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Monnaie Distributive : Dans le cadre du forum Monaie Sociale,

le 11 février 2003

Monnaie Distributive

Un gros travail de confrontation des expériences et de réflexion est mené par l’atelier Monnaies Sociales. Depuis quelques temps, des personnes de différents pays et organismes, ainsi que des habitants de Lebensgarden (écovillage allemand) ou Findhorn (écosse) coopérent à l’émergence d’une monnaie sociale internationale. Dans le texte qui suit, Roger Winterhalter présente le distributisme.

Monnaie Distributive

Qu’est-ce que c’est ?

Voilà ce que nous apprend Jacques DUBOIN :
<< C’est une monnaie qui n’est pas une monnaie-promesse, gagée sur rien de concret et dont la valeur est elle-même objet de spéculation. (Comment ferait-on pour mesurer des longueurs si la valeur du mètre était fluctuante ?)

Elle doit être gagée désormais sur la réalité, c’est-à-dire sur la production disponible.

Il s’agit donc d’une monnaie de consommation, non circulante, servant à payer les achats de biens et de services, et qui disparaît lors de l’achat.

Son émission doit donc suivre la production, ce qui signifie que le montant total de la quantité de monnaie émise pour une période donnée doit être calculée de façon à distribuer au total le pouvoir d’achat correspondant à la production disponible >>.

Il convient de retenir :
 qu’elle est distributive, ne donne pas lieu à versement d’intérêts, n’a pas à être remboursée
 que le montant total de la quantité de monnaie émise doit correspondre à la production ou aux services disponibles.

La condition idéale pour mettre en place cette monnaie distributive suppose un changement global de la société, mais en attendant, il s’agit non pas d’essayer de mieux gérer l’exclusion et la précarité, mais de tenter des expérimentations laissant préfigurer la solution idéale globale.

Cela est-il possible ?

Oui.

Imaginons un groupe de personnes qui émettent leur monnaie (une monnaie parallèle comme l’est celle des SEL) qui serait une monnaie de consommation, c’est à dire qu’ils se répartiraient entre eux afin de consommer eux-mêmes d’abord, leurs propres productions.

Ne peut-on envisager qu’ils mettent en commun des productions, des services dont ils auraient eux-mêmes besoin ? Pourquoi ne seraient-ils pas les premiers à les acheter ? Pourquoi devraient-ils passer par la monnaie officielle pour se partager entre eux ce qu’ils feront ensemble ? Il est évident qu’ils ne peuvent pas être autonomes, ils ne produiront, par exemple, jamais l’énergie qu’ils consommeront. Et pour acheter à l’extérieur (l’énergie, les services publics, etc.) ils seront amenés à vendre à l’extérieur, par exemple, des spectacles ou des objets en bois. Mais cela ne les empêche pas d’avoir entre eux une économie solidaire, c’est-à-dire distributive. Même si la vente à l’extérieur de leurs produits pourrait leur apporter un profit qu’ils mettraient dans le pot commun pour payer les dépenses communes faites à l’extérieur. C’est alors que leur comportement économique serait vraiment solidaire. Voilà ce que nous dit Marie-Louise DUBOIN.

Cette expérimentation devra faire ressortir :
 l’aspect distributif
 la mise en commun
 le principe de l’abondance et non de la rareté
 la solidarité, le partage et le lien social qui en découle
 en d’autres termes une expérience qui ose préfigurer une autre société.

Mais pour être encore plus précis, entrons dans le vif du sujet. Tout en précisant que tout peut être discuté, il faudrait à mon sens d’abord définir les besoins par ordre de priorité. A mon avis, les priorités pourraient être graduées de la manière suivante :

1. les besoins élémentaires, c’est à dire : la nourriture de base 2. les besoins d’hygiène 3. le toit, c’est à dire le logement 4. les habits 5. les loisirs enfin.

Dans un cours d’économie politique quelqu’un m’a dit un jour que les besoins se définissent de la manière suivante : SOUPE, SAVON, SALUT (les 3 S).

En fait, chacune et chacun apportera sa part, quelque chose, si ce n’est pas un produit, un objet, ce sera peut-être un service, c’est à dire sa disponibilité. Les produits, les objets, les services pourraient être évalués soit proportionnellement à la hiérarchie des besoins, soit à la valeur capitalistique de l’actualité. Personnellement, je propose qu’on ne perde pas trop de temps en d’inutiles discussions et que l’on prenne en compte la valeur actuelle en la nuançant en fonction des besoins, car en fait l’égalité va dépendre du mode de répartition.

Mais revenons à notre expérimentation. Les uns apporteront ou feront du pain, d’autres de la viande, des légumes, des confitures, d’autres encore des habits usagés ou neufs, d’autres mettront dans le pot commun une chambre, un logement, d’autres proposeront des services (garde d’enfants, cours, écrivain public, etc.) En fonction de ces apports, il s’agira de distribuer de manière équitable sur la base d’un contrat civique, en ayant à l’esprit qu’il faudra apprendre à donner le plus à celles et ceux qui ont le moins. Rien ne devrait nous empêcher de distribuer une monnaie, appelons-la UV, qui par exemple correspondrait d’une part à un revenu social de base identique pour tout le monde et un revenu complémentaire en fonction soit de l’apport, soit des besoins de chacune et de chacun.

Personnellement, j’opterai pour les besoins mais je sais que ce sera difficile de l’imposer au départ. Alors, allons-y en douceur, en ayant en tête que pour la plupart il s’agit du superflu que nous mettons en commun.

Une conclusion provisoire : la possibilité existe, il suffit de l’expérimenter. Plus on sera nombreux, plus on sera motivés, plus ça marchera.

Roger Winterhalter 12 juin 2002


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