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Mémoire de Master d’Ethnologie

le 12 avril 2010

Histoire de l’oasis Carapa et implantation

Séjour de deux semaines à Carapa

Dans son mémoire sur les écovillages, Long Nuage Blanc a consacré une partie à l’écohameau de Carapa.

Définitions de "Carapa"

  1. Arbre d’Amazonie dont on tire une huile de massage aux nombreuses vertus.
  2. Centre d’Activités de Revalorisation et d’Actualisation du Patrimoine Aborigène.

Je pars le 10 février 2005 de Montpellier pour rejoindre Carapa, situé à seulement 30 km d’Alès mais enfoui dans la sauvage vallée du Galeizon.

En partant d’Alès, la nature envahit peu à peu la route de plus en plus étroite, pentue et sinueuse. La ville devient village puis hameau, et s’effiloche en grappes de résidences abandonnées pendant l’hiver, que l’on distingue à travers les arbres massifs bordant le Gardon.

Pour arriver, le long d’un chemin de terre d’environ 1 km où l’on ne distingue pas les trous des bosses, on peut prendre le temps de contempler l’épaisse couche de végétation luxuriante dans laquelle on pénètre progressivement. Du parking, on peut apercevoir les deux caravanes colorées de Fabienne.

Elle m’accueille et me fait découvrir le lieu. J’installe mes affaires dans la caravane qu’elle me prête généreusement pour la durée de mon séjour. Fabienne sera absente pendant quelques jours et me montre donc quelques tâches quotidiennes à effectuer : aller chercher l’eau à la source, trancher le bois de chauffe, couper des rejets de chataîgniers qui constitueront le toit de sa maison en construction... Fabienne m’emmène ensuite faire le tour du site pour me présenter aux autres habitants, Hugues, Olivier et Sylvaine.

Le terrain de Vaugran, de 53 hectares, appartient à Jacques. Il l’a acheté dans les années 70 pour en faire un centre d’expérimentation écologique, en lien avec un réseau d’associations très diverses aussi bien écologistes, qu’artistiques, et libertaires. Il accueille depuis 10 ans Olivier qui a fondé l’association Carapa. C’est avec lui et sa fille, Sylvaine que j’ai eu les contacts les plus approfondis et c’est donc logiquement que j’ai choisi d’évoquer l’histoire de Carapa à travers son parcours en particulier.

"Les plus beaux souvenirs de ma jeunesse, ce sont les vacances dans le Haut-Languedoc. Puis, je suis tombé dedans à 22 ans, après mes études, je suis parti vivre en communauté comme beaucoup de gens dans la nature." C’est à ce moment que se consume la rupture d’Olivier avec son milieu d’origine, citadin et plutôt bourgeois. La communauté qu’il suit pendant plusieurs années a un mode de vie nomade. Partant de Paris où il a fait ses études, il traverse la France et vit pendant quelques temps en Espagne, en Belgique, et en Italie. De 1978 à 1985, il participe aux premières coopératives bio de France : les "Ecoops".

Le deuxième "déclic" se produit après sa période communautaire dans les années 80 : il fait alors trois séjours en forêt amazonienne où il découvre réellement sa passion pour les arbres et la culture (et non l’agriculture). Il avait déjà pratiqué la permaculture, une forme d’agriculture alternative, en Italie avec un chaman amérindien, mais son expérience solitaire en Guyane est une étape supplémentaire.

C’est à ce moment que naît le projet Carapa. Olivier souhaite créer un site où il puisse mettre en pratique durablement ce qu’il a appris depuis des années : "quand on est nomade, on plante des arbres, puis au bout de quelques mois, on s’en va et on ne les reverra plus".

Il cherche à réaliser ce projet en Guyane (où il trouve le nom Carapa), puis dans le Var. Mais à chaque fois, il est confronté au problème financier de l’achat d’un terrain. Son parcours est entrecoupé de petites périodes à Paris pour faire des petits boulots (projectionniste, assistant vidéo), mais il n’a jamais voulu rentrer dans le milieu professionnel. Aussi, il traverse la France à la recherche d’un terrain qui ne demanderait pas un investissement financier trop important.

Il visite quantité de lieux mais il est subjugué par le terrain de Jacques qui propose les conditions idéales pour l’installation : le site est vaste, sauvage, la nature y est omniprésente, des petits cours d’eau fournissent une eau saine et abondante, la forêt dense et riche offre tout le bois nécessaire pour se chauffer et une grande variété de plantes sauvages pour égayer les repas.

"Quand je suis arrivé, la première chose que j’ai faite fut de planter des arbres". Décider l’emplacement de sa maison, des cultures, des arbres, planter les perches de l’habitat, défricher, installer l’eau, s’aménager une place dans la nature en respectant et en cultivant son état sauvage, non domestiquée.

Il faut organiser un lieu vivable pour l’homme comme pour la nature, et cela demande des concessions pendant une période : Olivier habite pendant plusieurs mois dans un cabanon, petit et sombre, puis dans une caravane pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’elle soit détruite par les tempêtes de 1999. Il revient dans le cabanon pendant encore quatre mois et peut emménager définitivement dans sa maison en avril 2000, quand la porte est installée.

Hugues s’installe peu après, puis arrivent Fabienne en 2002 qui construit toujours sa maison, et enfin Sylvaine il y a 2 ans qui commence à poser les fondations de sa "chambre". En 2008 ; Hugues quitte le lieu, tandis que s’y installent progressivement un groupe de 3 nouveaux adultes et de quelques enfants.

Carapa est un écolieu contemporain qui se construit et s’agrandit encore aujourd’hui, et dont la vocation est de créer un lieu de vie et d’activité sain et harmonieux autant pour l’homme que pour la nature, mais aussi de pratiquer "une pédagogie de l’autonomie".

Dès les premiers mois de la création de Carapa, alors que rien n’était encore aménagé, Olivier est impressionné par le nombre de visiteurs. Il existe une "demande", beaucoup de gens rêvent de ce qu’ils réalisent en ce moment à Carapa ; Carapa concrétise ce rêve, cet idéal partagé par tant de personnes. La première année, Olivier reçoit plus de 150 visiteurs, et depuis, la moyenne est d’une centaine de personnes par an.


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Ecolieux, Ecovillages et Alternatives écologiques
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Je nourrissais une aspiration à la vie sauvage et à des pratiques proches de la nature, sans savoir que des concrétisations existaient. Je faisais alors des études de sociologie, sans savoir si j’allais continuer. Suite à un séjour à Carapa, j’ai rencontré un ethnologue qui m’a donné l’idée de lier mes 2 passions et de faire une étude sur les écovillages et les éco-alternatives ! C’est ce que j’ai fait...

Après de nombreuses découvertes, voici le fruit de ces années de recherches.

Mon mémoire s’intitule "Une initiation à l’éco-alternative : expérimentations et constructions de réseaux, des éco-lieux de France au WWOOF de Nouvelle-Zélande".

Plus sobrement, je pourrai l’appeler : "Mon initiation aux éco-alternatives".

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