Passerelle eco
Passerelle eco

Pratiques et Contacts pour Vivre Ensemble sur une Même Planète

La revue Passerelle Eco : sommaire des numéros, compléments d'info, bulletin d'abonnement à imprimer ...

Actualité du réseau éco

Réseaux

Quelques écolieux

Des reportages et les annonces du réseau éco et de la dynamique écovillage en France : écolieux de vie, projets d'écovillages, écofermes pédagogiques, personnes ressources ou en recherche, entreprises, centres de formations, etc... Plusieurs rubriques sont consacrées aux écovillages en germe ou en devenir, car ces initiatives font converger l'ensemble des aspects de l'écologie pratique : l'actualité, leurs activités, rencontres, chantiers ou échanges proposés.
Dossiers thématiques : depuis les statuts de la loi de 1901, l'alimentation, la construction saine, l'habitat léger, le carburant tournesol ...
Annonces, photos, comptes rendu des rassemblements, rendez-vous, festivals, colloques, manifestations...
- des fiches pratiques et des recettes - le site Nima'Sadi de partage et d'expérimentation sur autoproduction - les activités associatives de Passerelle Eco.
Vous êtes ici > Accueil > Pratiques > PhytoEpuration et gestion écologique des eaux usées
Eau Courante
Barrage de Charlas

le 19 décembre 2003

Barrage de Charlas

Un barrage inutile ... et dangereux.

Voici quelques mots sur le débat autour du barrage de Charlas (31) qui bat son plein au rythme d’une séance de débat public tous les 15 jours environ. Il s’agit d’un projet de barrage étatique datant de plus de 20 ans, et concernant tout le bassin de la Garonne, de Bordeaux aux Pyrénées en passant par Auch et Toulouse. Il a eu plusieurs justifications au cours des temps, étant initialement un projet concerté en vue d’aider à l’irrigation du maïs, mais se transformant progressivement, les mentalités publiques évoluant, en un projet de " préservation de l’environnement "(sic !) et de soutien d’étiage, la Garonne soi-disant étant par trop déficitaire en période de basses-eaux pour assurer tous les usages.

Ce barrage en effet, odieusement et mensongèrement présenté par les porteurs du projet comme un projet de préservation de l’environnement est en réalité un massacre soigneusement organisé et savamment orchestré par le SMEAG (Syndicat Mixte d’Etudes et d’Aménagement de la Garonne) de toute une région agricole et de plusieurs petites rivières ou canaux, (dont la Nère qui passe près de chez nous).

Il comporte, outre le barrage en lui-même, qui va noyer 625 hectares agricoles dont plusieurs exploitations sur la commune de Saman (31), l’acheminement de l’eau (celle prélevée sur la Garonne et celle reconduite à la Garonne) par les petites rivières existantes qui de ce fait seront définitivement transformées en canaux stériles, bétonnés ou enrochés, et recevant un débit 50 fois leur débit actuel ! Adieu à nos petites rivières françaises, à leur faune et flore si attirantes, à l’inestimable patrimoine naturel qu’elles représentent pour les enfants d’aujourd’hui, pour les adultes de demain. Adieu aux bergeronnettes, aux guêpiers, au martin-pêcheur, au cingle plongeur. Adieu aux gardons, aux truites, aux aloses. Bientôt, demain toutes nos rivières seront interdites d’approche, trop dangereuses du fait du risque d’ouverture des vannes des barrages qui actuellement se multiplient toujours un peu partout en France. Bientôt, demain, nous irons pique-niquer sur des rives bétonnées, à l’ombre d’arbres sans fleurs ni abeilles et dépourvus de chants d’oiseaux. Ce scénario est peut-être futuriste, mais il est la réalité sur laquelle travaillent d’arrache-pied, chaque jour de votre vie, des gratte-papier et autres experts enfermés dans des chiffres et des bureaux partout en France.

JPEG - 64.6 ko
Site du barrage de Lunax

Ce projet dépassé (on en parle depuis 1983), d’un coût exorbitant (300 millions d’euros à charge du contribuable !) combattu par la totalité des associations pour l’Environnement, par des associations de consommateurs, par de nombreux élus et scientifiques, et non soutenu financièrement par l’Europe, se voit pourtant ardemment défendu par ceux qu’on ne peut désormais nommer autrement que par le terme de "bétonneurs".

A une époque où, mondialement, la crédibilité des projets de grands barrages s’effondre (cf rapports du WWF français et international), où les questions de développement durable, de répartitions sociales et mondiales équitables, commencent à faire entendre leur légitimité face à celles de rentabilité et de progrès, il me semble que nos actions et prises de position en faveur d’une eau libre, préservée et saine sont particulièrement d’actualité.

Nous nous faisons donc un devoir de suivre toutes les réunions du débat public autour de Charlas et d’intervenir régulièrement afin de manifester notre opposition radicale à cette entreprise par des prises de parole publiques régulières. Le débat public étant censé donner la parole à tous, nous ne pouvons qu’engager toutes les personnes concernées par le projet à le suivre et à y participer.

JPEG - 89.9 ko

Pour plus d’infos adressez-vous à Pascale et Christian Meltz, Ouliet, 31420 Cassagnabère. ou par courriel

Conclusion

Une étude des arguments et des conséquences de la construction du barrage de Charlas conclue ainsi :

La création du barrage de Charlas viserait avant tout à conforter un mode d’agriculture qui a fait la preuve de ses inconvénients : agriculture intensive et industrialisée. Ce type d’agriculture a généré des pollutions de l’eau qui nécessitent actuellement des efforts importants de solidarité nationale (FNSE par ex) et justifient des programmes toujours insuffisants au regard de la gravité de la situation (nitrates, pesticides). Elle n’a pas rempli totalement les fonctions économiques et sociales attendues car de nombreux agriculteurs se trouvent en situation très difficile et le nombre d’actifs diminue dans l’agriculture au détriment de l’aménagement du territoire.

Le modèle d’agriculture que le barrage de Charlas vise à soutenir est dépassé au regard des attentes de qualité exprimées par les consommateurs et au regard de la pérennité de nombreuses exploitations agricoles.

Les solutions pour la restauration de la qualité de la Garonne - objectif que nous approuvons- existent et passent par les économies sur les consommations, une meilleure gestion pour l’ensemble des usages (y compris domestiques) et par la mobilisation pour les années de sécheresse des réserves existantes. [...]

La commission particulière du débat public, après avoir entendu tous les arguments pour et contre Charlas, doit recommander l’étude sérieuse des alternatives à Charlas, [ce qui, jusqu’à ce jour n’a pas été réalisé].

Voir aussi :
- le Barrage de Charlas
- "La chasse d’eau de Toulouse"


2 votes
Répondre à cet article

Un message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes entièrement vides pour les séparer.

Qui êtes-vous ? (optionnel : cela vous permettra de recevoir les réponses)

2 messages

  • > Barrage de Charlas

    Le 24 mai 2004, par Barba57@hotmail.com

    les besoins énergétiques de la France sont particulièrement bien comblés ; donc il faudrait connaître quel serait l’utilité d’un tel barrage !

    il est vrai qu’une partie de l’énergie française est aussi importée il me semble ; afin de sauver l’environnement ; il faudrait avant tout chose savoir les raisons réelles de ce projet qui semble dans l’immédiat inutle SG

    Voir en ligne : sssssss

    • > Barrage de Charlas

      19 avril 2005, par anne

      Ce barrage est un réservoir de soutien d’étiage. Il ne sert pas à turbiner de l’eau pour la production électrique mais à soutenir le débit de la garone et des rivières de gascoqne en période sèche afin de palier aux consomations de l’agriculture (maïs en particulier).


Lixium: Hébergement web neutre en CO2 | SPIP 2.1
ecovillage global et permaculture

NOUVEAU SITE

Découvrez ecovillageglobal.fr le site de l'écovillage global des lecteurs et annonceurs de la revue Passerelle Éco

PASSEZ UNE ANNONCE

Nouveau Café Associatif (Arts Vivants dans le 12)

Projet : Nous sommes un petit collectif qui a créé une association culturelle, ayant pour objectif l'organisation d'événements autour d'un café associatif, volontairement en milieu rural et tout au (...)

Roulotte de Marché pour Création Activité (Emploi et Entreprise dans le 87)

Projet : Bonjour, Femme 58 ans cherche une personne pour développer activité sur marchés, festivals etc...Nourriture bio vegan et sans gluten. Autres propositions possibles.
Offre : Je dispose d'une (...)

En Attendant Terre de Providence , Cherche Lieu de Vie (À l’abordage dans le 26)

Projet : Ma petite femme et moi sommes des amoureux de la Vie volontaires qui n'attendons qu'une chose, c'est de pouvoir œuvrer;( 40 ans et 35 ans ) Nous nous contenterons de peu pourvu que la (...)

La Rêverie du Loupier Cherche ses Habitants-Partenaires (Elargissement dans le 89)

Projet : Une belle maison de 230m2, environ 140m2 de dépendance plus ou moins aménageables, 3,5 ha de terrain, 60 jeunes fruitiers, le tout à 1h15 de Paris, de la place pour 3 grandes yourtes. Aux (...)

Permaculture et Écovillages: Apprentissage Holistique (Permaculture)

Projet : À travers des exemples concrets et un riche partage d'expérience, nous cheminerons ensemble au sein de ce nouveau monde qui émerge.
Offre : Conférence théâtrale, discussions, forum... (...)

Permaculture et Écocommunautés (Permaculture)

Projet : les sociétés au service de l'Humain et de la Nature Dans un monde qui change de plus en plus rapidement et nous soumet à des défis intenses, qu’est-ce qui peut bien apporter de la stabilité et (...)

Dialogue avec la Nature (Permaculture)

Projet : Développer son intuition
Offre : Atelier communication authentique et écriture intuitive, suivi d'un dialogue avec un arbre.
Demande : inscriptions en ligne : (...)

Amoureux de la Vie Cherche Terre de Providence (Graines d’Avenir dans le 26)

Projet : nous sommes un groupe d'humains, accompagnés de 6 enfants de 2 ,5, 8,8,11,15 . Nous sommes Rastas ( sauf ma femme :-) ) donc pour expliquer brièvement à ceux qui n'ont qu'une trop vague (...)

Volontariat de Longue Durée (Ecovolontariat dans le 88)

Projet : bonjour ! Je cherche une famille pour venir en long séjour chez nous (plusieurs mois) Nous sommes une famille de 4 personnes : Christophe le papa qui travaille beaucoup (cuisinier dans une (...)