Passerelle eco
Passerelle eco

Pratiques et Contacts pour Vivre Ensemble sur une Même Planète

La revue Passerelle Eco : sommaire des numéros, compléments d'info, bulletin d'abonnement à imprimer ...

Actualité du réseau éco

Réseaux

Quelques écolieux

Des reportages et les annonces du réseau éco et de la dynamique écovillage en France : écolieux de vie, projets d'écovillages, écofermes pédagogiques, personnes ressources ou en recherche, entreprises, centres de formations, etc... Plusieurs rubriques sont consacrées aux écovillages en germe ou en devenir, car ces initiatives font converger l'ensemble des aspects de l'écologie pratique : l'actualité, leurs activités, rencontres, chantiers ou échanges proposés.
Dossiers thématiques : depuis les statuts de la loi de 1901, l'alimentation, la construction saine, l'habitat léger, le carburant tournesol ...
Annonces, photos, comptes rendu des rassemblements, rendez-vous, festivals, colloques, manifestations...
- des fiches pratiques et des recettes - le site Nima'Sadi de partage et d'expérimentation sur autoproduction - les activités associatives de Passerelle Eco.
Vous êtes ici > Accueil > Pratiques > PhytoEpuration et gestion écologique des eaux usées
Mer d'Aral : le plus gros désastre écologique.

le 8 février 2012

Mer d’Aral : le plus gros désastre écologique.

La mer d’Aral mérite la palme de la plus grande catastrophe écologique causée par l’activité humaine à l’échelle régionale. Située à cheval sur les anciennes républiques soviétiques du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan, elle était, en 1960, la quatrième plus grande surface d’eau douce au monde. Depuis, sa superficie a diminué de plus de 50%, son volume de 75%, son niveau a baissé de plus de 15 mètres et sa salinité a augmenté trois fois plus. En 1990, elle s’est divisée en deux parties.

L’essentiel des eaux des deux rivières qui alimentent la mer d’Aral ,le Amu Dar’Ya et le Syr Dar ‘Ya , a été diverti de leur cours à partir des années soixante pour irriguer 7 millions d’hectares de champs de coton( et dans une moindre mesure, de riz), ce qui correspond à une superficie égale à celle de l’Irlande.

Un canal de 1100 kilomètres de long (canal Karakum) a été construit pour amener l’eau vers le Turkménistan voisin. Avant 1960, l’apport d’eau dans la mer d’Aral était de 55 milliards de mètres cubes d’eau par an. Dans les années 90, l’apport d’eau était au plus à un dixième de sa valeur initiale, lorsqu’il n’était pas réduit à néant pendant les périodes de sécheresse. Entre 30 et 45 % de l’eau divertie pour l’agriculture étaient gaspillé( par évaporation , pertes dans les canaux d’irrigation , mais aussi surirrigation des champs, qui recevaient jusqu’à 12 500 mètres cubes d’eau par hectare quand 3500 mètres cubes suffisaient , voir 2500 mètres cubes avec un choix judicieux des espèces de coton.

Peu après la construction du canal de Karakum, des fuites d’eau ont menacé d’inondation la capitale Achkhabad, la capitale du Turkménistan. Quasiment plus alimenté en eau, la mer d’Aral s’est rapidement asséchée par évaporation.

Les conséquences écologiques et humaines de l’assèchement de la mer d’Aral sont multiples.

Le climat local a changé, avec des températures plus élevées en été, des précipitations plus faibles pendant la saison humides et un raccourcissement de deux semaines de la saison de croissance du coton. La quantité de neige qui tombait sur les montagnes voisines, dont la fonte au printemps alimentait les fleuves se déversant dans la mer d’Aral a diminué.

Dans les années cinquante, 40 000 à 60 000 tonnes de poissons étaient extraites de la mer d’Aral annuellement .A partir des années 70, la population de poissons s’est effondré du fait de la salinité croissante des eaux, ce qui a contraint l’industrie de la pêche a abandonner ses activités.

Des dizaines de milliers d’emplois liées à la pêche ont été perdus. Vingt des vingt quatre espèces locales de poissons se sont éteintes. Les dépôts de sel sur les fonds asséchées de la mer ont été dispersées par le vent dans toute la région : les rendements agricoles ont diminué ; les pâturages sont devenues stériles dans un rayon de 200 kilomètres autour de la mer ; les structures en béton et en acier (dont les pylônes électriques) se sont corrodés ; et la population a souffert de fortes irritations oculaires.

Les nappes phréatiques aux alentour ont baissé de 5 à 15 mètres et les eaux souterraines sont devenues salées.

Dans les zones irriguées, en revanche, le niveau des eaux souterraines s’est élevé de plusieurs mètres provoquant une salinisation des sols agricoles, donc une désertification des terres. La végétation des forêts alluviales, des marécages et des pâturages s’est, en conséquence, modifiée. En 1990, prés de la moitié des espèces mammifères et trois quarts des espèces d’oiseaux présents dans la région en 1960 avaient disparu.

La population humaine souffre de problèmes de santé du fait de la densité en sable et en sel de l’air, mais aussi de la contamination des sols et de l’eau par des pesticides qui avaient été appliqués en grande quantité sur les champs de coton (54 Kilo par hectare) pour lutter contre les incestes nuisibles qui prospèrent sous ces climats chaud. La concentration en pesticides dans les sols est, en moyenne, de deux à sept fois supérieures au niveau acceptable, avec localement des concentrations quarante-six fois supérieures à ce niveau. Ces polluants se retrouvent dans les sources d’eau.

La situation est telle que les autorités du Kazakhstan découragent l’allaitement maternel, étant donné les doses élevées de résidus de pesticides trouvés dans le lait maternel. La mortalité infantile dans la région est parmi les plus élevées du monde. Restaurer la mer d’Aral est peut être une tâche impossible : ce qui fut jadis une vaste mer bleue est, sans doute, pour longtemps un désert de sel, abandonné par la plupart des formes de vie.

Ce désastre écologique est avant tout le résultat de politiques de développement économique inappropriées, mais aussi de l’arrogance d’une élite politique, confortée par la complicité d’ingénieurs et de scientifiques. Dans les années cinquante, certains dirigeants locaux déclaraient que l’assèchement de la mer d’Aral était le prix à payer pour développer la région et que la culture du coton viendrait compenser la disparition des industries côtières. Les budgets alloués aux multiples administrations en charge de la Région et aux exploitations agricoles collectives le furent non pas en fonction de la production agricole atteinte mais en fonction des infrastructures et des opérations technologique réalisés : Les planificateurs et les acteurs n’avaient donc aucun intérêt à limiter le gaspillage .

Certes l’objectif qui était de rendre l’union soviétique autosuffisante en coton, fut grandement dépassé puisque le pays devint le deuxième exportateur mondial de coton .


A LIRE AUSSI :

Dans la Revue Passerelle Eco

Les revues Passerelle Eco ont abordé le thème de la phytoépurations, sous des angles théoriques pour commencer, puis de manière pratiques pour aider à leur mise en place de bonne manière, et enfin par des exemples concrets de réalisation.

La revue Passerelle Eco n°16 a publié les bases théorique pour une bonne gestion écologique des eaux usées :
 Contextes et principes de la phytoépuration
 Eléments de dimensionnement.
 Nécessité des toilettes sèches
La revue Passerelle Eco n°26 présente en détail 2 installations économiques réalisées par des autoconstructeurs, avec shémas et indications pratiques pour récupérer les matériaux.
 La phyto de Louis
 La phyto de la ferme du Collet
La revue Passerelle Eco n°18 présente les aspects les plus techniques de l’installation, de la création et mise en place des différents composants, de l’anatomie des bassins, ainsi que quelques associations ressources. Vous pouvez commander un lot de 5 anciens n° au prix de 20€ à l’ordre de :


Passerelle Eco,


Corcelle


71190 La Chapelle sous Uchon




ou 20€ par carte bancaire (Indiquez votre choix d’anciens numéros "lot phyto" dans la zone de saisie pendant le paiement.)

Dans Passerelle Eco n°28 nous présentons simplement la manière, pendant l’hiver, de protéger du gel les bassins pour éviter leur explosion ... et pour protéger leurs habitants les poissons ! La revue Passerelle Eco n°30 présente les plantes les plus adaptées au coeur d’une phytoépuration et leur plantation : Rôle indirect des plantes, choix des espèces et conseils de plantation.

Texte extrait du livre « La Terre sur un fil » de Eric Lambin, aux Editions le Pommier


14 votes
Répondre à cet article

Un message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes entièrement vides pour les séparer.

Qui êtes-vous ? (optionnel : cela vous permettra de recevoir les réponses)

ecovillage global et permaculture

www.ecovillageglobal.fr

le site de l'écovillage global des lecteurs et annonceurs de la revue Passerelle Éco

PASSEZ UNE ANNONCE

Vente d'une Propriété Rurale dans la Biovallée en Drôme (Ventes Immobilier dans le 26)

Offre : Nous vendons un ensemble de constructions écologiques habitables et de nombreuses dépendances, sur un terrain de 10.000 m2 comprenant jardins, verger, plan d'eau, sources. Environ 305m2 (...)

Echange Logement et Nourriture contre Coup de Main (Ecovolontariat dans le 09)

Projet : Bonjour Nous sommes un couple installé en Ariège depuis 2 ans maintenant, avec un projet qui nous tient à coeur dans lequel nous avons besoin d'un coup de main.
Offre : appartement (...)

Un Abri pour 3 (ou Plus!) (Graines d’Avenir dans le 81)

Projet : ch. maison à louer (même éloignée ou à retaper) près d'un terrain à vendre( pas polué,si poss.avec arbres et eau) pour plant. pérennes
Offre : Ma bonne volonté:Pourquoi pas être au service d'un (...)

Cherche Colocation (CoLocation dans le 11)

Projet : Je cherche une colocation proche de la nature, calme. Cuisine, ballade, méditation, écriture, rituels... Ouverte et silencieuse, calme et joyeuse, présente et indépendante.
Offre : Petit (...)

Recherche Lieu de Vie Sud Ouest (Graines d’Avenir dans le 40)

Projet : Souhaitons lieu ; permaculture, arbres fruitiers, four à pain, ruches, avec l'idée gîtes pouvant recevoir des ateliers thérapeutiques, artistiques, culturel avec bibliothèque, salon, tables (...)

Chambre Disponible dans Colocation en Transition-Gagny (93) (En ville aussi dans le 93)

Projet : La coloc en transition du Vieux Poirier cherche un.e nouveau.elle coloc ou un couple ! Esprit communautaire, bon tempérament, motivé.e par le jardinage bio, la perma, alternatif engagé.e... (...)

Création d'un Eco-Lieu en Creuse (23) (Un Groupe Existe dans le 74)

Projet : Création d'un éco-lieu en CREUSE (23)
Offre : Nous, couple 55 ans + homme 60 ans résidants en 74, avec apports et compétences perma, rénovation, soins énergétiques... créons un éco-lieu dans (...)

Stage Culture de Spiruline (Agricultiver dans le 34)

Projet : SPIRULINE à la Ferme écologique expérimentale de la Roquette
Offre : Formation à la culture familiale de spiruline en intérieur (milieu urbain) ou extérieur. 9 et Mars 13 et 14 Avril 11 et 12 (...)

Groupe d'Amis, Cherche Personnes Pouvant les Accueillir (Contacts dans le 38)

Demande : Groupe d’amis 8 à 12 p, cherche personnes pouvant les accueillir ponctuellement sur un jour ou deux pour se retrouver pour des rencontres partages sur Rhône Alpes pour créer des éco (...)
251.028 ms