Passerelle eco

Permaculture et Écovillage Global

Derniers articles

Nos Livres et revues

Derniers articles

Réseau éco

20 ans d'écolieux

Des reportages et les annonces du réseau éco et de la dynamique écovillage en France : écolieux de vie, projets d'écovillages, écofermes pédagogiques, personnes ressources ou en recherche, entreprises, centres de formations, etc... Plusieurs rubriques sont consacrées aux écovillages en germe ou en devenir, car ces initiatives font converger l'ensemble des aspects de l'écologie pratique : l'actualité, leurs activités, rencontres, chantiers ou échanges proposés.

Derniers articles

Thématiques

Dossiers thématiques : depuis les statuts de la loi de 1901, l'alimentation, la construction saine, l'habitat léger, le carburant tournesol ...

Derniers rendez-vous

Annonces, photos, comptes rendu des rassemblements, rendez-vous, festivals, colloques, manifestations...

Derniers articles

Pratiques

- des fiches pratiques et des recettes - la partage et l'expérimentation de l'autoproduction - les activités associatives de Passerelle Eco.
Vous êtes ici > Accueil > Pratiques
Séchage du bois de chauffage : l'expérience d'un forestier :

le 18 mars

Séchage du bois de chauffage : l’expérience d’un forestier

1973 : L’alimentation des poêles à bois traditionnels, une activité d’échauffement en elle-même !

La maison forestière de la Petite Pierre que nous avons commencé à habiter en août 1973 n’avait pas d’installation de chauffage central. Nous chauffions la cuisine avec des poêles à bois de type « Président » de Dietrich. Les pièces étaient équipées de deux poêles en faïence alsaciens qui faisaient environ 1, 50 m de haut et 70-80 cm de large chacun.

A part, l’effort physique d’approvisionner ces poêles, les « Président » avaient l’inconvénient de ne pas tenir la chaleur longtemps. Ils se refroidissaient aussi vite qu’ils montaient en chaleur intense.

Les poêles en faïence ne tenaient que quelques heures, leur poids et leur encombrement étant trop menus. De plus, ces poêles, surtout les faïences, avaient de tout petits foyers ce qui nécessitait de fendre le bois en très faible dimensions (20 cm.) et d’alimenter souvent.

Cette publication vient en complément à l’article "Faire son bois de chauffage" publié dans la revue Passerelle Eco n°75

Passerelle Eco n°75 : le beau, la méditation et le bois de chauffage
En bref, les principaux thèmes abordés dans ce numéro sont 1) le beau et 2) la méditation. Le bois de chauffage vient en prime, avec un régime détox. Plus les annonces des écolieux et habitats (...)

1977 : l’arrivé du confort…mais sans isolation

En 1977, nous avons été équipés avec une installation de chauffage central alimentée par une chaudière à bois et une seconde chaudière au mazout couplée. Ce fut la découverte du grand confort !

La première année nous avons dû consommer 40 stères !

Est-ce parce que la maison était un peu humide, entièrement en grès, très exposée au vent dans une région assez froide ?

1978 : Une modeste isolation diminue la consommation de bois par 2

Un an après nous avons isolé le sol du grenier avec 10 cm de laine de verre, surmontée d’un plancher de bois permettant de marcher dessus. Le prochain hiver nous avons déjà nettement réduit notre consommation. Les années suivantes, environ 25 stères pourvoyaient à la consommation de croisière. L’isolation a joué, mais ce qui a aussi joué, c’était que nous avions toujours du très bon bois.

Essence et coupe du bois de chauffage

D’abord l’essence : du hêtre en général, parfois un peu de charme, et du chêne.

Puis, son type : « du quartier », c’est à dire entièrement fendu.

Ensuite, ce bois a toujours été coupé hors sève et stocké un minimum de temps en forêt. Car plus il reste en forêt, plus l’ombrage des feuilles maintient une humidité qui s’imprègne dans le bois.

Il faut toujours sortir le bois enstéré avant les feuilles ou peu après, avant les pluies de printemps en tout les cas.

Ensuite le bois de hêtre ou de charme était stocké une bonne année en plein vent et soleil. Il était isolé du sol par d’épaisses perches de bois ou du bois scié : 10 cm au moins qui permettaient aussi une ventilation par le bas.

Recouvert de tôles, il était à l’abri de la pluie en veillant à ne pas laisser se former des gouttières d’écoulement qui humidifieraient l’intérieur de la pile.

Puis, il était coupé en morceaux de 33 cm (deux traits de scie sur un mètre) et rentré dans un hangar à bois ventilé. Il était rangé de façon à ce que l’air pouvait toujours encore circuler facilement et partout entre les piles de bois verticales.

Grâce à un écartement entre les piles de quelques cm et isolées du sol par des perches de bois ou une épaisseur d’écorce substantielle.

C’est là qu’il était cherché pour le chauffage de l’hiver qui venait. Comme il restait toujours un peu de bois de la saison de chauffe précédente, le temps qui s’écoulait du moment où le bois était coupé et le début du chauffage avec ce bois, était de deux ans environ. Ceci pour du hêtre ou du charme.

Pour du chêne il faut le laisser sécher 3 ans en plein air. Exception de cette essence riche en tanins : il doit être non couvert, exposé aux intempéries durant trois ans, afin de « lessiver les tanins qui nuisent à la combustion. Il faut que l’écorce se détache entièrement.

Ensuite, il faut le couper et le rentrer dans le hangar à bois (bien ventilé) et l’y laisser encore sécher un an avant de commencer à le brûler.

Le temps qui s’écoule entre le début du stockage et le début du chauffage pour le chêne est de 4 ans (minimum) !!

Les autres bois à tanin, comme le châtaignier, nécessitent le même traitement.

Clin d’œil : Le bois sec montre des fentes sur les coupes, c’est un indice de séchage !

Gare à l’inexpérience de séchage

Trop de gens n’ont pas cette patience et cette rigueur et brûlent du chêne trop tôt. Ils génèrent une intense pollution de l’air par la combustion de bois humide et riche en tanins qui encrassent leur appareil de chauffage par le bistre produit.

De plus, le rendement est exécrable, du fait de l’excès d’humidité.

Les gens impatients en sont pour leurs frais. Ils sont perdants sur tous les fronts : faible rendement, pollution de l’air, encrassage et même détérioration de la chaudière ou du poêle et de la cheminée.

A titre d’exemple, notre chaudière, de type Wissmann acier, a très bien fonctionné de 1977 à 1995 sous notre conduite, tout au long de l’année. Hiver comme été, pour l’eau chaude, un feu tous les deux trois jours car malheureusement pas de réservoir tampon. Soit 18 ans sans aucun problème, sauf la grille qui s’est tordue et un peu effondrée sous la chaleur dès les premières années, inconvénient qui a été réglé par la superposition d’une autre grille par-dessus.

La chaudière a encore fonctionné jusqu’en 2005 date à laquelle elle a été changée, au bout de 28 ans d’excellent service. Durant cette période, de nombreuses chaudières similaires de maisons forestières voisines ont été changées plusieurs fois !


 Texte de Richard Hamm, forestier retraité
 Adapté par Didier Carbiener, ingénieur agronome, pour le site cap-2024⋅com (site actuellement HS).

Cette publication vient en complément à l’article "Faire son bois de chauffage" publié dans la revue Passerelle Eco n°75

Passerelle Eco n°75 : le beau, la méditation et le bois de chauffage
En bref, les principaux thèmes abordés dans ce numéro sont 1) le beau et 2) la méditation. Le bois de chauffage vient en prime, avec un régime détox. Plus les annonces des écolieux et habitats (...)


4 votes
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, insérez une ligne vide entre eux.


Contact                    

www.ecovillageglobal.fr

le site de l'écovillage global des lecteurs et annonceurs de la revue Passerelle Éco

PASSEZ UNE ANNONCE

Demande Logement au Dessus de Sisteron (Recherche location dans le 04)

Demande : Pour suivre un coup de coeur, J'ai besoin de trouver un lieu dans la région de Ventavon, plus au nord de Sisteron, et alentours. Dès que possible et au moins pour l'hiver. Actuellement, (...)

Colocation Maison avec Jardin (Recherche CoLocation dans le 91)

Projet : Bonjour, Je propose un projet de colocation sur la couronne de Paris, maison avec jardin pour 2 à 3 personnes max. Je cherche à rencontrer des personnes avec qui le courant passe bien pour (...)

Cherche Terrain pour Tiny House à Louer ou Acheter dans le Jura (Recherche location dans le 39)

Projet : Bonjour, je souhaite habiter dans une tiny house depuis très longtemps mais les lois compliquées me l’on empêchée. Je cherche a louer ou à acheter un terrain pour y mettre une tiny house dans (...)

Urgent: Cherche co-Locataire pour Projet en Vue (Offres de CoLocation dans le 69)

Projet : Projet location gde maison + terrain. libre mi nov. RDC : accueil activité pro. 1er étage : cuisine, 2 gdes pièces communes + bureau, terrasse. 2em étage, 3 chbr, 2 dress. 1 SdeB à chq étg. (...)

La Bonnauderie un Lieu Commun (Elargissement dans le 79)

Projet : La Bonnauderie souhaite se transformer en SCI ou copropriété et recherche des personnes intéressées à s'intégrer dans l'élaboration d'un projet d'un changement de statut pour créer un lieu (...)