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Mystique du vin et pesticides systémiques

le 17 septembre 2009

ARTICLES

Mystique du vin et pesticides systémiques

La revue Passerelle Eco n°35 propose un article sur le travail d’un vigneron en agriculture biodynamique. Aussi, nous proposons en parralèlle sur ce site quelques contributions et nouvelles autour d l’actualité du vin et de la viticulture.

Une étude scientifique [1] montre que 100% des vins non biologiques testés contiennent des résidus de pesticides, en quantités allant jusqu’à 580 000% des seuils maximums tolérés pour l’eau potable (oui : 5800 fois plus que le maximum légal dans l’eau potable).

Sur le thème du vin et de la culture de la vigne, son histoire et son actualité entachée de pesticides et autres produits de synthèse, voici la contribution de Bernard Vaudour-Faguet, professeur d’histoire.

L’Europe méditerranéenne –et la France en particulier-, entretiennent à l’égard de la vigne, des vignerons et du vin une relation étroite, privilégiée, quelque chose de finement émotionnel, de purement fusionnel. Cet état d’esprit dure depuis fort longtemps ! Depuis exactement l’extension géographique du vignoble (Haut Moyen Age) sur les collines, restanques et autres coteaux (bien exposés) du pays. Le vin obtenu fut tout de suite assimilé à une sorte de corpus religieux à part, d’une importance majeure pour les communautés villageoises. Il fut ainsi associé à un principe sacré : la qualification courante de « sang du Christ » illustre parfaitement cette introduction en majesté du côté du spirituel. C’était presque une place à la droite du Père ! Cette position sur les sommets de la considération va lui assurer un franc succès dans l’histoire de notre civilisation. Il participe très vite à l’idée de communion, à l’idée d’un rassemblement mystique mais aussi à une notion savante de savoir-faire rural ; il est impliqué dans une activité noble , dans un travail attentif et très appliqué autour des champs et des murets de pierres. Que demander de plus ?

En puisant une partie de sa force dans l’au-delà et le sacré, le vin pouvait partir à la conquête de tous les terroirs (même les plus récalcitrants !). Les ceps, éloignés de leur berceau des origines devaient prendre –dans cette aventure de dissémination-, une accélération décisive. Plus de relief dans les saveurs, plus d’enracinement dans les goûts. Son charisme, ses vertus spécifiques, se dispersaient sur tout le territoire ( sauf celui du nord !), créant des attachements intimes avec le moindre « bout de vignes » perdu au sommet d’une vallée ! Cette liane était généreuse, coriace : malmenée par des implantations à contre-courant, par des topographie aberrantes, elle allait prouver sa combativité en donnant d’immenses satisfactions aux hommes, en procurant de larges gratitudes dans les sensations gustatives…

Si la référence spirituelle est capitale dans ce développement historique, elle n’est pas unique en tant que source d’inspiration et d’accompagnement. La perception divine va être relayée par une représentation révolutionnaire !

Après 1789 on voit se dessiner autour de ce breuvage singulier une affectivité plus sociale, plus charnelle, plus politique. C’est à ce moment que le « sang du Christ » se métamorphose en « sang du Peuple » ; cette fois la consécration est populaire, familiale, ouvrière. Tout au long du XIXe siècle il croise le devenir des manufactures, des puits de mines, des usines de textiles ; il est au domicile des canuts et des porions. Le vin a pris une dimension essentielle dans le quotidien, dans une culture du travail et de l’effort, il donne sens et consistance à la vie… et à la fête !

  Secousses violentes et virages dangereux

Est-ce à dire que tout le parcours viticole (toutes régions confondues) nage dans l’euphorie exaltante que nous venons d’évoquer ? Est-ce que cette trajectoire depuis la Renaissance ou l’Ancien Régime est faite de séductions, de réussites, de perfections ? Non, bien sûr ! Cette route fut complexe et sinueuse. Elle fut surtout ponctuée de secousses violentes et de virages dangereux qu’il importe de rappeler car ces étape clés permettent de mieux saisir la tournure trouble et inquiétante des péripéties actuelles.

Le premier « coup dur » qui agresse cette plante remonte au XIXe siècle : il s’agit de la crise du phylloxera, cette séquence maladive est bien connue des vignerons.

Le territoire est alors profondément affecté. Les professionnels s’émeuvent avant de découvrir une solution de remplacement dans la greffe de nouvelles souches. La leçon est tout de même retenue dans les mémoires : les ceps peuvent « mourir de leur belle mort » et entraîner dans leur naufrage paysans, barriques, caves, cavistes, petits crus et grands crus perchés sur les hauteurs… C’est une alerte sérieuse autant sur le plan biologique –que moral-. L’opiniâtreté des gens de ce milieu, leur ardeur à survivre, est telle qu’ils finissent par avoir raison des difficultés. La crise est évacuée.

Cette phase cruelle est suivie peu après par une parenthèse redoutable qui puise ses causes dans le problème social, l’emploi et les revenus.

C’est la surproduction qui précède le conflit de 1914 ; la « mer de vignes » qui submerge le littoral méditerranéen verse dans la stagnation des ventes. Le marasme provient d’un excès de plantations et la chute des cours bouleverse le niveau de vie de cette région. La colère des « petits » propriétaires est terrible ; désespérés ils marchent dans les rues de Béziers et de Narbonne afin de faire entendre leur protestation au sommet de l’Etat. La République répond de façon cynique : elle lance la troupe contre les manifestants. L’abattement de ces hommes est à son comble. On a tiré sur des paysans-vignerons (sauf un régiment qui sera puni en août 14) ! Le sud est consterné par cette incompréhension. Les politiciens parisiens sont hermétiques aux malheurs du vignoble. Le sens de l’événement est clair : c’est un manque de respect vis-à-vis du précieux liquide –et de ceux qui s’occupent à le produire- ! Les charges de cavalerie ont déchiré le cœur, les convictions, de ce monde de la terre.

Les déconvenues et les amertumes du vignoble français ne s’arrêtent pas sur cet épisode répressif.

Il faut attendre la période contemporaine (les années 7O-8O) pour voir grossir un autre « choc » de taille : l’arrivée des « robots » c’est-à-dire le début des machines à vendanger. Voilà les outillages automatiques qui descendent dans les rangées de grenaches pour remplacer les hommes ! Cette substitution peu élégante était admise dans les usines ou les manufactures. On se résignait , ailleurs, à prendre acte de la supériorité des technologies sur les gestes manuels. Mais les « robots » en train de cueillir les pinots, les merlots et les sauvignons ! Quel désastre ! La pilule fut difficile à avaler dans les campagnes. Le malaise subsiste sous des formes plus discrètes…

Le temps des vendanges était définitivement clos ! Jadis les familles parvenaient à se réunir quelques jours pour célébrer ce rendez-vous exceptionnel, pour renouer avec une solennité festive sous un soleil finissant de l’été. On s’accordait un répit sur les routines habituelles pour aller à la rencontre d’amis, de parents, de voisins tant le moment était « reconnu » dans l’imaginaire des terroirs à vins. Sans trop se l’avouer, sans trop se le dire, on savait que la semaine en question allait être rude pour les reins, le dos, l’état général de la fatigue, mais les impressions venues du ciel, les odeurs, les couleurs, les mots et les paroles prononcés sur un air très détaché - entre deux pieds de vignes-, compensaient l’âpreté de quelques souffrances physiques.

Le vignoble français a surmonté cette « haute trahison ». Les cuvées de prestige sont toujours ramassées à la main (avec du salariat et sans émotion), quant au reste… l’hymne productiviste, rationalisé, dépersonnalisé, comptabilisé à outrance, ce culte rendu à l’efficacité monétaire a balayé toutes les réticences !

  Le vignoble est devenu un vulgaire « tueur »

Mais le pire « ennemi » de cette branche gastronomique se présente à nous sur l’heure présente. La dernière « attaque » contre le symbole même de la vie, de la plénitude des goûts, prend l’aspect satanique de la chimie industrielle : ce sont les pesticides détectés dans les bouteilles et formellement identifiés par les experts.

C’est un tournant majeur dans les mœurs de notre société et surtout dans la manière de penser –de sentir- le monde des plaisirs.

Les « traitements » à répétition contre l’oïdium et le mildiou avec des compositions systémiques (capables de pénétrer les circuits intérieurs de la plante) ont fini par laisser des traces dans l’intimité des jus obtenus. Ces « résidus » indésirables , malgré les fermentations intermédiaires, se retrouvent dans les éprouvettes des laboratoires… et plus loin dans les estomacs des citoyens.

Le vignoble est devenu un vulgaire « tueur », au même titre qu’un champ de poireaux ou de choux lorsque ceux-ci sont « arrosés » de fongicides.

Les médias ont bien tardé à soulever le couvercle de ce chaudron du malheur. Peur de la vérité ? Crainte de toucher à un secteur clé de notre économie ? Répulsion viscérale à « casser » une nostalgie de la pureté ? Tous ces éléments de prudence peuvent être retenus…

Cependant aujourd’hui le poids de cette réalité technicienne et biologique est trop lourd à dissimuler : la société aussi est probablement assez adulte, assez informée, pour capter le message sans trembler de frayeur !

Les résultats de ces « révélations » sont corrosifs. Terriblement alarmants. Voilà des produits de luxe ramenés à la condition de vulgaires produits intoxiqués. La désillusion est de taille !

Par l’effet des mécanismes de concentration et d’accumulation (sur le long terme) on sait désormais que les populations consommatrices courent un risque de santé non négligeable.

  Mort annoncée d’un membre de la famille

Jusqu’à présent (on vient de le signaler) les Beaujolais, Bordeaux et Gaillac avaient subi des « creux », des phases d’atonie ou de doute : jamais l’intégrité de la marchandise elle-même n’avait été remise en cause.

Le vin était un sanctuaire surprotégé, mis à l’abri du soupçon par des procédures de valorisation sociale quasiment magiques. Autour de lui il y avait un rempart hermétique et nul ne le franchissait sous peine de maladresse inconvenante Lui, il était « au-dessus des autres » !

Les couches profondes de notre pays (les élites, les plus humbles) faisaient semblant d’adhérer à cette mythologie malgré quelques inquiétudes, quelques hésitations sur les procédures techniques et leurs conséquences. Notre patrimoine national valait bien une bonne dose de silence !

Désormais, du fait de notre connaissance dévoilée, il faudra fermer les yeux et se boucher les oreilles pour participer loyalement à un « cérémonial » festif comportant des apéritifs, des rouges et des blancs…

La chimie nage parmi les arômes, les parfums, les barriques en chêne ou les copeaux de bois.

Malgré toutes les tirades poétiques prononcées par les œnologues certaines molécules présentes seront difficiles à avaler sous la forme d’alexandrins ou sous la forme de jolies comparaisons fruitières !

Tonneaux et fûts sont désacralisés, démystifiés. L’impériale suprématie de l’icône est piétinée. C’est plus qu’une crise supplémentaire, c’est la mort annoncée d’un membre de la famille.

  Alors que va-t-on faire devant le drame ?

Se taire et oublier ? Continuer « comme avant » ? Ce sera bien délicat… Masquer l’amertume avec des discours hypocrites ou falsifiés ? Faire semblant d’appliquer des cataplasmes sur un malade vacillant ?

Ou réformer –de fond en comble- la nature complète du vignoble hexagonal ?

Bien malin celui qui peut répondre à ces questions ! Notre modernité vient de signer, en toute lucidité, son dernier « crime » culturel. Nous aurons bien du mal à sortir, tête haute et panache au vent, de cette sale tourmente collective !

Bernard Vaudour-Faguet

Notes

[1] publiée par le MDRGF http://www.mdrgf.org/news/news26030...

Voir aussi :
- Destruction de vignes transgéniques à l’INRA de Colmar
- La revue Passerelle Eco n°35 publie un article sur le quotidien et les pratiques d’un vigneron en agriculture biodynamique.


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5 messages

  • Mystique du vin et pesticides systémiques

    Le 1er avril 2014, par Romain

    Bonjour,

    Avez-eu eu des retours ou des statistiques sur les pesticides systémiques ?

    Je serai curieux de connaître aujourd’hui ou cela en est ?

  • Pesticides du raison : procés gagné pour les consommateurs

    Le 12 février 2010, par JLuc (Passerelle Eco)

    Le MDRGF gagne son procès face aux producteurs de raisin de table !! Les producteurs de raisin ont été déboutés

    AFP PARIS - Les producteurs de raisin qui avaient déposé plainte pour dénigrement contre une association de lutte contre une association écologiste, le MDRGF, ont été déboutés mercredi par le tribunal de grande instance de Paris, a indiqué le mouvement à l’AFP.

    La Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNRPT), qui réclamait un demi-million d’euros de dommages et intérêts, "a été déboutée et condamnée à 1 euro d’amende pour procédure abusive et à nous verser 2.00O euros pour les frais d’avocat", a annoncé François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le
    respect des générations futures (MDRGF).

    Mais surtout, s’est-il félicité, "dans son jugement, le TGI
    reconnait que le MDRGF s’est exprimé dans le cadre de ses statuts et de son rôle social en publiant les résultats d’analyses montrant la présence de résidus de pesticides dans des raisins vendus en supermarchés. Il nous reconnaît le droit de parler de contamination".

    "Le juge a également reconnu que ce genre de travail visait à faire évoluer la législation", a-t-il ajouté en souhaitant "revenir à des rapports normaux avec les producteurs et pouvoir discuter avec eux pour faire évoluer les pratiques".

    En novembre 2008, le MDRGF avait publié les résultats d’une enquête menée dans cinq pays européens avec quatre autres ONG, révélant la présence de résidus de pesticides, dont certains interdits dans l’UE, dans la quasi totalité des raisins de table prélevés dans ces pays.

    Les producteurs de raisins l’avaient alors attaqué en considérant la présentation faite comme "malhonnête".

    AFP / 10 février 2010

    http://www.mdrgf.org/pdf/CP100210_p...

  • Mystique du vin et pesticides systémiques

    Le 8 janvier 2010, par JLuc (Passerelle Eco)

    Lettre d’information du MDRGF


    Revue de presse suite au procès MDRGF / FNPRT

    Devant le tribunal de Paris, les producteurs de raisin réclament 500
    000 euros à une association écologiste

    http://www.lemonde.fr

    LE MONDE 07.01.10

    Une association écologiste, le Mouvement pour les droits et le
    respect des générations futures (MDRGF), assignée devant le tribunal
    de Paris pour dénigrement par une organisation professionnelle, la
    Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT) :
    l’affaire, déjà médiatisée à l’époque des faits, a été examinée,
    mercredi 6 janvier.

    L’hostilité entre l’association présidée par François Veillerette et
    les agriculteurs conventionnels est déjà ancienne, mais c’est la
    première fois qu’elle se manifeste devant la justice.

    En novembre 2008, le MDRGF, qui est la principale association
    spécialisée sur l’utilisation des pesticides dans l’agriculture en
    France, publiait sur son site Internet les résultats d’analyses
    effectuées par un laboratoire allemand sur du raisin acheté en
    grande surface, en France. L’enquête, effectuée dans cinq pays
    européens par cinq associations, concluait à des résidus de
    pesticides sur 99,2 % des raisins testés.

    En février 2009, la FNPRT attaquait l’association, lui demandant
    notamment des dommages et intérêts de 500 000 euros - soit cinq fois
    le budget annuel du MDRGF - au motif d’une baisse des ventes de
    raisins.

    "Propagande"

    "On ne peut pas véhiculer sur le Net tout et n’importe quoi, et
    surtout interprété n’importe comment !", s’est insurgé d’entrée Me
    Patrick Gontard, défenseur de la FNPRT. Brandissant un tract
    distribué à l’entrée du tribunal, il affirmait que la présence dans
    la salle d’audience de militants du MDRGF prouvait bien qu’il s’agit
    d’une "association qui a une énorme capacité de mobilisation" pour
    faire de la "propagande".

    L’avocat a accusé le site de l’association de ne pas avoir montré
    clairement que les résidus de pesticides étaient inférieurs, pour
    les raisins français, aux normes nationales et européennes.
    "L’agriculture traditionnelle a toujours utilisé les pesticides,
    a-t-il poursuivi. La question n’est pas de savoir s’il y a des
    résidus de pesticides, mais si ces résidus dépassent les normes."

    Quelques minutes plus tard, l’avocate du MDRGF, Corinne Lepage, lui
    répondait : "Mais le problème ce n’est pas ça : le problème c’est
    que ça se sache !" L’ancienne ministre de l’environnement, favorable
    à un statut pour les "lanceurs d’alerte", n’a pas accepté par hasard
    de défendre le MDRGF. Selon elle, ce procès relève de
    "l’intimidation à l’égard des associations qui disent des choses et,
    derrière, à l’égard de la presse qui les reprend".

    Pour Me Alexandre Faro, qui défendait également le MDRGF, l’étude,
    publiée fin novembre 2009, ne peut pas être la cause réelle de la
    baisse des ventes de raisin, qui s’effectuent majoritairement d’août
    à octobre. Les avocats de l’association ont réclamé 5 000 euros de
    dommages et intérêts pour procédure abusive.

    La décision du tribunal a été mise en délibéré au 10 février.

    Agathe Chaigne
    Article paru dans l’édition du 08.01.10


    Les producteurs de raisins ne lâchent pas la grappe aux écolos

    http://www.liberation.fr

    Par ELIANE PATRIARCA, Liberation, 07 01 2010

    Pour les uns, il y a « dénigrement », pour les autres « information
    dans l’intérêt public ». Hier, le Mouvement pour le droit et le
    respect des générations futures (MDRGF), une association en faveur
    d’une agriculture sans pesticides, était assigné devant le tribunal
    de grande instance de Paris par la Fédération des producteurs de
    raisins de table qui regroupe 3 000 petits exploitants.

    Au cœur du litige : la publication par le MDRGF, en novembre 2008,
    d’une enquête menée dans cinq pays européens avec quatre autres ONG
    révélant la présence de résidus de pesticides, dont certains
    interdits par Bruxelles, dans la quasi-totalité des raisins de table
    analysés. Pour le défenseur des producteurs de raisins de table, le
    président du MDRGF, François Veillerette, qualifié d’« ayatollah de
    l’écologie » , s’est livré à un « commentaire tendancieux » de l’étude.
    En disant que « 99% des raisins analysés contiennent des résidus de
    pesticides, le MDRGF jette l’anathème sur tout » et omet de préciser
    qu’« il n’y avait aucun pesticide interdit dans les raisins français
    et que ceux-ci ne dépassaient pas les limites maximales de résidus
    autorisées par la législation européenne, contrairement aux raisins
    italiens et grecs ! »

    Cette présentation dénigrante aurait porté préjudice aux producteurs
    de raisin en provoquant une chute des ventes.L’avocat réclame 500
    000 euros de dommages et intérêts, soit cinq fois le budget annuel
    du MDRGF. Pour les défenseurs de l’association, celle-ci n’a fait
    que publier« une étude mettant en lumière des faits avérés » que
    « personne ne conteste ».« On vous demande des condamnations punitives
    parce que les ventes de raisin de table ont chuté ? C’est de la
    malhonnêteté intellectuelle ! affirment-ils. Le raisin produit en
    France a une période de commercialisation qui va d’août à octobre.
    Or l’étude a été publiée par le MDRGF le 24 novembre 2008 et ne peut
    donc être la cause de chute des ventes ! »

    Les avocats du MDRGF réclament 5 000 euros de dommages et intérêts
    pour procédure abusive. Le tribunal rendra sa décision le 10
    février.


    Pesticides : une association dans le collimateur des producteurs de
    raisin

    http://www.afp.com

    (AFP) – 07 01 2010

    PARIS — Les producteurs de raisins se sont plaints mercredi, devant
    le tribunal de Paris, du dénigrement que constitue à leurs yeux une
    étude sur les résidus de pesticides dans les raisins, publiée en
    novembre 2008 par le MDRGF, une association écologiste.

    Dans cette action menée au civil, la Fédération nationale des
    producteurs de raisins de table (FNRPT) réclame un demi-million
    d’euros de dommages et intérêts.

    Les faits remontent au 24 novembre 2008. Le Mouvement pour les
    Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) avait alors
    publié les résultats d’une enquête menée dans cinq pays européens
    avec quatre autres ONG et révélant la présence de résidus de
    pesticides, dont certains interdits dans l’Union européenne, dans la
    quasi totalité des raisins de table prélevés dans ces pays.

    Si, pour les associations de défense de l’environnement, une telle
    situation est inquiétante, les producteurs de raisins, eux, trouvent
    que la présentation qui en est faite par le MDRGF est tout bonnement
    "malhonnête".

    "Cette attaque scandaleuse vise tout simplement à nous faire taire
    car notre travail dérange tous ceux qui voudraient que rien ne
    change dans les pratiques agricoles polluantes actuelles", dénonce
    le MDRGF.

    "C’est la liberté que tout contre-pouvoir a dans ce pays de pouvoir
    réaliser et publier un travail d’information qui est mise en cause",
    poursuit-il, stigmatisant des "poursuites bâillons" menaçant la
    liberté d’expression.

    A l’issue de l’audience, la 17e chambre devait mettre sa décision en
    délibéré à plusieurs semaines.


    Voir aussi :

    - l’article de Rue 89 avec des interviews :
    http://www.rue89.com/planete89/2010...

    - un article sur le site de l’Express :
    http://www.lexpress.fr/actualite/en...

    et bien d’autres ...


    Lettre d’information du MDRGF plus d’infos sur notre site
    www.mdrgf.org http://www.mdrgf.org

  • Mystique du vin et pesticides systémiques

    Le 7 octobre 2009, par Guac30

    Il est aisé de se dissimulé derrière un écran d’ordinateur et de rapporter les théories du MDRGF.
    Venait sur le terrain pour dialoguer avec les acteurs.
    Au lieu de tirer gratuitement à boulets rouges sur des hommes et des femmes qui font certainement plus d’heure que vous et ce pour un salaire moindre.
    Après vous pourrez peut comprendre certaines choses.
    Comme le fait que la viticulture française à l’export représente l’équivalent de la vente de plus de 130 AIRBUS.

    • Mystique du vin et pesticides systémiques

      12 février 2010, par JLuc (Passerelle Eco)

      Le dommage pour le PIB est encore plus grave si on prend en compte le traitement des cancers et des autres maladies engendrées par les pesticides, car leur traitement par la l’industrie médicale, pharmaceutique et radiothérapeutique est une grande pourvoyeuse d’emplois. Sans parler du secteur des soins palliatifs, et du secteur de la recherche médicale...

      Si on arrêtait les pesticides, vous rendez vous compte qu’on mettrait au chômage les honnêtes travailleurs de pans entiers de l’industrie médicale ?


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