Passerelle eco

Pratiques et Contacts pour Vivre Ensemble sur une Même Planète

La revue Passerelle Eco : sommaire des numéros, compléments d'info, bulletin d'abonnement à imprimer ...

Actualité du réseau éco

Réseaux

Quelques écolieux

Des reportages et les annonces du réseau éco et de la dynamique écovillage en France : écolieux de vie, projets d'écovillages, écofermes pédagogiques, personnes ressources ou en recherche, entreprises, centres de formations, etc... Plusieurs rubriques sont consacrées aux écovillages en germe ou en devenir, car ces initiatives font converger l'ensemble des aspects de l'écologie pratique : l'actualité, leurs activités, rencontres, chantiers ou échanges proposés.
Dossiers thématiques : depuis les statuts de la loi de 1901, l'alimentation, la construction saine, l'habitat léger, le carburant tournesol ...
Annonces, photos, comptes rendu des rassemblements, rendez-vous, festivals, colloques, manifestations...
- des fiches pratiques et des recettes - le site Nima'Sadi de partage et d'expérimentation sur autoproduction - les activités associatives de Passerelle Eco.
Vous êtes ici > Accueil > Thématiques > Alimentation
Contrôles inopérants : et si on taxait la viande ?

le 10 avril 2013

Contact

Contrôles inopérants : et si on taxait la viande ?

Suspicions fortes sur l’entreprise Spanghero dans le dossier « viande de cheval » : la fraude pourrait bien s’être produite au sein de la filière française... L’affaire fait en tout cas la lumière l’opacité de la filière viande et l’inaptitude des autorités à exercer un contrôle sur ses pratiques. Dans les élevages français et les abattoirs, on ne compte pas les infractions.

Une solution : taxer la viande

Suspicions fortes sur l’entreprise Spanghero dans le dossier « viande de cheval » : la fraude pourrait bien s’être produite au sein de la filière française... L’affaire fait en tout cas la lumière l’opacité de la filière viande et l’inaptitude des autorités à exercer un contrôle sur ses pratiques. Dans les élevages français et les abattoirs, on ne compte pas les infractions.

Pour Brigitte Gothière, porte-parole de L214 « élevages et abattoirs français bénéficient copieusement des largesses des autorités en matière d’inspection. Dans un contexte où les infractions impunies sont légion, les animaux sont les premières victimes directes. »

Une solution pour financer des inspections sérieuses et régulières : taxer la viande.

Défaillances relevées par l’OAV

Depuis des années, l’Office Alimentaire et Vétérinaire européen pointe des irrégularités dans la production de viande en France et les défaillances du système de contrôle et de sanction mis en place par les autorités.

Dans le rapport d’audit effectué en France du 23 janvier au 3 février 2012 afin d’évaluer les contrôles officiels de la sécurité des aliments et des critères d’hygiène des procédés, on trouve les conclusions suivantes :

« Les contrôles ante mortem et post mortem étaient effectués couramment par des auxiliaires dans les abattoirs pour viande rouge de faible capacité sans la supervision d’un vétérinaire officiel (le vétérinaire officiel n’était pas sur les lieux) »

« (...)Les fréquences d’inspection appliquées dans certains secteurs de transformation des aliments étaient beaucoup plus faibles que celles déterminées au niveau national, et donc inadéquates. »

Le rapport d’audit concernant une mission effectuée en France du 1er au 12 février 2010 en vue d’évaluer la mise en oeuvre des contrôles relatifs au bien-être des animaux dans les élevages et pendant le transport, présente, lui, les conclusions suivantes :

« L’Autorité compétente n’a pas remédié à des manquements importants constatés dans le domaine des poules pondeuses et des porcs. »

« Les élevages non-conformes ne faisaient pas l’objet d’un suivi. »

« Les mesures prises par l’autorité compétente en cas de non-conformité sont insuffisantes pour s’assurer que les opérateurs corrigent la situation. La longue procédure de sanction généralement combinée à des amendes relativement faibles, conduit à des résultats non-dissuasifs. »

« (...) L’efficacité des contrôles n’est pas suffisamment vérifiée. »

« des constats de non-conformités déjà soulignés dans le précédent rapport persistent, et des manquements dans les lignes directrices combinés à des mesures d’application déficientes résultent en des défaillances majeures dans le secteur porcin (...) »

Sonnette d’alarme des inspecteurs vétérinaires

Avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la situation en France ne risque pas de s’améliorer. Une situation rapportée par le Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV) dans les termes suivants, le 12 février 2012 :

« Alors que les enjeux sanitaires et sociétaux sont toujours plus importants et que les moyens affectés au service public, en charge du respect des règles sanitaires, sont en France très inférieurs à ceux des autres pays industrialisés, le SNISPV déplore la réduction massive des effectifs depuis 2004. »

« Cette réduction ne permet plus aux services vétérinaires départementaux d’assurer correctement le contrôle du respect de la réglementation »

« La situation n’a jamais été aussi préoccupante. »

Communiqué du SNISPV, 12 février 2012

Des abattoirs sans vétérinaires : place à l’auto-contrôle

Un décret passé dans la discrétion et mis en Šuvre depuis septembre 2012 permet à des industriels français d’abattre les poulets et lapins sous le seul contrôle des employés et sans vérification de l’État. Une mission de service public confiée à l’industrie, en dépit du conflit d’intérêt manifeste entre la recherche de rentabilité et l’attention aux exigences réglementaires de protection animale et de salubrité.

Communiqué intersyndical, 18 février 2012 :

« de nombreux rapports officiels constatent depuis plusieurs années l’insuffisance des moyens et le non-respect des règles fixées pour les contrôles indispensables à la protection de la santé publique et à la sécurité du consommateur, ce qui se traduit aujourd’hui en France par une absence quasi totale d’inspection dans de nombreux abattoirs de volailles, et l’impossibilité dans certains établissements de réaliser l’inspection des animaux vivants avant leur abattage »

Protection animale : un contrôle tous les 147 ans

C’est le taux d’inspection en élevage le plus bas de toute l’Union européenne : un rapport de la Commission européenne (1) avance un taux de contrôle des normes de protection animale en élevages de veaux, de porcs et de poules pondeuses français de 0,68%. A ce rythme, un élevage peut se préparer à un contrôle... tous les 147 ans. Ce taux est inférieur à l’objectif déjà dérisoire fixé à 1% par les autorités françaises.

Le 28 janvier des chiffres officiels ont confirmé que la France ne s’est pas conformée à l’interdiction de bloquer les truies à vie dans des cases individuelles qui les privent de tout mouvement. Cette situation concerne 28% des truies en élevages français.

Le même constat avait été dressé en 2012, à propos de l’interdiction des cages conventionnelles pour les poules pondeuses. Les trois-quarts des canards gavés en France pour le foie gras le sont en cages individuelles, avec l’accord des autorités françaises, alors qu’elles sont interdites en Europe depuis le 1er janvier 2011.

Alors que François Hollande salue « la réactivité des services » et « la volonté des ministres de prononcer des sanctions lorsque l’enquête aura établi des responsabilités », et que le ministre Benoit Hamon se propose « d’assainir la filière », on ne peut que continuer à douter de l’avenir au vu du laxisme qui affecte habituellement les dossiers concernant la filière viande. Taxer la viande

Il y a une solution pour financer des contrôles effectifs et efficaces de l’application des normes de protection animale et de sécurité sanitaire dans les filières de productions animales : taxer la viande du montant nécessaire pour financer des inspections sérieuses et régulières, suivies de poursuites effectives en cas de constat d’infractions.

Les risques liés à la viande sont inhérents à sa production, tout autant que les infractions aux normes de protection animale dans un contexte où la viande est une marchandise et où les producteurs et transformateurs sont en concurrence pour gagner des parts de marché. Il est donc juste que consommateurs et entreprises de la filière viande assument le coût des contrôles nécessaires. Que cela entraîne une régression de la consommation de produits animaux ne peut que bénéficier à la santé publique, à la planète et aux animaux : une taxe sur la viande a déjà été préconisée en janvier par des experts du Conseil suédois de l’Agriculture en raison de ses effets néfastes sur l’environnement.


4 votes
Répondre à cet article
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, insérez une ligne vide entre eux.


Contact                    
Recherche sur le site :

Recherche dans la revue :

www.ecovillageglobal.fr

le site de l'écovillage global des lecteurs et annonceurs de la revue Passerelle Éco

PASSEZ UNE ANNONCE

Recherche Logement (Habitat Léger dans le 29)

Demande : Bonjour, Je cherche un logement dans le Finistère sud ( ouest et sud de Quimper ). Personne seule et tranquille, sans animaux ni alcool ni tabac. Merci pour votre réponse. MICHEL 06 81 72 (...)

Recherche une Yourte (Habitat Léger dans le 29)

Demande : Bonjour, je recherche une yourte pour y faire mon habitation à l'année. J'ai un emplacement pour la mettre en Bretagne, Finistère nord. Toutes propositions est bonne à prendre, alors (...)

Habitat Partagé ou Écolieu (Graines d’Avenir dans le 76)

Projet  : HG sur qq ha proche Serqueux. ♦  espaces naturels préservés, autonomie de chacun et partage d'espaces réfléchis collectivement cherchons  : co-investisseurs

Demande Concernant une Future Installation en Éco-Village (Graines d’Avenir dans le 94)

Projet : Bonjour, propriétaire d un T2 à Vitry-sur-Seine j envisage à moyen terme d'aller m installer en province en France (je ne sais pas encore où exactement) Je souhaite acheter un terrain de (...)

Se Libérer des Jugements, Renforcer la Confiance en ses Capacités (Arts de Vie dans le 35)

Projet : Stage de développement personnel, alliant apports théoriques, temps pour soi, balades en forêt, et exercices pratico-pratiques, sur 3 jours, en groupe jusqu'à 10 personnes. Le stage se (...)

Invitation à un Week-End Jardinage (Ecolieux existants dans le 60)

Projet : Du 25 au 29 octobre nous vous invitons à participer à la préparation du Jardin de l’association ChezNous Mareuil, lieu d’hospitalité, de création et qui a comme objectif de servir au (...)

Vivre de Manière Choisie, sur une Même Planète (Arts de Vie dans le 30)

Projet  : retour aux sources, à la vie campagnarde, Cherche  : lieu d’accueil gracieusement au travers d’un site naturel à ré-animer par échange de ma présence, 2h de route maxi à la ronde de Nîmes. ♦  (...)

Noël Autrement ? (Contacts)

Projet : Bonjour, je suis un homme de 45 ans, j'habite dans l'Essonne... je me demandais si d'autres personnes éloignées de la sur-consommation ambiante seraient intéressées pour partager un "Noël (...)

Cherche Logement Sud Toulouse (Recherche location dans le 31)

Projet : Bonjour, Nous déménageons dans la région sud toulousaine à la fin octobre. Nous sommes un couple avec un enfant, qui venons par ici pour nous rapprocher de nos deux grands loulous. Nous (...)