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Comment ça, y'a pas d'écovillages ?!

le 4 janvier 2010

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Comment ça, y’a pas d’écovillages ?!

Des écovillages se créent en certains endroits et pas d’en d’autres... Ah ! bon ...

Cet article a été publiée dans la Revue Passerelle Eco N° 11 - Hiver/2003.

  Essai de définition :

Admettons que Village, difficile à définir, désigne un lieu regroupant environ une centaine de personnes et que le terme éco, signifie que ce village est manifestement porteur des spécificités propres à tout projet écologique.

Les puristes diraient qu’en dehors des communautés isolées d’Afrique et d’Asie du Sud, il n’y a pas d’écovillages répondant à cette définition car nous sommes tous bien trop intégrés dans l’économie globale pour en permettre l’éclosion... C’est assez vrai, mais il y a dans nos régions industrialisées un certain nombre de lieux suffisamment peuplés et imprégnés de notions écologiques fortes pour être, à juste titre, assimilés à des écovillages en devenir. Findhorn, mon chez moi, en est un.

Pourquoi y-a-t-il des écovillages bien implantés dans certaines régions et pas dans d’autres ?

Les réponses invoquées lors de l’Assemblée Générale du GEN Europe, (Global Ecovillage Network) à la communauté de ’Arche de La Flayssière en Juillet dernier, notamment par mes amis et collègues français, étaient le tempérament et le caractère des habitants tout autant que le cadre légal. Cela ne m’a pas convaincu…

En bref, ils disaient : “Nous, les Français, nous sommes incapables de soumettre notre individualité aux impératifs du collectif, nous sommes attachés aux conflits internes et aux engueulades, et ce, particulièrement dans les mouvements alternatifs ou radicaux. De plus, nos parlementaires et autres faiseurs de lois nous interdisent toute possibilité de créer un lieu de vie alternatif de taille importante”.

  Ecovillage : la certitude d’agir juste

Attardons nous un instant, sur ces écovillages en devenir qui existent en Europe : Findhorn, dans le lointain Nord écossais, Damanhur dans les hautes vallées du Nord de l’Italie, Zegg en Allemagne, Tamera au Portugal, Lebensgarten également en Allemagne et peut-être quelques lieux d’habitat collectif autogéré au Danemark et aux Pays Bas.

Sans vouloir être ici exclusif, il faut bien reconnaître que si l’on s’en tient à la taille minimum requise, ce sont là, les seuls lieux qui méritent le nom de “villages”, du moins pour l’heure. Est-ce que ces lieux ont quelque chose en commun au plan de la culture nationale, de la mentalité ou du cadre légal ? Si vous découvrez quelque chose à ce propos, faites-moi signe car personnellement, je suis incapable de répondre !

“Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens réfléchis et déterminés peut changer le monde. De fait c’est la seule chose qui l’ait jamais changé”. Margaret Mead

Ce que je constate toutefois est en lien avec la citation de Margaret Mead qu’on utilise d’ailleurs beaucoup à Findhorn.

Dans chacun des lieux évoqués ci-dessus, il y a des groupes de personnes vraiment extraordinaires, motivés par de grandes idées, des rêves, des visions et par une indéniable confiance en la pertinence de leur action.

Me préparant pour notre programme annuel de formation écovillage de cette année (j’y anime le module "Vivre bien, économie sociale"), j’ai demandé à une des personnes présentes ici depuis l’origine, comment ils s’étaient procurés les fonds nécessaires à l’édification de cette étonnante organisation ?
— “Se procurer des fonds ?" m’a t-on répondu en riant, "Jamais nous ne l’avons fait. Nous savions que ce que nous faisions était juste et c’était contagieux. D’autres se sont joints à nous ou bien nous ont envoyé de l’argent ! ".

  Civilisation cherche grandes idées

Le tempérament national ou la législation écossaise étaient-ils particulièrement favorables à la création d’un écovillage ? Assurément non et je suis porté à croire que les fondateurs d’autres écovillages diraient quasiment la même chose à propos des lieux où ils ont réalisés leurs rêves.

Ceci ne veut pas dire que la spécificité nationale ou les lois n’ont aucune importance, mais que les différences entre les écovillages sont des différences de degrés et non de nature. Je peux vous assurer que la tendance à diviser et à se battre pour des idées font aussi partie de notre culture (et même de toutes les cultures que j’ai pu approcher !)

Les écovillages se sont construits en dépit des valeurs fondamentales des populations d’où ils émergeaient et non grâce à elles. Si les fondateurs sont parfaitement d’accord entre eux et partagent la même idée ou le même principe unificateurs, s’ils sont vraiment déterminés et impliqués, alors, ils peuvent construire un écovillage absolument n’importe où.

Mais là réside une raison majeure du développement relativement faible des écovillages ces dernières années : notre époque n’est pas dominée par de "grandes idées" comme l’étaient, par exemple, les années 60. Les gens, me semble-t-il, sont moins enclins à s’engager envers d’autres et à partager un même lieu, des idées et des projets communs ; il est tellement plus facile aujourd’hui, d’aller au bout du monde en avion !

Toutefois, l’économie soutenable et les écovillages semblent pouvoir devenir l’une des prochaines nouvelles grandes idées.

  Un réseau européen d’écovillages

Nous, les écovillageois, avons donc un rôle décisif à jouer dans l’essor de ces concepts qui doivent devenir de véritables idées motrices. Une part essentielle de notre tâche consistera, je crois, à créer dans chaque région d’Europe au moins un authentique futur écovillage qui fasse figure de laboratoire social, technologique et économique, de site expérimental et qui soit un exemple pour tous les travailleurs et tous les rêveurs qui veulent passer à l’acte.

Bon courage, amis français et collègues ! Pour nous tous, la création d’écovillages fut tout autant ardue que joyeuse. Il n’y a rien dans la psyché nationale qui la rende impossible. En effet, nous pouvons, nous, “petits groupes de citoyens réfléchis et déterminés, changer le monde”.

Jonathan Dawson traduction Jean-Luc ReporTerre & Choukette

Jonathan Dawson est membre actif du bureau du Global Ecovillage Network et animateur d’un atelier des Ecovillage Training à Findhorn. Ces stages internationaux et pluridisciplinaires sont des expériences fortes pour qui veut découvrir de multiples facettes des écovillages.

  Les écovillages et les écolieux en France

Pour découvrir ou participer à la dynamique des écovillages et des écolieux en France, abonnez vous à la revue Passerelle Eco !

Cet article a été publiée dans la Revue Passerelle Eco N° 11 - Hiver/2003.


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5 messages

  • Comment ça, y’a pas d’écovillages ?!

    31 janvier 2012Â 21:45 , par Ludovic LESDOS

    Je souhaite créer un écovillage entre Paris et Lyon

  • Comment ça, y’a pas d’écovillages ?!

    20 septembre 2011Â 20:33 , par poulain

    Bon, mon message n’aura pas à voir avec votre demande
    Sur le côté de votre rubrique il y a un e proposition de maisons à vendre en centre Ardèche, et lorsqu’on clique dessus on n’a pas les renseignements, comment avoir l’info ? Merci

  • Comment ça, y’a pas d’écovillages ?!

    12 septembre 2010Â 13:26 , par MERY

    Oui, j’insiste sur le fait qu’il y a des régions où les projets sont nombreux et d’autres pas.
    Je viens de lire avec intéret, le premier N° de mon abonnement à la revue passerelle Eco.
    La rubrique "petites annonces" est abondante et c’est tant mieux.
    Cependant, comme dans tout ce genre de presse écologique, les actions, les projets, les offres de partenariat etc..., sont toujours axés sur les mêmes régions, principalement en BRETAGNE et SUD de la FRANCE. Nous sentons bien que les réalisations dans ces régions en ont généré d’autres.

    On pourrait diviser la France en trois bandes horizontales et constater qu’il ne se passe vraiment rien dans le CENTRE de la FRANCE, donc la bande du milieu.

    Alors, je tente modestement de lancer un projet en BERRY.
    Il pourrait s’agir d’achat d’une parcelle par chaque participant, sur un terrain qui réunirait 5 ou 6 maisons, avec un petit jardin individuel (pour l’indépendance) et un verger commun pour partager ce qui se perd quand la production est à son plein !! et puis une partie commune qui pourrait réunir une bibliothèque, une salle d’activités,une remise pour des outils en commun. Tout en étant pas trop ambitieux sur les nombreuses possibilités, car plus il y a de propositions diverses, plus cela divise les participants, ce qui pourrait nuire à l’entente du groupe.
    Les maisons pourraient être identiques dans leur construction (bois-paille) mais de superficie au choix et ainsi permettre les échanges de chantiers participatifs, ou bien différentes et devenir et devenir un site Pilote.....

    • Comment ça, y’a pas d’écovillages ?!

      29 mars 2011Â 11:57 , par Anthony

      Salut,

      je vis à Bourges et serais intéressé pour discuter avec toi de l’idée d’un écovillage dans le Berry.

      Vu l’ancienneté de ton post, je ne sais pas si tu liras ce message. Mais voici quand même mon adresse mail : anthony.gaillard@live.fr.

      Cordialement.

    • Comment ça, y’a pas d’écovillages ?!

      24 avril 2011Â 15:56 , par josyane ceccaldi

      bonjour
      Avez-vous créé quelque chose en Berry. Si oui, ça m’intéresse.
      Peut-être à bientôt
      Josyane


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