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Militer pour des cantines bio locales et avec moins de viande

le 17 juillet

Militer pour des cantines bio locales et avec moins de viande

Ces documents annexes viennent en complément au dossier "Des collectifs pour notre alimentation" de la revue Passerelle Eco n°70, dans lequel figure notamment une présentation de la démarche militante du collectif "Pas d’Usine, On Cuisine".

Pas d’Usine, On Cuisine

Présentation en vidéo :

Le collectif a vu son action reconnue et saluée à l’occasion des rencontres nationales du club des territoires « Un plus bio » de 2016, où il a reçu le trophée des « cantines rebelles » dans la catégorie « engagement citoyen », pour le dialogue constructif instauré avec la municipalité des Lilas sur la qualité du contenu des assiettes et la labellisation par l’organisme indépendant ECOCERT des restaurants scolaires de la ville.

Le collectif entend continuer son action, notamment en militant pour la fabrication en régie, par une cuisine centrale publique, des repas des écoles de la ville.

Les 10 lauréats des Victoires des Cantines Rebelles

Décernés par l’association Un Plus Bio, ces prix illustrent la variété et la force des cantines rebelles.

Victoire du courage politique : la Ville de Grande-Synthe (59).

 500 convives, 100 % de produits bio, locaux et régionaux depuis septembre 2011. Près de Dunkerque, dans le Nord, dans un environnement local marqué par un fort chômage (24% de la population municipale) et la précarité sociale (un tiers des habitants vit sous le seuil de pauvreté), la municipalité a décidé de faire de l’alimentation un pivot de l’accès des jeunes générations à une alimentation 100% bio qui consolide la structuration des filières agricoles locales. Sans changer le prix du ticket pour les familles (1,85 € par repas).
 En outre, la ville soutient une politique d’éducation populaire, au travers d’une Université populaire et des maisons de quartier : jardins partagés écologiques, fabrication de produits d’entretien écologique, cours de cuisine autour du bien-être alimentaire.
 Grande-Synthe a été désignée « capitale française de la biodiversité » en 2010. Dans l’actualité politique, la ville de Grande-Synthe est connue pour avoir créé un camp d’accueil de migrants en partenariat avec Médecins sans frontières.

Victoire de l’Engagement citoyen : le collectif « Pas d’usine, on cuisine », Les Lilas (93).

 2 000 convives, cuisine déléguée à une société privée, 10 % de bio. En 2012, quelques parents en mobilisent d’autres pour informer les citoyens qu’une restauration collective éco-responsable est possible. Organisation d’une journée de la transition citoyenne, distribution de tracts, pétition, médiatisation, réunions publiques, contact d’experts, réalisations et projections de films… Peu à peu, un dialogue constructif s’instaure entre parents, élus et prestataire de services.
 Valeurs défendues : « Que tous les enfants – riches ou pauvres – puissent bénéficier d’un repas de qualité le midi à la cantine, recevoir une éducation au goût et nutritionnelle (provenance des aliments, moyens de productions utilisés, équilibre alimentaire, découverte de la cuisine alternative et des plats végétariens…), prendre conscience du gaspillage alimentaire (sans pour autant les culpabiliser) et de la revalorisation des déchets organiques. Également que tous les personnels de cuisine et de service aient un métier valorisant dans l’élaboration de recettes maisons avec des produits frais, bio-locaux, et dans l’éducation des enfants… »

Approvisionnement responsable : le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques (64).

 18 700 convives (16 000 collégiens, 1 500 écoliers, 1 200 personnes âgées). Sur 40 collèges engagés, chacun disposant d’une cuisine autonome, le Département affiche 14 % de produits bio et 22 % de produits locaux. Démarche qui fédère la profession agricole et les associations de producteurs au travers d’un réseau de 140 fournisseurs locaux.
 Un conseil départemental n’a pas directement la main sur les commandes alimentaires, réservée aux gestionnaires d’établissements, mais il peut mettre en œuvre une politique de sensibilisation, d’encouragement et de soutien. Les retombées économiques d’une alimentation de qualité plus locale ont été évaluées à 1,9 M € pour le territoire en 2015 et la démarche s’étant aujourd’hui à certaines villes du département qui souhaitent bénéficier de la dynamique.

Ambition pédagogique : la Ville de Mouans-Sartoux (06).

 1 000 repas par jour, 100 % bio dont plus de 50 % en local. Mouans-Sartoux est connue pour avoir mis en place la première régie agricole pour se fournir en légumes biologiques qu’elle ne trouvait pas sur les marchés locaux. Pour cela, elle a préempté un domaine agricole qui était livré à la spéculation foncière : entre Cannes et Grasse, dans l’arrière-pays de la Côte d’Azur, le foncier est généralement rare et cher.
 L’éducation à l’alimentation durable passe par un accompagnement pédagogique soutenu durant les repas en présence d’animateurs (découverte des goûts et des saveurs, choix de la juste portion, tri des déchets…). Une information régulière est envoyée aux parents d’élèves via messagerie et internet avec suggestions de menus du soir.
 Le domaine agricole de Haute-Combe reçoit et organise régulièrement des visites de scolaires, de représentants de collectivités locales extérieures et de médias pour diffuser les bons leviers et les exporter les bonnes pratiques. En 2016, la Ville crée la Maison de l’éducation à l’alimentation durable.

Bio au juste prix : Réseau Croc La Vie.

 2 100 convives desservis dans 110 crèches en Nord-Pas-de-Calais (Hauts-de-France) avec une offre 100 % bio.
 Origines du boeuf et du porc, des yaourts et crèmes fraiches, du pain, des ovo-produits : 100 % local. Fruits et légumes : 50 % local. Pour le reste des produits, recours à l’extérieur.
 Choix assumé de payer au juste prix les produits dans le cadre de l’économie sociale et solidaire et « positionnement tarifaire très légèrement au-dessus de celui pratiqué par nos confrères mais pour du 100 % bio ».

Santé dans l’assiette : Foyer du Romarin (Ehpad) à Clapiers (34).

 95 convives de 80 à 102 ans. 62 % de bio dont plus de 20 % en local (poulets, légumes, œufs, jus de fruit et pain). La cuisine, dirigée par René Galibert, est dépourvue de matières issues de l’agroalimentaire transformé, pas de produits chimiques, pas de graisse de palme, plats 100 % faits maison de l’entrée au dessert, suivi quotidien de l’appréciation par retour du personnel de service afin d’identifier les plus et les moins pour poursuivre une amélioration continue et une prise en compte personnalisée des goûts.
 Cuisine labellisée « En cuisine » niveau 3 par Ecocert.

Cuisine vivante : la Ville de Manduel (30).

 430 repas, 19 % de bio et 10 % bio local. Approvisionnement sans intermédiaire pour les fruits, légumes, volailles et huile d’olive. Contact direct, convivial et éducatif avec les 240 scolaires, formations des cuisiniers à la cuisine alternative, réduction de la part de la viande (trois repas sans produits carnés par mois), existence d’une légumerie pour accueillir les denrées de saison livrées en vrac.

 Recherche permanente de producteurs et exigence de proposer aux enfants de nouveaux produits. Le chef de la cuisine Lionel Senpau s’emploie à développer une cuisine créative tout en maîtrisant les coûts.

Territoire en transition : la Ville d’Ungersheim (68).

 550 convives, 100 % de bio depuis 2009 dont 75 % de local. Cuisine gérée par une association d’insertion par l’économie et la formation.
 Démarche globale de transition non seulement énergétique mais qui repose aussi sur un concept de transformation sociale voulue par les citoyens. Des idées ont été réfléchies, débattues et concrétisées par eux en engageant leurs élus. Ainsi, le conseil participatif a lancé 21 actions pour le XXIè siècle fondées sur les principes de l’autonomie intellectuelle, de l’indépendance énergétique et de la souveraineté alimentaire.
 Création d’une régie agricole sur le territoire et d’une conserverie-atelier de transition. La commune est l’objet du dernier long métrage de Marie-Monique Robin, en salle le 23 novembre 2016.

Alternative au menu : la Ville de Bègles (33).

 2 250 convives, plus de 30 % de produits bio dont 70 % locaux. La Ville propose un double menu équilibré quotidien, l’un avec viande et l’autre sans. Cette orientation permet à chaque individu d’exprimer son choix sans frustration pour favoriser l’éveil de sa curiosité par la découverte de nouvelles recettes et favoriser plus largement la tolérance du choix de l’autre dans un cadre laïque.


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