L de lactosérum

 Fromage Affiné : 7000 L de lait soit 700 Kg de fromage et 6300 L de lactosérum

 Lait : 1000 L de lait

Activité porc

Développement de l’activité porcine en cohérence avec la production de lactosérum sur l’atelier de transformation laitière (potentiel autour de 15 000 L / an). Leur alimentation sera enrichie avec des compléments céréaliers.

Nous opterons pour une race locale, en raison de sa rusticité et de son adaptation au contexte environnemental.

Mise à disposition d’un hectare, avec un refuge couvert.

12 porcs par an répartis sur trois saisons (3 lots de quatre porcs tous les quatre mois).

Activité volaille

Cette production a été retenue sur une idée de volaille fermière de plein air. La production céréalière étant déjà en place, il semblait intéressant d’adapter son volume afin de pouvoir développer cette production de volaille à moindre frais.

Choix d’une race mixte locale (de chair et pondeuse) qui permet d’optimiser la production.

Auto construction d’un abri en bois.

Mise à disposition d’un hectare de prairie.

200 Volailles par an, en fonction de la demande

Activité apicole

Elle a également été retenue pour sa cohérence avec l’espace prairial déjà mis en place. De plus, le relativement faible investissement de temps et financier que cela représente est compatible avec notre système de production.

30 ruches production moyenne 20 Kg, soit 600 Kg Miel /an.

Infrastructures

Concernant les bâtiments, la ferme retenue devra probablement évoluer dans le cadre de la diversification d’activité.
 La structure de production laitière sera conservée.
 Aménagement d’une chambre froide.
 Construction d’une salle de transformation et d’affinage.
 Construction d’un fournil et d’un four à pain.

Sur le plan foncier, nous estimons avoir besoin d’environ 30 Ha d’ici 5 ans (rythme de croisière de notre activité).

Nous ne souhaitons pas investir trop dans le matériel agricole en nous contentant d’un tracteur/chargeur, matériel à foin, … En complément, nous comptons entrer en relation avec les CUMA locales.

Main d’œuvre

Cette exploitation qui permettait jusqu’à présent de dégager une UTH pourra accueillir 3 UTH dans le cadre du développement de nouvelles activités.

Nécessité de formations complémentaires en élevage porcin, et en élevage de volaille.

Cette main d’œuvre se répartit à l’année de la manière suivante :

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A chacun de ces travaux globaux s’ajoutent des travaux quotidiens (vente, traite, …) qui sont développés dans le tableau suivant. Sur un cycle hebdomadaire, on tendra à adopter un fonctionnement de ce type :

{{}} Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin Traite
Transformation
Alimentation volaille, porcs
Récolte oeufs
Traite
Production de pain
Récolte oeufs
Alimentation volaille, porcs
Traite
Transformation
Récolte oeufs
Alimentation volaille, porcs
Traite
Alimentation volaille, porcs
Récolte oeufs
Traite
Production de pain
Transformation
Récolte oeufs
Alimentation volaille, porcs
Traite
Alimentation volaille, porcs
Récolte œufs
Marché
Traite
Alimentation volaille, porcs
Récolte œufs
Apès midi Préparation levain
Divers
Traite
Divers
Traite
Divers
Traite
Préparation levain
Divers
Traite
Divers
Traite
Divers
Traite
Traite

L’après midi présente une activité « Divers ». Elle regroupe l’ensemble des travaux annexes qui ne rentrent pas dans le cadre d’une activité cyclique journalière. Nous y retrouverons ainsi :

 travaux des champs,
 entretien des bâtiments ainsi que du matériel,
 tâches administratives et de gestion,
 élagage et production de bois,
 entretien des ruches et récolte du miel,
 organisation des abattages (porcs, volaille, bœufs),
 permanence magasin à la ferme,
 récolte, presse et stockage du cidre,
 …


Critères économiques


Budget prévisionnel

Voici le budget prévisionnel de la reprise de l’exploitation, ainsi que du développement des différentes activités de production :

DépensesMontantRecettesMontant
Exploitation 100 000 Apport personnel 110 000
Cheptel bovin (6 vaches laitières race « pie noire bretonne ») 15 000 Emprunt (prêt J.A.) 70 000
Atelier de transformation (30 m²) 9900 Dotation Jeunes Agriculteurs x 2** 24 000
Matériel de transformation 3200
Chambre froide 4700
Véhicule isotherme 4500
Ferments lactiques 100
Fournil 6500
Moulin ASTRIE 8500
Four à pain 6500
Pétrins 600
Mélangeur 150
Porcs (12 porcelets blancs de l’Ouest) 1200
Volaille (0,84 €/poussin*) 450
Essaims x 30 2000
Matériel Apicole 100
Matériel de récolte 1000
Magasin de vente 8500
Tank à cidre 3000
Bouteilles consignées 2000
Trésorerie premières années 26 100
Total 204000 Total 204000

Calcul des annuités d’emprunt

Dans le cadre du prêt bonifié aux Jeunes Agriculteurs, MTS JA, nous comptons réaliser un emprunt de 70 000 euros à 2,5 % sur 10 ans, selon les annuités suivantes :

Coefficient : 0,1263788 Année Capital restant du Remboursement du capital Intérêt Annuité

N 70000 6248 1750 7998
N+1 63752 5129 2869 7998
N+2 58623 5360 2638 7998
N+3 53263 5601 2397 7998
N+4 47661 5853 2145 7998
N+5 41808 6117 1881 7998
N+6 35691 6392 1606 7998
N+7 29299 6680 1318 7998
N+8 22619 6980 1018 7998
N+9 15639 7294 704 7998
N+10 8345 7623 376 7998
N+11 722 722 32 754

L’annuité de remboursement sera donc d’environ 7998 € avec des charges financières moyennes de 1873 €, ce qui reste acceptable pour une structure comme celle-ci, à savoir qui occupe trois associés donc la capacité de travail peut ponctuellement se tourner vers l’extérieur afin de rembourser ces annuités.

Présentation des marges brutes

Marge brute production et transformation laitière (25000L)

ChargesProduits
Eléments P.U. Prix (€) Eléments Quantité P.U. Prix (€)
Charges opérationnelles 134€/1000L)* 4020 Yaourt 2 000 L 2,5 €/L 5000
Sel** 10 €/50 Kg 100 Fromage blanc 2 500 L 3,85 €/L 9625
Conditionnement** 400 Faisselle 800 Kg 3,85 €/Kg 3080
Fromage frais 500 Kg 8,75 €/Kg 4375
Fromage affiné 700 Kg 14 €/Kg 9800
Lait 1000 L 0,8 €/L 800
Crème Fraîche 300 L 5 €/L 1500
Vente réforme 2 1000/vache 2000
Vente veau 3 200 €/veau 600
Vente viande de bœuf 600 Kg 10 €/Kg 6000
Total 4520 Total 31605

Marge brute de 27085 €

* Source : CER Bretagne 2009, Production lait biologique
** Source Internet

Marge brute porcs (12 porcs)

ChargesProduits
Eléments P.U. Prix (€) Eléments Quantité P.U. Prix (€)
Porcelet (2 mois)* 100 €/p 1200 Porcs 12 x 80 Kg 7 €/Kg 6720
Frais vétérinaires 4 €/porc** 48
Frais d’abattage et conditionnement* 50 c/Kg 580
Total 1828 Total 6720

Marge brute de 4892 €

*Source : GAEC des sept chemins, producteurs laitiers et porcins
**Source : CER Bretagne, Production de porcs engraisseurs
Rq. Les frais alimentaires laitiers découlent de l’atelier de transformation, et le concentré céréalier est considéré dans les frais de marge brute pain.

Marge brute miel (30 ruches - 600Kg)

ChargesProduits
Eléments P.U. Prix (€) Eléments Quantité P.U. Prix (€)
Pots (600 pots) 180 Autoconsommation 20 Kg 140
Autocession boulange paysanne (pain d’épice) 80 Kg 7 €/Kg 560
Total 330 Total 4200

Marge brute de 3870 €

*Source, Erwan MORVAN, BPREA apiculture

Marge brute pain (8500 Kg)

ChargesProduits
Eléments P.U. Prix (€) Eléments Quantité P.U. Prix (€)
Bois 17 €/m3 1020 Vente Pain 7500 Kg 3,50 €/Kg 26 250
Charges opérationnelles blé 300 €/Ha 3000 Kg Pain divers 1000 Kg 5 €/Kg 5 000
Sel 10 € / 50 Kg 70 Vente son 2000 Kg 3 €/Kg 6 000
Autocession miel 560
Total 4650 Total 37250

Marge brute de 32600 €

Marge brute Volaille de chair et poules pondeuses (200 volailles)

ChargesProduits
Eléments P.U. Prix (€) Eléments Quantité P.U. Prix (€)
Charges opérationnelles volaille* 3 €/volaille 600 Vente volaille 200 13 €/volaille 2600
Vente œufs 1,5€ les 6 540 810
Total 600 Total 3410

Marge brute de 2810 €

Rq. Le coût alimentaire est pris en charge dans la marge brute pain.
*Source : CER Morbihan, élevage volaille.

Marge brute par activitéMontant (€)
Marge brute lait 27 085
Marge brute porc 4 892
Marge brute miel 3 870
Marge brute pain 32 600
Marge brute volaille 2 810
Total marges brutes 71 251

Ce calcul de marge brute est basé sur une estimation de vente en régime de croisière à partir de la troisième année.

Charges de structure

Charges de structure hors amortissementValeur en euros
Mécanisation (carburant, lubrifiant, entretien de matériel, travaux) 8000
Bâtiment 3000
Foncier (100€/ha) (fermage à charge locative) 3000
Main d’œuvre (charges de MSA abattement pendant 5 ans, charge de personnel) (calcul approché : 36000 x 40%x 65% en 3ème année) 9000
Autres charges 8000
Charges de structure de 1er niveau 31 000
Amortissements 4910
Frais financiers 1873
Total 37 783

Charges liées aux amortissements

ImmobilisationValeur d’achatAnnées d’amortissementAnnuités d’amortissement
Atelier de transformation 9900 20 495
Matériel de transformation 3200 10 320
Magasin de vente 8500 20 425
Véhicule isotherme 4500 5 900
Chambre froide 4700 10 470
Fournil 6500 20 325
Moulin ASTRIE 8500 10 850
Four à pain 6500 10 650
Pétrins 600 10 60
Mélangeur 150 10 15
Matériel récolte miel 1000 10 100
Tank à cidre 3000 10 300
Total 4910

Les annuités d’amortissements seront donc de 4910 € par an pendant, 4010€ les cinq années suivantes puis 1245 € par an, pendant les dix années restantes.

EBE prévisionnel et utilisation

L’EBE correspond à la différence entre la marge brute globale et les charges de structure de 1er niveau (les amortissements ne sont pas pris en compte) :

Marge brute – charges de structures de 1er niveau :

71 251 – 31 000 = 40 251 €
EBE/Production = 49,9 %

Pour 3 UTH, cet EBE permet de faire des prélèvements privés suffisants (3 x 12000 €) et de rembourser les annuités (8873 €). Nous pouvons même conserver une marge de sécurité à hauteur de 4% de l’EBE, qui reste faible mais n’est pas négligeable.

Évolution du bilan

Le bilan sera complètement modifié en raison du changement d’exploitants et de l’appareil de production. Nous noterons principalement :

Au niveau de l’actif :

Forte augmentation des immobilisations, via la construction de l’atelier de transformation, du magasin de vente, du matériel de transformation, du véhicule frigorifique, de la chambre froide.

L’actif circulant va sensiblement diminuer, en effet, L’ancien propriétaire accumulait près de 120 000 € de liquidités, ce qui ne sera pas notre cas.

Au niveau du passif :

Le capital propre de l’exploitation ne variera pas beaucoup en restant autour de 170 000 €.

Nous ferons apparaître une dette à long terme en raison de l’emprunt de 70 000 € que nous comptons contracter, alors que l’ancien propriétaire n’avait souscrit à aucun emprunt.

Taux d’endettement

Le taux d’endettement reste d’une valeur acceptable :

(70 000/204 000)*100 = 34 %

Ce taux d’endettement plutôt faible sera un argument à avancer afin de solliciter l’emprunt de 70 000 €. L’acquisition des bâtiments en autofinancement, sera une garantie réelle pour la banque, de même que l’ensemble des acquisitions qui seront effectuées une fois l’emprunt contracté.


Analyse de résultat, faisabilité et prise de risque


La simulation d’une reprise sur cette exploitation tend à faire évoluer de nombrexu indicateurs.

Sur le pan économique

 Augmentation sensible du chiffre d’affaire ainsi que du nombre d’UTH.

 Marge brute plus forte en proportion du produit total, en raison d’une optimisation des intrants. Ces marges brutes sont également plus diversifiées, ce qui assure une meilleure stabilité à l’exploitation.

 Les charges de structure augmentent, notamment les cinq premières années, mais gardent un niveau cohérent avec les productions et le résultat final.

 Augmentation de l’EBE, mais augmentation également du montant de prélèvement en raison du nombre d’UTH. Augmentation logique des annuités de remboursement, l’ancien propriétaire était installé depuis de nombreuses années, avec un rythme de production stable et peu d’investissements, alors que nous sommes en pleine phase expansive avec une nécessité d’investissement importante les premières années (nous conservons une marge de sécurité).

 Le taux d’endettement était nul, nous faisons le choix d’emprunter afin de réaliser une partie de nos investissements, ce qui le fait logiquement augmenter les dix premières années. Il reste cohérent avec notre indépendance financière (41% du capital total). Nous gardons une possibilité de financement et/ou de remboursement de nos emprunts via une activité professionnelle extérieure les premières années (installation progressive, choix d’une SCEA).

En terme de production animale

 La diversification de nos productions implique un développement de nos compétences. Elle assure une augmentation de notre capacité de production et de notre capacité de prélèvements privés, en cohérence avec l’augmentation du nombre d’UTH.

 Cette pluri productivité stabilise financièrement notre projet (possibilité d’arrêter une activité financièrement peu rentable au profit du développement d’une autre activité particulièrement lucrative). Elle induit cependant des phases de développement progressives, en relation avec notre choix d’installation progressive.

En terme de production végétale

 L’évolution suit logiquement la diversification de nos productions. Les rotations pourraient parfois être problématiques, nous envisagerions dans ce cas de louer des terres annexes, notamment dans le cadre de notre activité céréalière (30 % de nos cultures).

 Sur une approche plus globale, ce projet se structure autour d’une équipe résolument déterminée à suivre les opportunités de l’agriculture de demain : une agriculture respectueuse de son environnement, inscrite dans un lien social et financièrement viable.

 Les différentes phases de concrétisation de ce projet seront relativement longues en raison de notre volonté à garder une réelle indépendance financière, ce qui constitue souvent la clef de voûte de la réussite de tel projet atypiques.

 Le nombre et la diversité de nos productions, nous assure cependant une capacité de production, d’investissement et de remboursement plus grande, et nous permettra de mieux répondre à nos échéances financières.

 Le principe de l’installation progressive nous permet de développer dans un premier temps nos moyens de productions, et de vendre nos produits sous un simple statut de cotisant solidaire. Cela nous permet une prise de risque moins grande et parallèlement, de pouvoir confirmer nos capacités de productions.

 L’installation réelle d’UTH, sous un statut d’exploitant agricole et avec une demande d’une Dotation Jeune Agriculteurs (DJA), sera ainsi réalisée progressivement, en fonction de la maîtrise de nos capacités de productions et de la mise en place d’un réseau de commercialisation local.

Différentes difficultés subsistent

 Trouver une ferme à faible investissement afin de pouvoir en assurer l’autofinancement.

 Mobiliser suffisamment de main d’œuvre dans le cadre des auto constructions prévues (en parallèle du démarrage de nos activités), afin que celles-ci soient compatibles avec l’échéancier que nous nous sommes fixé.

 Réaliser une étude de marché sur les réseaux de vente locale, afin de mieux cibler le marché de l’offre et de la demande, et ainsi pouvoir adapter nos productions initialement prévues pour mieux répondre à la demande et assurer une meilleure intégration dans un territoire.

 Atteindre les volumes de production et surtout de vente escomptés.

 Réussir à dépasser une très probable phase de « vie précaire » avant le retour sur investissement prévu, qui permettra de dégager des prélèvements privés plus importants.

Nous en sommes conscient ce projet est un pari ambitieux, nos chances de réussites sont réelles, mais la phase de démarrage sera déterminante quant à la possibilité réelle de pouvoir développer ce projet comme nous l’entendons.

Épilogue

Aujourd’hui, ce projet à avorté. Nous avons réalisé plusieurs documents pour étayer nos recherches de soutien, et avons effectué des rencontres trimestrielles pour continuer à se voir. Mais au terme des 5 années de préparation de note capital et de nos savoir-faire, la question de la fixation territoriale - alors que nous avions respectivement évolués dans des sphères et des réseaux aux quatre coins de la France voire du globe - nous a empêché de mettre ces projections en application. Aujourd’hui, certains d’entre nous poursuivons cette envie d’installation ou de création d’écolieu.

Pour ma part, installé dans la région nantaise, j’ai la chance de pouvoir occuper un terrain familial de 4ha sur lequel je met progressivement en pratique des activités agricoles selon une approche permaculturelle (poulailler, jardin, ruches, et perspectives diverses et variées). Organisés en collectif informel, nous sommes 7 à profiter à l’année des fruits que nous apporte cette implication en parallèle de nos activités professionnelles respectives.

Notes

[1source : CER Morbihan 2005


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