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Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c'est pas encore ça... :

le 17 décembre 2008

ARTICLES

Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

Culture des sapins de Noel

Sur les 5,5 millions de sapins commercialisés chaque année en France, 1,2 à 1,3 million sont issus du Morvan.

Sur certaines publicités pour les Sapins de Noël du Morvan, il est indiqué que le producteur a choisi de limiter l’utilisation d’engrais lors de la culture de sapins. Cela signifie, comme pour l’agriculture ’raisonnée’, qu’il n’utilise pas plus de produits chimiques qu’il n’est recommandé par le fabricant de l’engrais... c’est à dire beaucoup trop pour l’environnement !!

Pourtant, la culture du sapin de Noêl à des conséquences assez néfastes pour l’environnement, par exemple sur les sources. Les sapins sont traités et les eaux de ruissellement entraînent les produits phytosanitaires vers les sources et les ruisseaux. Le sapin de Noêl est donc un problème lorsqu’il est traité, au même titre qu’une plantation de maïs.

Les produits phytosanitaires et les engrais ne sont pas les seuls incriminés : il y a aussi les régulateurs de cvroissance, qui assurent au sapin la forme conique typique attendue et une densité de branchage optimale pour y accrocher guirlandes et boules de Noel.

Et ces produits ont des tendances cancérigènes ! Le Parc du Morvan, pourtant grand promoteur du sapin, nous apprends ainsi que [1]) :

Afin d’obtenir une croissance apicale contrôlée des arbres de Noël, des régulateurs de croissance chimique sont parfois appliqués en plus des engrais et pesticides divers. Il s’agit la plupart du temps de molécules inhibant la synthèse des gibbérellines, ces hormones végétales favorisant l’élongation cellulaire.

Toutefois ces produits ne sont pas sans poser un certain nombre de problèmes : du point de vue toxicologique, le daminozide est suspecté de cancérogenèse.

Enfin sur le plan environnemental, si ces molécules sont relativement peu toxiques pour la faune aquatique, elles sont en revanche souvent très hydrosolubles et ont des coefficients d’adsorption faibles, ce qui augmente le risque de transfert dans les cours d’eau.

Pas joli joli le sapin de Noël !

Coupes rases et plantations intensives de douglas

Le sapin de Noël n’est pas le seul en cause dans le bouleversement des paysages du Morvan : le pin ou le sapin sont également utilisés pour les charpentes, pour faire des palettes ou plus souvent, juste pour faire de la pâte à papier.

Le pin douglas est une introduction artificielle et très récente dans le Morvan et il est étonnant que le Parc du Morvan en fasse la promotion au détriment des forêts de feuillus variés. La biodiversité est pourtant incomparablement plus élevée dans une forêt de feuillus que dans une plantation de sapins, ... et la promenade y est bien plus agréable également !

La monoculture du sapin ou du douglas se fait généralement suite à la coupe à blanc de l’ancienne forêt biodiverse de feuillus. Pour empêcher les anciens feuillus de repousser, les souches sont arrachées. C’est une destruction totale du biotope et de l’écosystème.

Enfin, la culture du douglas vise le maximum de profit au plus court terme, un peu comme à la bourse, où on voit ce que ça donne après quelques cycles de profits !

En ce qui concerne la culture intensive, voici les mécanismes qui mènent à la catastrophe :

 Pour un profit plus rapide, les pins sont coupés dés qu’ils sont grands, mais bien avant qu’ils n’aient atteint leur véritable maturité.

Or, pendant leur phase adulte, ils ne croissent plus mais se renforcent simplement : le bois devient de plus en plus solide.

Du fait que les bois sont collectés le plus vite possible, ceux-ci sont très jeunes, ils n’ont pas eu le temps de la maturation qui en renforce la structure. Cela prête peu à conséquence pour faire de la pâte à papier, mais si c’est pour de la charpente, elle sera moins résistante et le bois se conservera mal dans le temps (résistance à l’humidité ou aux vermines)... et les maisons sont moins durables !

 Par ailleurs, c’est pendant leur phase de croissance que les pins puisent le plus de nutriments du sol tandis que c’est pendant leur maturité qu’ils restituent progressivement des éléments à leur environnement.

Or aussitôt les arbres coupés, très jeunes donc après qu’ils aient bien épuisés le sol, et à peine le bois évacué, les forestiers souvent replantent aussitôt sur place une nouvelle génération de pins d’une seule espèces de résineux plantée comme un champ de maîs. Pour cela, ils n’attendent pas ! Ils ne font ni jachère, ni rotation des espèces, dont pourtant n’importe quel jardinier sait qu’elles sont nécessaires pour maintenir la fertilité d’un sol !!

En conséquence, le sol s’épuise. La stérilité menace en 2 ou 3 générations ... :-(

Comme on le voit, tant pour les charpentes que pour le biotope, ce modèle n’est absolument pas durable.

Alternatives

Il y a des alternatives cependant.

Bois durable

Le changement climatique est dorénavant sur toutes les lèvres. Dans ce cadre, le bois est légitimement perçu comme le matériau d’avenir : renouvelable, il capte le CO2 atmosphérique pour sa croissance, et évite le recours à d’autres matériaux dont la fabrication nécessite beaucoup d’énergie et génère d’importants rejets de gaz carbonique. C’est donc un acte citoyen et responsable ... à condition que le bois soit issu de forêts gérées durablement…

Pour les collectivités, PEFC Belgium a élaboré un ‘Guide des achats publics de bois durable’ [2]. Pour les communes, c’est un premier pas, concret, vers une une démarche de consommation responsable.

Forêts durables et biodiverses

Le Groupement Forestier pour la Sauvegarde des Feuillus du Morvan réalise une gestion écologique de la forêt sur plus d’une centaine d’hectares. Les forêts restent belles, et en plus c’est rentable !

Les objectifs du groupement forestier sont :

 Acheter des parcelles qui se distinguent par une grande diversité arbustive et de milieu, devant être protégées d’une exploitation intensive mais également d’acquérir des parcelles de résineux afin d’y réimplanter des feuillus.

 Démontrer qu’une gestion respectueuse de la forêt est rentable (engagement d’une sylviculture)

 Sauver de la coupe rase des peuplements de feuillus ou mélangés, d’un bon avenir, et qui ont un intérêt patrimonial ou paysager

 Ralentir et pourquoi pas bloquer l’évolution inquiétante de l’enrésinement des forêts du Morvan

 Avoir une position de propriétaire auprès des instances forestières.

Le groupement gère déjà cinq forêts en Morvan pour un total de plus de 100 hectares, mais cela ne concerne encore qu’une très faible partie de la forêt du Morvan, et de nombreux hectares de biodiversité feuillue sont encore menacés.

Pour participer à l’achat de futures forêts à sauver, vous pouvez acheter des parts de ce Groupement Forestier ... et même éventuellement les offrir comme cadeau de Noël écologique et éthique !

Il y a aussi des alternatives au sapin de Noël.

Par exemple, les enfants de l’école Jules Ferry de Bagnolet ont fabriqué eux-même un sapin 100% recyclé ... à base de déchets brillants de toute sorte !

Par contre, évitez les sapins artificiels

En ce qui concerne les gaz à effet de serre, le sapin de Noel naturel a moins d’impact sur l’environnement que le sapin artificiel. C’est confirmé par une très sérieuse analyse du cycle de vie [3] que Ellipsos, une firme québécoise d’experts-conseils en développement durable, a réalisé.

Les résultats révèlent que le recours à un arbre naturel, venant de la région (moins de 150 km) et acheté à un magasin génère 3,1 kg de gaz à effet de serre tandis que le recours à un arbre artificiel généralement made in china en émet l’équivalent de 8,1 kg par année. Cela tient compte du fait que la durée de vie moyenne d’un arbre artificiel est de 6 ans. Pour faire aussi bien avec un sapin artificiel, il faudrait conserver son arbre artificiel durant au moins 20 ans ! Le sapin naturel a toutefois légèrement plus d’effets négatifs sur la santé humaine et est nettement plus dommageable pour les écosystèmes où on le cultive.

Attention aux priorités quand même : ce choix ( sapin naturel / sapin artificiel / pas de sapin ) est moins lourd dans ses conséquences que le choix de faire usage du vélo ou de la voiture pour se rendre à son travail : le mode de locomotion retenu a des conséquences bien plus importantes pour l’empreinte écologique.

Crédit photos : l’école Jules Ferry de Bagnolet


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  • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

    Le 22 décembre 2019, par Reporterre

    Sapins de Noël : excédé par les pesticides, il a tiré au fusil sur une cuve d’épandage

    Article de Gaspard d’Allens pour Reporterre)

    Un sapin de Noël sur quatre provient du Morvan. Ils y poussent sous perfusion d’engrais et aspergés de produits phytosanitaires. Excédé de voir ses abeilles mourir, Roger a tiré au fusil sur une cuve d’épandage de pesticides traitant les parcelles voisines de chez lui. Son acte a révélé le ras-le-bol des habitants de la région face à cette activité industrielle.

    Roger Prigent n’en pouvait plus. Le 14 juin 2019, excédé après des années à ruminer sa colère, il a pris son fusil et tiré dans une cuve d’épandage de pesticide. Cet apiculteur retraité de 67 ans avait déjà subi plusieurs faillites, vu son cheptel mourir et son activité s’écrouler. À cinq reprises en moins de quinze ans. « Là, je suis sorti de mes gonds, dit-il à Reporterre au téléphone. On nous empoisonne. Mes abeilles, c’est ma vie. »

    Dans le massif du Morvan, à Marigny-l’Église (Nièvre), ses voisins cultivent des sapins de Noël. Loin de l’image bucolique qu’elles peuvent véhiculer, ces plantations sont devenues intensives. En France, un sapin vendu sur quatre vient de la région. Soit plus de 1,2 million chaque année. Ces champs d’arbres, tracés au cordeau, sont traités comme des parcelles de maïs, arrosés, sous perfusion d’engrais et aspergés de produits phytosanitaires.

    « Quand ils épandent des pesticides, le nuage s’étire parfois sur un kilomètre, raconte Roger. Ils utilisent des fongicides, des herbicides, et même du glyphosate. » L’apiculteur habite à quinze mètres de la parcelle. « Ça se passe sous nos fenêtres. On respire tous les résidus toxiques. » Il y a quelques années, Roger a même attrapé un cancer. « Je peux rien prouver mais je suis sûr que c’est lié. À une époque, ils passaient le pulvérisateur toutes les deux semaines. »

    Selon l’apiculteur, les pesticides sont responsables de la mort de nombre de ses abeilles.

    Marigny-l’Église se situe dans un coin vallonné de la Nièvre, au cœur du parc naturel régional du Morvan. Un comble pour l’apiculteur. « Comment le Parc naturel a-t-il pu cautionner ces pratiques agro-industrielles ? », s’interroge-t-il. Depuis quelques décennies, le bocage s’est transformé. Les élevages de charolais ont cédé la place au sapin. Une culture devenue aussi rentable que la vigne. Elle rapporte dans les 4.000 euros l’hectare.

    « À côté de chez moi, les planteurs ont arraché des haies, canalisé des sources et drainé des zones humides. Ils ont même coupé à ras une parcelle de forêt et labouré les prés pour installer leurs sapins, explique Roger. Le terrain est en pente, alors tous les pesticides s’écoulent dans le lac du Crescent. J’ai alerté les autorités, la gendarmerie, le préfet, le conseil général, le député, les organismes de la protection de l’eau, le Parc… Mais personne ne bouge », regrette-t-il.

    L’apiculteur se sent esseulé. Il ne pèse pas grand-chose face à ce secteur économique grandissant. Au mois de novembre, à Planchez-en-Morvan, à quelques kilomètres de Marigny-l’Église, une soixantaine de camions partent chaque jour remplis de sapins pour inonder le marché français, les magasins Truffaut, Carrefour ou Bricorama.

    « Je vais pas laisser ma famille se faire contaminer »

    Au cours d’un énième épandage, l’apiculteur a explosé. « Il était six heures du matin, je me dirigeais vers les ruches et j’ai vu mes voisins dans un tracteur en train de pulvériser des produits phytosanitaires et du soufre. » L’homme a d’abord fait de grands signes, leur a demandé d’arrêter. Sans résultat. « Je voudrais au moins qu’ils me préviennent. Ils ne peuvent pas faire ça impunément. Mes abeilles étaient de sortie. Je ne savais pas si elles reviendraient le soir. »

    L’homme est allé chercher son fusil et a tiré dans la cuve remorquée par le tracteur. « Je ne suis pas un illuminé, se défend-il. J’ai tiré simplement sur un morceau de plastique. C’était le seul moyen de me faire entendre, une forme de légitime défense. Je ne vais pas laisser ma famille se faire contaminer. Mon fils vient de s’installer en agriculture biologique juste à côté. »

    « En France peu de gens savent que les sapins de Noël sont cultivés de manière industrielle. »

    Le 12 novembre 2019, Roger était entendu au tribunal correctionnel de Nevers. Le Morvandiau de 67 ans a voulu transformer ce procès en diatribe contre les pesticides. Mais le président n’a eu de cesse de lui répéter qu’il était là pour répondre de ses actes. « L’audience ne porte pas sur le bien fondé de l’épandage », a-t-il tranché.

    Fragilisé, Roger s’est enfermé. Son avocate, Me Élodie Picard, a affirmé au cours du procès que son client n’avait « pas d’autre choix. Soit il se tirait une balle dans la tête, soit il tirait dans la cuve. Heureusement qu’il a tiré dans la cuve ! »

    Un mois plus tard, Roger confie à Reporterre avoir songé au suicide. « J’ai failli sombrer », dit-il pudiquement. L’apiculteur a été condamné à six mois de prison avec sursis. Il a l’interdiction d’entrer en contact avec un membre de la société et de porter une arme pendant cinq ans. Il devra également débourser 6.000 euros au titre des préjudices moral et matériel et pour les frais de justice.

    « C’est énorme compte tenu de mes faibles revenus, déplore-t-il. Sur quinze ans, après avoir retiré 20 % de perte due à la mortalité naturelle des abeilles, j’estime à 170.000 euros la perte d’exploitation due aux produits phytosanitaires employés par les planteurs de sapins, calcule-t-il. Moi, je n’ai jamais été indemnisé. »

    « Le sapin reçoit entre 80 et 100 traitements chimiques dans sa vie »

    Localement, cette histoire a fait bouger les lignes. Roger est soutenu par plusieurs dizaines de personnes. Une pétition a été lancée. « On fait circuler une caisse de solidarité. On essaye d’être autour de lui. Je vends ses pains d’épices sur les marchés, raconte Marie-Anne Guillemain, une céramiste membre de l’association locale Adret Morvan.

    Des plantations d’arbres de Noël à Anost (Saône-et-Loire). L’affaire reflète un sentiment de ras-le-bol plus général exprimé par de nombreux habitants de la région. « En France, peu de gens savent que les sapins de Noël sont cultivés de manière industrielle. On croit tous que c’est naturel et respectueux de l’environnement, mais c’est faux », s’exclame Marie-Anne, également animatrice du livret forêt à la France insoumise.

    « En moyenne, un sapin en conventionnel reçoit dix traitements par an. Des fongicides, des herbicides, du glyphosate, énumère Hugo Querol, un professionnel du secteur qui s’est lancé dans le sapin de Noël bio. « L’arbre est coupé entre 8 et 10 ans. Il aura donc reçu entre 80 et 100 traitements chimiques au cours de sa vie. C’est considérable. »

    Des hormones de croissance sont également utilisées pour donner du volume au sapin et lui assurer sa forme conique. Or, ces produits ont des tendances cancérigènes. Comme nous l’apprend le parc du Morvan : Afin d’obtenir une croissance apicale contrôlée des arbres de Noël, des régulateurs de croissance chimique sont parfois appliqués en plus des engrais et pesticides divers. Il s’agit la plupart du temps de molécules inhibant la synthèse des gibbérellines, ces hormones végétales favorisant l’élongation cellulaire. Toutefois, ces produits ne sont pas sans poser un certain nombre de problèmes (…) Du point de vue toxicologique, le daminozide est suspecté de cancérogenèse. »

    Quelques scandales ont d’ailleurs éclaté.

    En 2010, une étude de l’Agence régionale de santé a révélé que des traces de pesticides avaient été retrouvées au niveau d’un captage d’eau potable à Champeau-en-Morvan. Le produit incriminé est du « dichlobénil », un puissant herbicide, possible cancérogène, utilisé dans les monocultures de sapins. La substance a été interdite depuis 2012 mais la pollution est toujours présente localement.

    « Aucune enquête sanitaire n’a été faite, dit Hugo Querol. Mais on peut imaginer qu’un sapin, après avoir été coupé, peut continuer à exhaler des substances chimiques, d’autant plus dans une zone confinée, à proximité d’un poêle ou d’une source de chaleur. »

    De son côté, Roger milite désormais pour que les traitements chimiques soient interdits à proximité des zones d’habitation. « C’est quand même fou d’en arriver là, pour une belle fête comme Noël. »

    Article de Gaspard d’Allens pour Reporterre https://reporterre.net/19331

    • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

      Le 2 janvier, par cottin

      Ingénieur en agriculture et producteurs de sapins en bio dans le Morvan, je suis persuadé qu’il convient de travailler pour diminuer voire arrêter les pollutions. En aucun cas, les fausses informations ne font avancer les choses : Ce soit-disant professionnel du secteur affirme que 80 à 100 traitements seraient appliqués. Demandez lui quels sont ces produits. Il existe aujourd’hui un groupe 30000 de producteurs qui travaillent avec les techniciens bio de Bourgogne et qui connaît parfaitement ce qui se fait et ce qui doit être fait. Le but de ce site ne semble pas vouloir dire la vérité mais s’appuie sur des affirmations orientées et mensongères. Une dernière chose : Que penser de l’utilisation par certains éleveurs de R-Up sur les haies, de semences enrobées de saloperies et d’organo-chlorés. Bien sûr, c’est moins spectaculaire.

      • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

        Le 2 janvier, par JLuc (Passerelle Eco)

        Une fois qu’une coupe rase est faite, le mal est fait, que la plantation qui suit soit bio ou pas.

        Mais ces articles ne parlent pas des sapins bio, ultra-minoritaires. Par ailleurs "travailler avec avec des techniciens bio", comme vous dites, ne veut pas dire faire du bio... ni même écouter les conseils et recommandations. D’ailleurs pouvez-vous, vous, communiquer la liste de ces 30000 prétendus producteurs ? On verra bien...

        • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

          Le 2 janvier, par Cottin

          Deux précisions : Les groupes 30 000 sont les paysans qui travaillent à la réduction des intrants.Ces programmes sont sur trois ans et sont très officiellement contrôlés.Ce groupe est en rapport avec d’autres groupes en France sur des productions diverses.(Allez voir sur le site du ministère) Il est vrai que tous ne vont pas aller vers le bio et je le regrette mais ils travaillent réellement à la réduction des intrants : desherbage mécanique, engrais verts, engrais organiques...

          Vous confondez encore coupes rases et sapins de Noël : Les coupes rases font partie des terres réservées à la forêt et il est interdit de les remplacer par des sapins de Noël qui se font uniquement sur des terres agricoles. Par ailleurs, je suis depuis longtemps un opposant aux coupes rases hors maladies.

          Enfin sur mon village, les trois producteurs de Noël n’utilisent pas de produits chimiques de synthèse mais ils sont fatigués d’être stigmatisés par des affirmations encore une fois orientées et généralisatrices.

          • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

            Le 8 janvier, par JLuc (Passerelle Eco)

            Sur le site biobourgogne, il est question du "Groupe 30 000 Sapins de Noël". C’est 30000 sapins en fait, pas 30000 producteurs LOL. On voit les producteurs concernés sur leur facebook

            C’est très bien d’évoluer vers le naturel. Pas la peine d’en rajouter et d’en faire une fake news.

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            • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

              Le 12 janvier, par Cottin

              Le groupe 30000 est une dénomination officielle qui regroupe diverses productions dont le sapin. En ce qui concerne les fake news que je préfère appeler mensonges, ils se trouvent un peu plus haut dans vos affirmations gratuites : Tous les producteurs rigolent quand vous affirmez 80 à 100 traitements au cours de la vie d’un sapin. Vérifiez ce que vous dites : quels produits, quelle fréquence de traitement, quel coût ? Vérifiez les produits encore autorisés pour mes collègues en conventionnel sur le sapin ( Bien moindre que dans les autres productions agricoles qui se mangent ) et arrêtez de cautionner des gens qui s’expriment avec des armes à feu. J’ai des rûches dans mes sapins et ne suis pas le seul. Le combat pour l’écologie souffre des excès et des raccourcis et ce n’est pas en relayant des approximations que l’on pourra le gagner.

              • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

                Le 12 janvier, par JLuc (Passerelle Eco)

                Voici un extrait de l’étude citée :
                « Le désir de réguler la croissance apicale des arbres de Noël répond à des exigences de qualité émanant du consommateur. En effet, la plupart des clients veulent un arbre harmonieux avec une distance égale entre les verticilles. Ils recherchent des arbres denses pourvus de nombreuses branches afin de pouvoir y accrocher des décorations.

                Dans le cadre de la production du sapin de Nordmann, cette demande est difficile à satisfaire en raison des particularités physiologiques de cette essence. En effet, le sapin de Nordmann grandit lentement dans les premières années suivants la plantation (5 à 10 cm/an durant les premières années) et développe des flèches trop longues dans la phase finale avant la récolte (souvent plus de 50 cm/an durant les années précédant la récolte). L’idéal serait que les arbres qui se développent de 25-35 centimètres par an, de sorte qu’un arbre de 200 centimètres de haut ait au moins 6 verticilles également distribués sur toute la longueur du tronc.

                Afin d’obtenir une croissance apicale contrôlée des arbres de Noël, des régulateurs de croissance chimique sont parfois appliqués. Il s’agit la plupart du temps de molécules inhibant la synthèse des gibbérellines, ces hormones végétales favorisant l’élongation cellulaire. Toutefois ces produits ne sont pas sans poser un certain nombre de problèmes.

                Sur un plan technique, ces produits sont d’un emploi assez délicat. L’efficacité est en grande partie conditionnée par le moment d’application du régulateur, la partie de la plante sensible à la matière active, la dose appliquée, et la technique d’application. Dans certains cas, l’application de ces produits peut avoir un effet non recherché par l’utilisateur. Ainsi si le produit a été déposé sur la flèche de l’arbre pour réduire la longueur de l’entre-nœud, en cas de pluie, le produit peut ruisseler sur les branches du verticille supérieur et provoqué leur nanification.

                Du point de vue toxicologique, il s’avère que certaines molécules sont peu satisfaisantes, citons le daminozide suspecté de cancérogenèse. Enfin sur le plan environnemental, si ces molécules sont relativement peu toxiques pour la faune aquatique, elles sont en revanche souvent très hydrosolubles et ont des coefficients d’adsorption faibles, ce qui augmente le risque de transfert dans les cours d’eau. »

                Il est d’ailleurs précisé ensuite que le recours à ces produits est interdit en Allemagne dans les cultures d’arbres de Noël.

  • Des sapins de Noel écologiques ? Dans le Morvan, c’est pas encore ça...

    Le 6 décembre 2013, par Angélique

    Bonjour,

    j’ai bien aimé votre article et vos photos qui sont si parlantes. Votre article nous met devant la triste réalité de la vie d’un sapin naturel.

    Mon sapin artificiel a déja 10 ans et il me servira encore quelques années. 6 ans de vie pour un artificiel ? sur certains sites, j’ai même vu 3 ans sauf que l’on oublie que les sapins se multiplient car beaucoup de familles sont éclatées...Un sapin artificiel aura donc une pollution en début de vie et fin de vie.

    Comme le marché du sapin représente 160 millions de chiffre d’affaires , je dirais qu’il doit exister un lobby du sapin naturel.

    Le sapin naturel est d’une beauté incomparable avec l’artificiel. Avec son odeur, ses véritables épines...

    Mais pour moi, il reste un être vivant, qui grandit entre 8-10 voir 13 ans sur certains sites. On le sacrifie pour 15 jours/1 mois de plaisir pour l’homme. Juste pour décorer.

    On arrache ce sapin de son milieu et toute la vie qui va avec. N’y a t -il pas des petits animaux / insectes qui ont fait leurs vies dans ces forêts, heu, cultures de sapin ? et gloup’s pour la monoculture.

    On oublie de mentionner dans les chiffres certains faits, par rapport à la pollution générée par le sapin naturel :

     on coupe à la tronçonneuse (fabriquée à partir de polluants et probablement trucs non recyclablres) 5,5 millions de sapins par année.
     on les charge dans les remorques (utilisation d’essence)
     on utilise des filets (quelle matière ?!!)
     on les amène aux magasins (utilisation d’essence)
     on les amène chez soi (utilisation d’essence ; multiplié par 5,5millions de personnes)
     on les amène à la déchetterie (utilisation d’essence xxx personnes)
     on utilise des broyeuses (fabriquée à partir de polluants et probablement trucs non recyclables) https://www.google.fr/search?q=culture+intensive+sapin&espv=210&es_sm=93&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=McqhUr7CGu6Y0AWl74CYCg&ved=0CAkQ_AUoAQ&biw=1280&bih=736#es_sm=93&espv=210&q=plantation%20sapin%20de%20noel&tbm=isch c’était la triste de vie d’un sapin naturel.

    Certains d’entre eux seront sauvés, car achetés avec des racines et peut être replantés si on a pris soin d’eux (sapin à la lumière, pas à côté de la chaleur car il s’épanouit naturellement dans le froid, un peu d’eau, une bonne terre).

    Et l’on recommence tout cela dans un an (sacrifice/pollution). Vraiment pas terrible pour la planète...

  • Film : LE MORVAN PARLE DE SA FORET

    Le 2 juin 2013, par JLuc (Passerelle Eco)

    Le Mardi 18 juin 2013 à 20h30

    LE MORVAN PARLE DE SA FORET

    Un documentaire de Jean-Michel Dury et Philippe Hoeltzel Durée : 1h10

    Débats en présence du co-réalisateur Philippe Hoeltzel et de différents acteurs de la filière bois. Tarif unique : 1 €

    Au cours du dernier millénaire, l’histoire de la forêt du Morvan s’est jouée en 4 actes : le flottage du bois (16° - 19° siècles), l’essor de l’agriculture (19° - 20° siècles), la plantation de résineux (dès 1960), l’exploitation industrielle (2010 - 2050). Aujourd’hui, moins de 200 ans après l’industrie du flottage du bois pour chauffer Paris, une nouvelle industrialisation est en train d’apparaitre. Elle est basée sur l’exploitation et la transformation des forêts de résineux, issues des boisements d’anciennes terres agricoles. Les enjeux sont conséquents pour l’économie et les entreprises locales, mais aussi pour la vie quotidienne des habitants et usagers.

    Merci de faire circuler l’information autour de vous et dans vos réseaux. A bientôt dans votre salle obscure. Votre équipe du cinéma l’Etoile Saulieu
    —  Etoile Cinéma Saulieu 20 rue de la Halle au Blé 21210 Saulieu Tél : 03 80 64 32 12 [web]etoilesaulieu.free.fr etoilesaulieu@gmail.com

  • Mise à jour de l’article

    Le 18 décembre 2008, par JLuc (Passerelle Eco)

    Complément apportés à l’article :
     il ne faut pas confondre la culture de sapins de Noël, comparable à la culture de maïs en champs, et les coupes rases de forêts de feuillus diversifiés réalisées avant une monoculture de douglas
     comparés aux sapins de Noël en plastique, les sapins de Noël naturels polluent plus l’environnement mais dégagent moins de gaz à effet de serre
     mention du label PEFC, certification de gestion forestière.


Contact                    

www.ecovillageglobal.fr

le site de l'écovillage global des lecteurs et annonceurs de la revue Passerelle Éco

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