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Les biocarburants industriels sont coûteux et non écologiques.
Flexfuel vs huile végétale brute : La controverse des bilans des agrocarburants est enfin reconnue

le 15 mai 2007

Flexfuel vs huile végétale brute : La controverse des bilans des agrocarburants est enfin reconnue

Vers une révision des bilans sociaux, écologiques et énergétiques des différents biocarburants

Les biocarburants, c’est bien sans réserve quand c’est l’agriculteur qui fait son champ de tournesol, sans l’irriguer ni le charger de pesticides, et qu’ensuite il fait son huile et l’utilise avec ses voisins, comme carburant pour la voiture, le tracteur et éventuellement la chaudière.

Mais quand c’est l’industrie pétrolière qui produit, fabrique et distribue, le bilan n’est plus le même : pour Total et consorts, il s’agit avant tout de faire complexe et sophistiqué, de manière à garder le monopole de la fabrication et des bénéfices. Et on obtient le flexfuel. Un concept sur mesure pour faire mousser quelques politiciens et maintenir ouverte le robinet des pipelines. Malheureusement le bilan énergétique des transformations nécessaires pour faire du flexfuel industriel est incomparablement moins bon que pour produire localement de l’huile de tournesol, qui rappelons le, fonctionne très bien en mélange à 30% dans tous la plupart des moteurs diesel.

consulter aussi :
- le carburant tournesol
- avec Valenergol, on roule au tournesol

Le gouvernement français a décidé de privilégier le développement des biocarburants, comme un des moyens pour atteindre les objectifs assignés dans le cadre du Protocole de Kyoto et a donc dressé un objectif de 10% de biocarburants dans les carburants utilisés en France à l’horizon 2015.


Le « pic pétrolier » pourrait donc apparaitre comme une chance de développement durable. L’énergie verte est donc appelée à se développer à certaines conditions toutefois :

- Elle ne remplacera jamais à elle seule le pétrole (les terres agricoles n’y suffiraient pas d’autant plus qu’elles sont « réquisitionnées » pour d’autres finalités : infrastructures routières, urbanisme, matériaux de construction) ;

- Il ne faut pas qu’il y ait concurrence du sol à fin alimentaire et à fin énergétique ;

- La diminution de la ressource énergétique devrait nous obliger à inventer d’autres rapports à l’énergie (relocalisation de l’économie) ;

- La production d’énergie verte devra viser le meilleur bilan énergétique et environnemental possible ;

- Il faudra veiller à ce que la valeur ajoutée ne soit pas captée par les industriels et le lobby agricole.

- Le développement de l’énergie verte devrait permettre d’atteindre a minima l’autosuffisance en énergie de traction de l’exploitation dans un objectif de souveraineté alimentaire.

- Enfin, le développement des cultures énergétiques doit s’inscrire dans un souci de diversification (pas de monocultures) et de complémentarité de fermes spécialisées (productions animales et végétales) dans l’ensemble du territoire.


Malheureusement les biocarburants industriels promus par le gouvernement (éthanol, ester d’huile), sont loin d’être la panacée.

- Ils présentent des bilans énergétiques insuffisants, du fait des procédés de fabrication et du transport ;

- Ils sont très gourmant en subventions : 13,20€ par quintal de blé, 40€ par tonne de betterave transformé en éthanol, et 15,30€ par quintal de colza transformé en ester (sans compter les primes PAC).

- Ils concentrent la production sur les grands bassins céréaliers ;

- Ils risquent de privilégier un approvisionnement issu de pays du sud du fait que les usines sont construites à proximité des ports. Dans ces pays, des plantations de maïs, de palmier à huile, de canne à sucre et de soja se développent au détriment des cultures vivrières et des populations rurales (Amérique du Sud, Malaisie, Indonésie, …) ;

- Ils sont soumis aux pétroliers quant au mélange avec les carburants classiques et la distribution.


La Confédération Paysanne juge nécessaire de mettre en œuvre les mesures suivantes :

- Le développement des filières courtes locales qui permet de maintenir la valeur ajoutée au niveau local (chez le paysan, ou dans un cadre collectif local) :
Nous souhaitons appuyer le développement de la filière Huile Végétale Pure (HVP), présentant un bilan énergétique bien meilleur que les biocarburants industriels (5 à 7 pour l’HVP issue de colza et de tournesol respectivement, 0,9 pour l’essence et le diesel et entre 1 et 3 pour les biocarburants classiques), et dont les tourteaux (plus gras et non traités chimiquement) ont une meilleure qualité pour l’alimentation animale

- L’exigence de moyens renforcés pour la Recherche et Développement et l’acquisition de références pour ces filières courtes.
Il faudrait ainsi arriver à définir un cahier des charges de l’HVP, afin d’obtenir un produit « normé » notamment pour obtenir une garantie des motoristes, condition nécessaire à l’adaptation des véhicules (kit bicarburation) et au développement de son utilisation en agriculture et éventuellement pour les services collectifs (, transports en commun, etc.)
L’INRA travaille sur la production d’éthanol à partir de plantes et résidus lignocellulosiques (bois, branchage, paille) permettant d’augmenter l’assiette de production de biomasse (les zones de grandes cultures, mais aussi les zones plus difficiles, semi-montagnes et forêts – souvent sous exploitées) sans utilisation excessive d’intrants (plantes pérennes) ;

- La légalisation et défiscalisation nécessaires au démarrage de ces filières.
La directive européenne 2003/30 reconnait l’HVP comme carburant, mais n’a pas été retranscrite en droit français. Il faut donc l’exiger.


Un cabinet renommé, dont les experts fréquentent les mêmes tours vitrées des quartiers d’affaire que les gens des compagnies pétrolières, a comparés les bilans des différentes filières.

L’étude, faisant état d’hypothèse outrageusements favorables aux solutions industrielles, n’a pas désavoué les amis empétrolés. Il semble toutefois que la vérité parvienne à se frayer un passage dans le brouillard des annonces médiatiques gouvernementales, des pratiques de la douane française opposées aux solutions écologiques à la portée de tous, des textes de loi européennes favorables aux biocarburants, et des intérêts économiques particuliers.

La Confédération paysanne, qui depuis plus d’un an dénonce la « fausse-bonne solution » que représentent les agrocarburants des filières industrielles, se félicite de la décision de l’ADEME de rouvrir le débat sur leurs bilans énergétique et gaz à effet de serre (cf. Agra Presse du 30 avril). La polémique fait rage en effet, tant aux USA, qu’en Grande Bretagne et en France sur l’intérêt de ces filières très coûteuses pour les finances publiques, sans qu’il soit avéré qu’elles permettent d’économiser de manière significative des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), responsables du changement climatique, et du carbone fossile.

En France, c’est précisément l’étude Price Waterhouse Coopers ADEME-DIREM 2002 qui alimente cette polémique, tant elle est outrageusement orientée, par les conventions de calcul retenues, en faveur des agrocarburants industriels.

Un appel d’offre sera donc lancé pour désigner un bureau d’étude chargé d’établir quelle méthode de calcul reflète le mieux l’impact de ces nouvelles filières de production d’énergie sur les émissions de GES, et la consommation de carbone fossile. Cette nouvelle étude englobera aussi l’huile végétale pure en circuit court, seul agrocarburant de première génération à s’inscrire dans le cadre d’une autonomie énergétique au niveau de l’exploitation.

La Confédération paysanne sera particulièrement attentive à ce que le bureau d’étude retenu présente toutes les garanties d’indépendance par rapport au lobby des "bio"carburants, celui-ci ayant été fortement influent dans le comité de pilotage de l’étude ADEME-DIREM 2002. Elle demande aussi à ce que les associations qui réfléchissent à ces questions soient représentées dans les groupes de travail encadrant cet appel d’offre, de même que les associations de consommateurs qui financent la plus grande partie du surcoût de ces filières.

Contacts :

- Patrick Sadones, responsable du dossier « Agrocarburants » de la Confédération Paysanne : 02 35 37 35 08

- Jean-Jacques Bailly, secrétaire national de la Confédération paysanne : 06 80 13 44 41

Consulter aussi sur ce site :
- le carburant tournesol
- avec Valenergol, on roule au tournesol

Sur le web :
- Confédération Paysanne (agro-carburants : une fausse bonne solution)
- La Confédération paysanne interpelle le gouvernement sur ses choix en matière de développement des agro-carburants


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