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BioMasse et BioEnergie

le 18 janvier 2003

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Le Carburant Tournesol

Mettez des Fleurs dans votre Moteur !

La revue Passerelle Eco s’intéresse depuis plusieurs années aux bio carburants, en tant qu’alternative écologique au pétrole, à mettre en place soi-même, localement. L’huile tournesol est particulièrement intéressante puisque la culture du tournesol nécessite beaucoup moins d’intrants (eau, engrais) que celle du colza et autres oléagineaux. L’article qui suit a été publié dans la revue n°11 de l’hiver 02-03.

Les membres de l’association Roule ma Fleur ont créé une presse à huile de tournesol ambulante. Cette presse se déplace tour à tour chez chaque membre, et produit à domicile de l’huile de tournesol qui sert comme carburant écolo pendant toute une année de déplacements.

Comment ça roule ?

Tous les moteurs diesels peuvent fonctionner avec cette huile comme carburant, mélangée ou non à du diesel. Pour rouler avec un mélange à plus de moitié d’huile, il faut apporter le véhicule au garagiste (prévoir une facture d’environ 500 euros) ou faire soi-même une petite modification.

Du grain au tourteau

La fabrication de l’huile se fait en trois étapes : à partir de 1500 kg de graines, la tritureuse extrait 500 litres d’huile et rejette des tourteaux. Ces tourteaux ne sont pas perdus puisqu’ils peuvent ensuite servir pour l’alimentation animale, ou pour la construction (à la manière de la paille ou du chanvre).
Ensuite cette huile est décantée, puis filtrée. Elle peut alors être utilisée.

L’association

Au début, Marie et d’autres personnes motivées par ce projet se sont posés la question suivante : « Est-ce qu’on achète une petite presse pour nous, ou bien on en parle autour de nous et on en prend une plus grosse avec tous les voisins qu’en ont envie ? »
C’est cette 2eme option qui a été choisie, et qui a conduit à la création de Roule Ma Fleur. Une quarantaine de personnes ont pris une part de 150€, et avec des prêts pour compléter, l’association a acquis un modèle de moyenne puissance, qui coûte un peu plus de 10000€. Enfin, un ami a offert sa remorque pour amener la presse chez les adhérents.

Cet automne, les premières triturations ont eu lieu, et des démonstrations lors de fêtes et réunions, comme la rencontre Relier sur le Larzac, ont permis de découvrir l’engin en marche. A l’heure actuelle, il faut encore mettre au point le moteur d’entraînement, qui initialement était mal adapté. C’est une question de quelques semaines.

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C’est écologique !

Le carburant tournesol est très pertinent aujourd’hui avec l’impératif de réduire les gaz à effet de serre. En effet, le bilan CO2 de la production et de l’usage est à peu prés nul. Pourquoi ? La raison est simple : Tandis que le pétrole brûlé libère dans l’atmosphère du carbone qui a été stocké hors circuit depuis des millions d’année, au contraire, avec le tournesol, le gaz libéré était déjà dans l’atmosphère l’année précédente, la plante s’en est nourri pour grandir ! Il n’y a donc pas d’accroissement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Par ailleurs, la combustion de l’huile de tournesol dégage moins de particules nocives que le diesel.

Une fleur pour décrocher du pétrole

Actuellement, la domination exercée par nos pays sur les pays producteurs de pétrole nous assure de l’essence bon marché, au prix d’un petit massacre en Irak de temps en temps, et de l’esclavage en Birmanie pour faire passer un oléoduc ... Dés lors, rouler avec « des fleurs dans son moteur » est une issue éthique qui permet de ne plus dépendre des grosses compagnies pétrolières, de leurs magouilles, de leur supertankers compétitifs avec marées noires complices.

A la place, le carburant tournesol propose un nouveau marché pour les agriculteurs. On peut rêver que chaque région ou village aie ses champs de tournesols et un circuit court pour relier l’agriculteur au conducteur : C’est ainsi qu’au cœur de l’écovillage de Zegg en Allemagne, on trouve une pompe alimentée par l’huile des champs voisins. Ah, le sourire de la crémière quand elle fait le plein à la pompe à huile !

Des obstacles à la commercialisation

L’huile végétale brute devrait échapper à la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) puisque non issue du pétrole. N’empêche que les industriels voient ainsi une juteuse filière leur échapper et l’Etat une taxe en moins. Et alors qu’en Allemagne et en Belgique la filière huile brute est encouragée par l’état, en France, la société Valenergol qui en produisait et en commercialisait doit faire face à un procés (cf http://valenergol.free.fr/), actuellement porté devant la juridiction européenne.
Toutefois, rouler au tournesol n’est pas interdit, et Roule ma Fleur, qui ne commercialise pas d’huile, n’est pas menacée.

Conclusion

Marie conclue : « Le tournesol c’est une alternative au pétrole. Ce n’est pas la panacée universelle, mais ce qui est sur, c’est qu’il faut développer les alternatives au pétrole. » Pour vous, lecteur, il est encore possible de rentrer dans le projet si vous habitez la région de Florac ou si vous pouvez vous déplacer sur place pour faire le plein une fois par an.
Pour en savoir plus, commandez le livret « Rouler à l’huile de tournesol » éditée 6€ port compris par Roule Ma Fleur 48220 Fraissinet de Lozère - ou rendez-vous sur www.roulemafleur.org

L’association Passerelle Eco collecte et expérimente les savoirs de l’écologie pratique et des alternatives autonomisantes, tandis que la revue les met en forme et en diffuse les bonnes recettes, les contacts utiles pour avancer, et les annonces du Réseau Eco.

Cet article est paru dans le n°11 de Passerelle Eco, revue d’écologie pratique.

6 ans après la parution de cet article, les biocarburants sont devenus à la mode. Mais les cultures industrielles de plantes à huile apparaissent comme un remède pire que le mal : les surfaces disponibles ne sont pas assez grandes si on ne modifie pas nos modes de vie, et elles se font au détriment des cultures alimentaires. Reste la solution du filtrage des huiles usagées, accessibles à tous les bricoleurs... et à petite échelle.


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239 messages

  • > Le Carburant Tournesol

    Le 18 février 2006, par yannick sanson

    Nous sommes au sénégal. Nous avons un GIE avec des villageois qui veulent produire du tournesol. Ou peut-on et comment se procurer cette presse. Et son prix ? yannick sanson

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 12 septembre 2006, par jean yves lartigue

      bonjour yannick je me trouve egalement au senegal en casamance ou nous developpont un site industriel nous nous penchons sur la question des bio carburant nous souhaiterions rentrer en contact pour voir ou vous etes situer afin de debattre du sujet et d apporter une aide a votre association jean yves lartigue

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 18 octobre 2009, par calmement

        bonjoue jean yves et yannick d senegal j’amerai entretenir une corresponance avec vous parceque je suis novice dansla culture du tournesol vous devez deja etre avance sur la transformation si possible je vens au senegnal pour un reciclage pouvez vous me repondre directement par mon adresse email ? c’’st aussi valable pour tout ce qui aimerait me donner des informations merci et à bientot

  • > Le Carburant Tournesol

    Le 8 janvier 2006, par P.Real

    Malheureusement les bio-carburants ou plutôt, devrait on dire les agro-carburants, sans être dénués d’intérêt ne sont pas neutres pour l’environnement.

    Aussi, développés à grande échelle, ils entraineront indubitablement des désordres géopolitiques similaires à ceux entrainés par l’exploitation pétrolière, car les agro-carburants c’est de l’eau, beaucoup d’eau même et je pense que vous ne pouvez l’ignorer, l’eau c’est un des grands défis du vingt et unième siècle. De son dépassement dépendront toutes les activités humaines.

    A ce propos, l’exemple du Brésil souvent mis en avant pour son utilisation intensive de l’éthanol de cannes à sucre nous le démontre bien. (voir étude de l’université de Cornwell concluant : "il n’y a aucun intérêt à utiliser des bio-carburant pour l’environnement").

    Par ailleurs les arguments développés par Roule ma fleur sont en contradiction avec le pro-végétarianisme dont vous vous faite le relai. (Voir le lien suivant) http://www.grainvert.com/article.php?id_article=301

    Le bilan de la production de viande, avec je l’admet, des différences plus que conséquentes entre le hors sol intensif et le pâturage en prairies non plantées, reste catastrophique à l’échelle de grandeur imposé par la consommation de viande des pays riches et de plus en plus des pays dits "en voie de développement". ( L’ouvrage de Yves Cochet, "Pétrole apocalypse, clair et facile à lire, permet d’aborder le sujet particulièrement au chapitre "Nous mangeons du pétrole".)

    Les argro-carburants, s’ils sont développés et j’insiste sur ce point, à grande échelle, ne seront autre chose qu’une prothèse qui allongerait un peu plus l’utilisation du pétrole au prix des dégradations et la dénaturation des milieux naturels causés par l’agriculture, fusse-t-elle bio.

    On ne peut pas se faire le pourfendeur de l’intensification agricole et demander à exploiter toutes les terres mises en jachères.

    De plus il ne faut pas attendre béatement à ce que le développement des agro-carburants se fasse en parfaite harmonie, "en agissant localement et en pensant global", les lois de la concurence régissant ce monde.

    Le dernier point que je souhaite contester et je me réfère en cela aux arguments développés dans roule ma fleur, les agro-carburants ne polluent pas trois fois moins que les carburants classiques.

    Sur certains points nul doute que le bilan de leur cycle de vie est très nettement en leur faveur comparé à celui des carburants classiques, pénalisés par l’extraction pétrolière, la pétrochimie, le transport et bien sûr la combustion.

    Mais, si on aborde la question des intrants, de l’énergie qui pourra être utilisée par cette industrie naissante, des OGM qui ne tarderont pas à pointer le bout de leur nez, de la dénaturation, la déforestation, la salinisation des terres dont on ne pourra totalement s’exempter,le détournement massif d’eau de son milieu qui peut avoir des conséquences redoutables, enfin bref de tous ce qui est l’expression de la toute puissance de l’agro-business et de l’industrie, on peut plus que douter de ce qui est annoncé comme étant une vérité indéniable.

    Autrement, il est vrai que les agro-carburants ne font que restituer le carbone accumulé par les plantes durant leur vie, lorsqu’ils sont consommés. On peut même rajouter à cela, que la matière organique utilisée par les agro-carburants en entrant en décomposition, aurait relaché du CH4 (méthane), un gaz à effet de serre égale à, je crois me souvenir, 32 eq CO2. Or lors de leur combustion, c’est du CO2 directement absorbable par les plantes essentiellement qui est relaché. Le bilan eq CO2 est donc positif ce qui est à première vue, de bonne augure.

    Ils est fallacieux cependant d’effectuer le calcul eq CO2 absorbé/eq CO2 restitué sans le contextualiser. Un champ de canne à sucre absorbant toutefois moins de CO2 qu’une forêt de manière générale. Si le champ de canne se substitue à cette dernière, il faut évidemment craindre aussi pour la biodiversité et la qualité des sols.

    Alors pour toutes ces raisons cessez de vous faire les relais du scientisme ambiant, c’est vraiment indigne d’un site et d’un journal par ailleurs aussi pragmatique que le votre.

    Des agros-carburants bien sûr, s’il peuvent apporter un plus. Oui, mais pour quelle société ? La société du toujours plus, plus loin, moins cher ? Ou bien la société des études d’impact qui croit en la maîtrise des besoins ?

    Très amicalement P. Real

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 19 janvier 2006, par dominique

      tu bosses pour total elf fina ? parce que quand on te lit, on en a vraiment l’impression ! scientifique surement !

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 24 janvier 2006, par P.Real

        Je suppose que ce message m’est adressé. Alors, premièrement je ne travaille pas pour des pétroliers quelqu’il soit.

        Secondement, un peu de clairvoyance t’aurais permis de le voir. Je ne crois pas que les défenseurs de l’industrie pétrolière parlent ouvertement de désordres géolpolitiques générés par l’exploitation pétrolière.

        Si tu prends le temps de lire l’ouvrage de yves Cochet "Pétrole apocalypse", tu te rendras compte par toi même, du moins je l"espère, qu’une personne conseillant ce genre de lecture ne peut être à la solde des pétroliers !

        Sinon, par "scientifique sûrement", qu’as-tu voulu dire ? Ne le sachant pas, je vais tenter de l’interpréter en supposant que mon approche est scientifique et que cela te rebute.

        Pourtant, pour établir le bien fondé des bio-carburants (agro-carburants plutôt), c’est à cette démarche que le bon sens fait appel.

        Pour conclure, je pense que tu te fous le doigt dans l’oeil jusqu’au calcaneum si tu penses que les pétroliers n’ont pas tout à gagner en promouvant les agro-carburants.

        Mais vient le temps des questions, des remises en cause...

         Combien de fois par semaine consomme-tu de la viande ? Quelle est son origine ?

         Consomme tu des fruits de saison ?

         Surchauffes-tu ton habitat et est-il bien isolé ?

         Pars-tu skier comme le font de trop nombreux "amoureux de la nature" sur des pistes garnies de neige artificielle ?

         Pars-tu en vacance régulièrement aux Maldives ou vers une tout autre destination lointaine, explosant ainsi allègrement ton crédit-carbone ?

         Roule-tu prudemment ? Evite-tu d’accélèrer les 50 premier kilomètres losque tu prends ta voiture, car pour défendre les "bio-carburant", certainement en as-tu une ?

         Préfères-tu la marche à pied aux transports en commun, les transports en commun à la voiture, le train à l’avion etc. ?

        Décroissance de la consommation d’énergie, voilà la vrai solution. C’est par nos comportements que ça passe.

        De la pile à combustible, au moteur pantone, à la voiture électrique en passant par la voiture à air comprimé,AUCUNE SOLUTION N’EST NEUTRE POUR L’ENVIRONNEMENT : IL N’EXISTE PAS AU JOUR D’AUJOURD’HUI DE CARBURANT PROPRE NI DE MOTEUR PROPRE !

        • > Le Carburant Tournesol

          Le 28 février 2006, par X

          mon mail est ; maphi1@hotmail.fr voila ma question, je cherche quelqun qui pourrait m expliquer comment faire pour obtenir du carburant en cultivant du tournesol, combien ca coute qu est ce qu il faut faire ? merci

          • > Le Carburant Tournesol

            Le 15 avril 2006, par X

            Vas visiter le site Méca run(www.mecarun.com) il y a tout ce qu’il faut pour rouler a l’huile végétale. n’utilisez surtout pas ces huiles sans les additifs Méca-run sans quoi votre moteur va s’encrasser et casser très rapidement...

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 28 janvier 2006, par X

      1. le tournesol ou colza nécessite peu ou pas d’intrans

      2. ces cultures ont besoin de 5 fois moins d’eau que le maïs ou le blé

      3. on ne rejète ni benzéne ni composé sulfuré ni métaux lourds lors de la combustion des huiles

      4.Une huile produite dans ma micro centrale de biocarburant revient hors TIPP à 38 Cts d’euros le litre et pour la première fois en 2005 ce coût est inférieur à celui du gazole ou du fioul.

      5. La france en utilisant la moitié de sa surface cultivable peut garantir l’ensemble de ses besoins alimentaires et des cultures d’importation (source france agricole). Il reste donc pas mal de place pour la culture des biocarburants et enfin la possibilité pour beaucoup d’agriculteurs de valoriser leur travail en dehors de la logique destructrice de la PAC.

      OK les HVB c’est peut être pas la panacée mais ce sera sûrement un bon moyen de gérer la crise enrgétique pétrolière pour les quarant ans à venir, le temps de trouver une véritable énergie de substitution (pile à hydrogène) et les moteurs qui vont avec.

      Bref avant de dire n’importe quoi sur le WEB, informez vous, sortez de vos villes et venez voir comment dans les campagnes une poignée de visionnaires se mobilisent pour gagner le principal enjeu du XXI siécle : l’indépendance énergétique !

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 15 février 2006, par P.Real

        Il est intéressant de voir à quel point on attise la colère populiste lorsque l’on ose émettre quelques doutes quant à l’opportunité de slogan du type : "je met des fleurs dans mon moteur et tout va mieux."

        Je pensais, sans-doute à tort, que le discours écologiste se devait être celui de la modération et de l’écoute...

        Pour rentrer dans le vif du sujet, je suis urbain de naissance mais, ai travaillé dans l’élevage et mon frère fait de l’élevage intensif.

        Je peut donc affirmer être sortit deux, trois fois de ma ville.

        Je dois avouer que je pensais en écrivant mon premier post recevoir des critiques mettant en doute la qualité de celui-ci, mais au lieu de cela je ne retrouve qu’une faible argumentation et des attaques personnelles : vendu aux pétroliers, mal informé qui écrit des stupidités sur le web...

        Je reprend donc ton post point par point mais avant cela, j’apporte une petite précision, le tournesol est une plante rapportée des Amériques par les espagnols au XVI siècle. Ce n’est donc pas une culture rustique.

        J’indiquerai à titre informatif les méthodes les plus utilisées de lutte contre les "nuisibles".

        I les intrants et l’irrigation (différents apports aux terres et aux cultures)

        Le tournesol est une plante qui n’épuise pas les sols. Ses besoins en phosphore sont limité.

        Les variétés hybrides disponibles aujourd’hui peuvent résister au mildioux.

        Le tournesol a des cycles courts (de avril à septembre).

        Même en l’absence d’irrigation il est possible d’obtenir un rendement moyen correct sous certaines conditions.

        Tous ces points abondent dans ton sens. Une analyse scientifique doit tendre vers l’impartialité.

        Le tournesol nécessite de l’azote et du potassium. En enrichissant les sols (engrais chimiques ou organiques) les rendements sont nettement améliorés.

        Le tournesol est sensible aux moisissures (micromycète) : champignons du genre alternaria, pourriture blanche, mildioux etc. (antifongiques) La sensibilité à ce genre de pathogène augmente avec l’irrigation.

        Il est susceptible d’être attaqué en particulier au Sud de l’Europe par l’orobranche, une plante parasite qui peut s’avérer redoutable pour les cultures. (herbicide : glyphosate aurement dit le trop célèbre round up)

        Je terminerai sans prétendre à l’exhaustivité que les limaces peuvent aussi s’avérer très nuisibles pour le tournesol. (pesticide : métaldéhyde ou du méthiocarbe)

        L’irrigation en cas de sècheresse peut s’avérer indispensable sous peine de grosses pertes. Malgré tout elle restera le plus souvent entre 30 et 100mm.

        Le tournesol réagit très bien à l’irrigation. Cette dernière s’accompagne de gain de productivité important de l’ordre de 8 q/ha pour des apports de 100 mm stimulant cette pratique surtout lorsqu’elle s’effectue en début de floraison. Ces "besoins" peuvent dépasser les 250 mm (à multiplier par la surface cultivée pour une évaluation en m3)

        II le coût et les rejets

        Pour ce qui est des coûts je me fis complètement à ton analyse. Il semblerait même que les HVB ont le meilleur rendement énergétiquement parlant de tous les carburants d’origine végétale.

        A contrario, les HVB sont de tous les agro-carburants les plus gourmands en surface. (source : rapport IDREM/ADEME sur les bio-carburants 2003)

        Pour les rejets lors de la combustionje m’en tiens à ma première analyse et me nourris de la tienne même si j’aimerais connaître tes sources.

        Pour la question des avantages comparés en terme de combustion, si tu référes à mon premier post tu verras bien que je n’étais pas en désaccord avec toi sur ce point.

        Affirmer que tel carburant pollue trois fois moins qu’un autre ne peut se faire que dans un contexte précis en comparant des données précises.

        J’invite tous les curieux à lire un article paru dans courrier international ce mois-ci écrit par un journaliste apparemment encore plus septique que moi sur la question des carburants d’origine végétale.

        III Rendement et indépendance énergétique

        En France, nous consommons presque 100 millions de tonne de pétrole par an. 50 millions sont dévolus aux transport. (source observatoire de l’énergie 2003)

        Pour assurer uniquement la fourniture des transports en HVB de tournesol il faudrait 472 000 km2 sur les 551 000 que couvre la France soit 86% du territoire français et 300% de la surface cultivée. (source : rapport DIREM/ADEME sur les bio-carburants, 2003)

        CONCLUSION

        L’indépendance énergétique n’est pas à notre portée sans réduction de la consommation d’énergie.

        Aucune solution technique ne présente autant d’avantage que la sobriété.

        Bien sûr on peut produire de véritables carburants "bio".

        Malgré tout les avantages que cette démarche présente elle risque d’entrainer une baisse des rendements à l’hectare et donc une extension des terres cultivés si l’on veut conserver une même production.

        Qui pourra garantir que l’extension des terres cultivées à cette effet ne se fera pas au détriment d’espaces fragiles ou riches en biodiversité ?

        Qui garantira que les HVB consommées en France y auront été cultivées ?

        La France pourra-t-elle lutter contre le géant russe premier producteur mondial de tournesol et second exportateur mondial de pétrole et ne pas voir son marché envahi ?

        Sans contrôle les Agro-carburants peuvent s’avérer catastrophique c’était là le fond de mon message. Ils ne sont pas "bons" par nature, mais peuvent le devenir par l’usage que nous en ferons.

        • > Le Carburant Tournesol

          Le 19 mars 2006, par B. DARRE

          OK, vous avez bien révisé vos leçons... Quand je parle d’indépendance énergétique, je ne parle pas de l’indépendance énergétique de le FRANCE mais de mon indépendance énergétique, celle de mon entreprise et des agriculteurs qui travaillent dans ma filière. Il est évident que jamais les biocarburants ne pourront couvrir plus de 20% des besoins nationaux mais enfin ces produits viendront concurrencer directement les hydrocarbures et briseront de fait la position monopolistique à peine dissimulée des grands groupes pétroliers en proposant une production propre, d’origine locale, et surtout qui se suffit à elle même ( rappelons qu’un litre de HVB permet d’en produire 5 alors qu’il faut bruler 1.1 litre de fioul pour en obtenir 1 litre !). PS : Concernant mes informations sur les "pollutions" dégagée lors de la combustion des HVB, elles proviennent d’une étude réalisée par le CIRAD en 2002 pour le compte du conseil régional midi pyrénées.

          • > Le Carburant Tournesol

            Le 30 mars 2006, par P.Real

            Je suis content que l’on puisse conclure de cette façon, c’est à dire de manière constructive. Par contre pour ce qui est de la leçon, il se trouve que justement aujourd’hui ce qui manque parmi les partisans des biocarburant prof en tête, c’est un tant soit peu d’esprit critique et de remise en question. Va-t-on éternellement recommencer les même erreurs ? Parce que si c’est le cas, avec les carburants d’origine végétale on a de quoi en faire des conneries... malheureusement. La fin du monopole des pértoliers ? Rappelons que les directives européennes parlent d’ajouter des agrocarburants dans les carburants fossiles. Souvent d’ailleurs ce n’est que pour valoriser des sous produits pétroliers, l’isobuthène en tête. Pour ce qui est de l’utilisation pure des HVB, l’ADEME le déconseille, en particulier pour les diesel de nouvelle génération. Il y aurait aussi des problèmes avec les tracteurs. L’utilisation pure est quasi impossible donc nous serons tout autant dépendant des pétroliers ou pratiquement à quelques exeptions près.

            • > Le Carburant Tournesol

              Le 23 avril 2007, par P.Real

              Je corrige mon précédent message : après 2000 km dans un moteur HDI avec 30% d’HVB de tournesol il n’y a aucun problème. Il en serait de même avec le common rail, mais je n’ai pas vérifié en personne. Deux erreurs qui ne changent pas beaucoup la donne. Ce qui la changerait beaucoup, c’est que l’on puisse faire tourner des véhicules essence. Faîtes en la démonstration.

        • > Le Carburant Tournesol

          Le 14 juin 2006, par anaïs

          Bonjour, vous sitez à plusieurs reprises un rapport DIREM/ADEME sur les bio-carburants (2003). J’aimerai bien le consulter mais je n’arrive pas à le trouver sur internet. Auriez-vous l’adresse précise pour accéder à ce rapport ? Merci

        • > les champignon

          Le 14 novembre 2006, par D TOM

          un texte informatif

        • > Le Carburant Tournesol

          Le 19 décembre 2006, par X

          ca fait plaisir de trouver quelqu’un qui ait tant de connaissances techniques et agronomiques .Mais pendant les humanités le professeur d’orthographe a du souvent être en grève

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 16 octobre 2006, par jclanoy

        bonjour, j’habite dans le département de la loire (42) je roule à l’huile de colza et parfois à l’huile de friture, mais dans les discounts ils ont tellement monté le prix du litre de colza que ce n’est plus interessant. Je viens de vous lire sur le forum et je voudrais savoir comment acheter de l’huile directement chez le producteur dans ma région ;

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 17 mars 2006, par guy

      Oui c’est vrai l’argument a du poids, faites rouler votre auto a l’energie "air" liquide rechargeable a l’energie solaire = fini les problemes de polution ,voir les solutions avec l’auto a air comprimé de Guy nègre.

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 13 mai 2006, par P.Real

        Ca sort un peu du thème du forum mais bon. Ma question est toute bête : comment comprime-t-on l’air pour faire fonctionner les voitures à air comprimé. Si on se réfère aux immuables lois de la thermodynamiques cela parait impossible sans recourir à une source d’énergie extérieure... du pétrole ou du charbon par exemple ! D’autant qu’il y a forcément des pertes.

        Sinon pour ceux que la pile à combustible berce d’illusion, le problème est le même. Le pire c’est qu’il faut un hydrocarbure pour la faire fonctionner.

        Pas la peine de vouloir se raccrocher aux branches de l’hydrogène embarqué c’est vraiement pas mieux puisqu’il faut faire une coupe naphta, autrement dit dépenser tout plein d’énergie afin d’extraire le dihydrogène... du pétrole. Et oui ! Et encore je ne vous parle pas des rendements désastreux si l’on voulait procéder à cette extraction par electrolyse de l’eau.

        Etant donné le genre de réaction que j’ai déjà eu ici ou ailleurs je ne prendrai même pas la peine de donner mes sources. Mais malgré tout je vous exhorte à prendre un livre de physique de terminale et vous aurez des réponses. Sinon il reste Google... Allez j’en ai déjà trop dit !

        PS : l’hydrogène et l’air comprimé ne sont pas des énergies mais des vecteurs. Et oui, je sais je fais chier mais c’est sans doute parce que je suis vendu aux pétroliers que pourtant j’exècre et que je prend la peine d’enrichir le moins possible !

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 23 avril 2007, par P.Real

        En fait le véhicule de Guy Nègre est un véhicule hybrides. Autrement dit il récupère les pertes en compressant de l’air qui n’est, je le répète, qu’un vecteur et qui est réutilisé pour propulser le véhicules. Autrement dit le véhicule de Guy Nègre est une superbe invention qui permet de se passer de batterie à l’opposé d’une prius et d’avoir de meilleur rendement. Mais en aucun cas elle permet de se passer de pétrole. Bravo à Guy Nègre malgré tout ! Mais si on roule sans compter elle ne sert à rien.

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 13 mai 2006, par X

      Coquille dans ce post : le méthane n’est pas égale à 32 eq. CO2 mais à 23 !

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 1er juin 2006, par p manci

      Merci pour ces éclaircissements. Tout à fait d’accord pour la maitrise de la consommation d’énergie en premier lieu.

  • > Le Carburant Tournesol

    Le 20 novembre 2005, par Winyaon

    Bonjour ! je suis du Burkina faso ! j’ai trouvé votre article interéssant. je voudrais donc une collaboration qui pourrait à terme déboucher sur un programme de développement de la production du tournesol au Burkina. C’est évident que mon pays, étant non producteur de pétrôle, souffre des effets induits par les pays producteurs de pétrole d’une part et d’autre part, de la polution de l’environnement suite à l’utilisation son utilisation. Du reste des essais de production du tournesol sont déjà réalisés dans mon pays, prouvant la possibilité de sa production à grande échelle. Je suis ingénieur agronome et je pense qu’une collaboration largement établie avec l’association roule ma fleur pourrait permettre de donner une nouvelle vie aux pays sous développés non producteurs de pétrole. Mon adresse : winy_ss@yahoo.fr

    Voir en ligne : le carburant tournessol

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 16 décembre 2005, par BS68

      Bonjour, je suis exploitant agricole, et je fait partis d’une association qui s’appelle AFDI du Haut Rhin, nous travaillons au Mali et un de nos projet est de développer les biocarburants dans le sud du pays. Toutes les études sur les cultures dans ces pays nous intéresse, et si le tournesol marche au Burkina c’est une bonne chose. Si vous avez des résultats écrits, nous sommes prenneur.

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 5 janvier 2006, par hugsman

        bonjour je suis aussi resident en alsace et j’aimeis savoir si vous connaissez qq un qui aurait de l’huile de colza a vendre en gros c’est a dire environ 600 ou 1000 litres voir au detail car je suis assez interressé de rouler a l’huile mais mon probleme majeur c’est que je ne trouve pas de fournisseur d’huile dans la region pres de colmar

      • > Le Carburant Tournesol

        Le 15 novembre 2007, par annie guitton

        au Sénégal, il y a une personne qui a essayé la culture du tournesol avec succes. Maintenant, il faut concrétiser en faisant de l’huile. pour l’instant, il fait comme pour l’arachide : il chauffe les graines et les écrase. il serait tres intéressé par votre expérience. son contact : ABOU BA - mail : cvs@au-senegal.com

    • > Le Carburant Tournesol

      Le 19 février 2006, par Mamadi CAMARA

      Salut !! Developper le tournesol au faso est très interessant mais les caracteristiques carburant du jatropha ou pourghère sont meilleures !

      en bio carburant le choix burkinabè devra être le pourghère qui pousse facilement comme haie vive partout au sahel !!!

      Amicalement !

      Mamadi CAMARA Bobo soaf@fasonet.bf

  • > Le Carburant Tournesol

    Le 15 novembre 2005, par X

    a quand le plan d’une presse sur un quelconque site ecolo

  • > Les biocarburants et leurs impacts sur la société

    Le 15 octobre 2005, par jcm

    Bonjour,

    Perplexe sur les choix du gouvernement en matière de biocarburants j’ai réalisé une étude sur ce thème, en tentant d’évaluer les impacts que leur développement pourrait avoir sur la société, dans le cadres de fortes incertitudes sur le prix du pétrole et sur le réchauffement climatique.

    Le panorama n’est pas très réjouissant et il me semble urgent de changer un certain nombre de nos habitudes...

    Voir en ligne : Biocarburants : le mauvais choix de la France

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