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Le réseau fluvial, les taxis maritimes et la péniche
Le bateau, alternative à la route et au rail

le 13 décembre 2007

Le bateau, alternative à la route et au rail

"Développer le service public de transport par voie d’eau constitue un mode de réponse crédible et de court terme aux besoins de déplacement".

C’est de ce constat que sont partis les acteurs de Citoyens13 pour réfléchir à une autre politique de transport à Marseille.

Ne négligeons pas de le rappeler : le mieux serait de reconsidérer l’aménagement du territoire et de la vie dans son entièreté, afin de pouvoir consommer local, travailler local et se divertir local, et ainsi de réduire à une portion congrue les besoins de transports. En attendant, ce qui est valable pour Marseille l’est aussi pour une bonne partie de la France : la réouverture d’un large réseau de voies fluviales serait d’une belle utilité en alternative au rail (un moindre mal) ou au "tout camion".

C’est aussi ce qu’on compris les "marchés flottants", cette péniche qui depuis plusieurs années remonte l’automne venu, du sud vers le nord et Paris, chargée de produits paysans et de victuailles délicieuses.

De la campagne à la ville en passant par l’eau

Un reportage de l’Oeil Electrique présente les Marchés Flottants [1] :

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L’objectif des "Marchés flottants" est triple : créer un lien direct campagne-ville en rétablissant le tissu social, défendre la survie de la batellerie artisanale et développer la voie fluviale. Et tant qu’à promouvoir le transport fluvial, autant joindre l’utile à l’agréable. A travers les victuailles transportées, c’est tout un art de vivre qu’ils défendent, "des valeurs à contre-courant de l’individualisme et de ce monde qui marche sur la tête", aime à répéter André.

Un appel à la coopérative, au mieux-vivre, pour "résister à la dégradation générale de l’environnement, des mœurs alimentaires et des rapports humains". D’où la volonté de préserver un système où tout repose sur le bouche à oreille. "Pour nous, il y a le plaisir du voyage et de la rencontre au fil de l’eau", note Suno.

Il s’agit d’éveiller l’intérêt de particuliers prêts à s’organiser sur une base d’aide mutuelle. En trente ans de vie parisienne, Suno a développé un réseau sur lequel ils se sont appuyés pour monter leur projet. "L’idée, c’est d’établir des cercles de voisinage, d’amitié. Les gens qui viennent ici comme ils iraient aux Galeries Lafayette ne nous intéressent pas. La marchandise est commandée depuis la capitale grâce à des groupements de consommateurs, pour la plupart des habitués, qui viennent acheter en demi-gros." Pour être rentable, l’entreprise suppose de réunir un public assez important afin de grouper commandes et livraisons, "sans jamais entrer dans la relation commerciale d’achat et de revente." Pied de nez à l’économie mercantile, il s’agit de mettre le plus directement possible en relation consommateurs, producteurs et transporteurs. "On transporte, on répond aux commandes. Nous ne sommes en aucun cas des revendeurs, d’où la difficulté, certains nous prenant pour des commerçants." A terme, l’objectif serait de jalonner le parcours d’étapes. "On a besoin de têtes de pont pour mailler un large réseau de distribution, explique André. Paris assure la survie de l’histoire. Maintenant, il s’agit de semer sur la route."

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Le réseau fluvial

Citoyens13 tenait récemment un colloque sur le transport par voie d’eau à Marseille. Bernard Chaouat, rappelle quelques données sur le transport fluvial.

Fort de ses 8 501 kilomètres, le réseau fluvial français est le plus long réseau de voies navigables d’Europe. Pendant longtemps il a joué un rôle économique et social important : au Moyen Age, 85 % des marchandises étaient acheminées par voies d’eau. Mais le XXe siècle allait porter au transport fluvial un coup que beaucoup considérèrent comme fatal. Jugée obsolète face à la concurrence du chemin de fer et de la route, la navigation fluviale a peu à peu décliné ne représentant que quelques % du transport marchandises et passagers.

Rejeté dans le passé, le transport fluvial pourrait bien se révéler à l’examen beaucoup plus porteur d’avenir qu’on ne l’avait imaginé. Silencieux, fiable, ayant une forte contenance, peu consommateur d’énergie et peu polluant, il a aussi bien sur le plan économique qu’écologique, et dans la problématique nouvelle de développement durable, bien des atouts. La France, qui a pris conscience tardivement de cette nouvelle donne, a du retard à rattraper par rapport à certains de ses voisins.

La grande majorité du réseau fluvial français est constituée de trois fleuves (et de leurs affluents) : la Seine, le Rhône et la Loire. Second fleuve français par sa longueur après la Loire qui la dépasse de 244 Kms, la Seine a un réseau fluvial important : le bassin de la Seine, qui comprend la Seine et ses affluents (l’Oise, la Marne et l’Yonne) est constitué de 1 367 de voies navigables, soit 17 % du réseau national. Cas unique en France, la Seine est gérée sur 130 Kms par la mairie de Paris, le reste du réseau fluvial étant administré, comme la grande majorité du réseau des voies navigables de France (près de 80 %) par un établissement public, Voies navigables de France (VNF).

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Un intérêt écologique certain

Bernard Chaouat conclue :

L’intérêt écologique de la voie d’eau n’est plus à démontrer. Elle génère moins de gaz à effet de serre et de nuisances sonores et consomme 5 fois moins d’énergie que la route et 2 fois moins que le rail. Le fait qu’on peut utiliser un seul convoi fluvial pour acheminer 1 000 tonnes de marchandises, là où il faudrait 50 camions ou 25 wagons de chemin de fer prouve à l’envi l’économie réalisée en matière de dégagement de CO2 ou d’énergie. La faiblesse d’utilisation des voies navigables qui représente moins de 1 % du trafic et seulement 11 % du transport de marchandises, contre respectivement 96 % et 73 % pour la route, est donc largement à reconsidérer.

- Association "les Marchés Flottants" : c/o F. Lecoq, 16bis rue Jacquier 75014 paris - tel : 06 03 69 51 39

- Sur une autre politique de transport à Marseille

- Aquarelle : www.bargeandbreakfast.com


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